Un effectif trop faible
A vrai dire, on peut combiner cette remarque à la suivante : l’effectif olympien ne semble pas autant étoffé que l’on souhaite nous le faire croire. Ainsi, alors que l’OM devait pallier aux absences conjugués de Rodriguez et Beye en défense, Emon pensait avoir trouvé la solution en plaçant Cesar dans l’axe de la défense au côté de Civelli et en décalant Zubar sur le couloir droit. Oui mais voilà, 45 minutes plus tard, le coach olympien changeait d’avis… Il faut dire que la première période n’avait pas dû le conforter dans son choix puisque c’est Lorik Cana qui avait réussi à rattraper plusieurs errements défensifs. Finalement, c’est donc logiquement qu’il replaçait l’Albanais en charnière centrale et faisait entrer Olembe… La conclusion implacable est donc simple : Cesar ne sert plus à rien dans l’effectif tout comme Cantareil d’ailleurs qui n’est jamais titulaire, même quand il y a plusieurs absences…
Les excuses qu’on attendait…
Evidemment, on se doutait bien que de nouvelles excuses allaient fuser. Les absents ont pourtant toujours tort, mais à l’OM, c’est un peu l’inverse. Systématiquement quand il manque un joueur, c’est évidemment LE joueur qui a fait vraiment défaut. Alors pensez un peu, quand il en manque trois ! Il est vrai que Ribéry, Rodriguez et Beye, ça fait beaucoup… Mais un club comme l’OM doit pouvoir faire face à ses péripéties qui touchent toutes les équipes dans un championnat.
Après les absences, c’est la fatigue que l’on entendait ici et là être mise en avant. Evidemment, on va finir par croire qu’il ne faudrait compter dans son effectif aucun international pour être tranquille. Mais allait demander aux Lorientais s’il n’aimerait pas posséder un Nasri ou un Niang dans leur effectif !
Faut-il encore espérer ?
Les excuses de circonstances mises de côté, il faut aujourd’hui se rendre à l’évidence. L’OM a de nombreuses carences cette saison encore. La première est la faiblesse du banc puisque l’on constate que trop d’absences nuisent considérablement et empêchent l’OM d’aligner des performances. La deuxième est l’envie, ou plutôt la non envie… Les Marseillais sont en effet incapables d’aligner plusieurs résultats positifs. Comme un enfant joue avec un yo-yo, on voit semaine après semaine notre OM tout en haut (avec de grosses performances) puis tout en bas (avec de piètres résultats). C’est l’envie qui fait considérablement défaut. Le jour ou les joueurs auront compris qu’ils doivent entamer un match contre Lorient avec la même envie que quand ils se déplacent à Lyon, ils auront fait un grand pas en avant.
Maintenant, si tout n’est pas fini mathématiquement, on a envie de se ranger raisonnablement à l’avis de Pape Diouf : la Ligue des Champions, cela semble effectivement bien cuit. De toute façon, il manque une vingtaine de points à l’OM et comme il reste huit rencontres, les comptes sont simples : il faut six victoires et deux nuls ce qui semblent impossible pour cette équipe où l’inconstance est le maître mot.
Ils ont trop raison lephoceen.fr 