fernandez
L’OM a connu deux mois fastes, puis la machine s’est enrayée. Qu’est-ce qui a provoqué cette baisse de régime ?
Il y a un ensemble de raisons dont je cerne mal la chronologie. L’équipe a été capable de prendre un maximum de points à l’extérieur. Sur la partie de championnat durant laquelle j’étais entraîneur, nous sommes l’équipe qui, je crois, a pris le plus de points à l’extérieur. C’est une donnée importante à retenir. Mais en même temps, nous ne prenions que très peu de points à domicile. On a perdu nos objectifs sur les matchs à la maison. Nous avons souffert lorsque nous avions un rapport de possession de balle favorable car l’équipe était mal équilibrée, notamment dans les phases offensives. Nous n’avions pas les qualités techniques pour manœuvrer, pour être efficace, mais à l’extérieur, nous avions les armes pour jouer rapidement les contres.
C’est une question d’équilibre et de style de joueurs que nous avions sur le terrain. Il nous a manqué du réalisme, un attaquant chasseur de but et un passeur. Nous n’avions pas de passeur attitré. Ce sont des éléments que l’on doit absolument avoir surtout lorsque l’on joue à domicile. En ayant un passeur, nous aurions eu d’autres possibilités sur les coups francs. L’utilisation des coups de pieds arrêtés n’a pas été très efficace cette année. C’est donc un problème d’équilibre et de style de joueur. L’année prochaine, il faudra pallier ces défauts et renforcer l’équipe dans ces secteurs.
Alléluya la première fois que Troussier réfléchis dans sa vie