Faf Larage: "Il faut envoyer le PSG en Ligue 2 !" Version imprimable
Ecrit par Emery TAISNE
15-01-2007
ImageD´habitude, il n’a "pas le temps faut y aller", mais Faf Larage a fait le plaisir de répondre à nos questions. Après le succès du générique français de la série Prison Break et avant son album le 12 février prochain, le rappeur marseillais, bien évidemment supporter de l’OM, a confié à Foot-Interview sa vision du football actuel.
Faf, comme tout Marseillais qui se respecte, es-tu un inconditionnel de l’OM ?J e dois reconnaître que je ne connais pas les noms de tous les joueurs, mais forcément, l’OM, c’est un club que j’ai dans la peau. Ça m’arrive même de temps en temps d’aller les voir jouer, même si là, ça commence à dater un petit peu. En tout cas, le Vélodrome, c’est vraiment LE stade qui me fait vibrer. C’est une enceinte mythique où l’on retrouve les meilleurs supporters de France. Dedans, il y a de tout. Des Noirs, des Blancs des Arabes…C’est vraiment génial de pouvoir voir un tel mélange de cultures. Tout le monde est rassemblé dans la seule optique de voir gagner son équipe.
As-tu d’autres points de comparaison ?J e suis allé une fois au Parc des Princes. En toute objectivité, c’était beaucoup moins bien. En plus, quand j’y étais, c’était le PSG qui jouait, donc forcément… De toute façon, je le vois bien quand je vais à l’étranger. Si je trouve un maillot d’un club français dans une boutique, ce n’est sûrement pas celui du PSG… mais bien celui de l’OM. Marseille a une popularité à l’échelle mondiale.
Justement, que penses-tu de la rivalité PSG-OM ? Je trouve ça marrant. Encore aujourd’hui, c’est toujours « la guerre », au sens figuré du terme bien entendu. Personne ne se fait de cadeaux. Personnellement, je suis pour qu’on envoie le PSG en Ligue 2, histoire de mettre un terme à cette rivalité une fois pour toute. De toute façon, ça ne sert vraiment à rien de faire mousser un club qui ne vaut rien du tout ! (Rires).
Ça serait dommage quand même ! Un petit PSG-OM, c’est toujours sympa à voir…C’est sûr que c’est un beau choc ! Maintenant, quand c’est nous qui sommes descendus en Ligue 2 après l’affaire OM-VA, personne n’a rien dit. Au contraire, côté parisien, ça jubilait…
As-tu suivi le parcours de l’OM cette saison ? Un petit peu… On était plutôt bien parti ! Dommage qu’on ait un peu baissé le pied par la suite. Maintenant, pour moi, il y a quand même quelque chose d’inexplicable ! A un moment donné, j’ai eu l’impression qu’on enchaînait les défaites. Et malgré ça, on est toujours dans le haut du classement, largement devant le PSG ! C’est vraiment incroyable ! Ça promet une belle deuxième partie de saison avec en plus l’association Cissé-Ribéry qui risque de tout déchirer. Ma seule crainte, c’est que Djibril fasse une rechute. En général, on sait que c’est difficile pour un joueur de revenir à son meilleur niveau après une blessure d’une telle gravité. J’espère que sa jambe tiendra bon.
En revanche, ça paraît difficile d’aller chercher l’Olympique Lyonnais…Pfff… C’est même impossible. Aujourd’hui, Lyon, ce n’est pas l’équipe à battre, c’est l’équipe à abattre ! Ils sont vraiment un ou deux tons au dessus de tout le monde. Quand j’ai maté le match OM-Lyon à la télé, j’avais l’impression qu’en face, c’était un jeu vidéo. J’étais grave énervé. J’avais qu’une envie, c’était d’éteindre mon poste de télé… Les Malouda, Juninho et compagnie, ils arrivaient à faire tout ce qu’ils voulaient. C’était tout bonnement hallucinant !
Qu’est ce qu’il faudrait selon toi pour que l’OM puisse à nouveau retrouver les sommets ? Aujourd’hui, je place tous mes espoirs dans la reprise du club. Il faut qu’on ait enfin un président qui ait les couilles de faire une bonne équipe ! Jusque là, RLD a mis beaucoup d’argent, il faut le reconnaître. Mais il l’a très mal investi. Aujourd’hui, quand je le vois, il me fait pitié. Il est beaucoup trop mou pour diriger un club comme Marseille. Ici, on a besoin d’une personne qui sache se montrer ferme de temps en temps.
Il faudrait également trouver un autre gardien ! Non ! (Rires). C’est vrai que Carrasso a fait quelques bévues cette saison, mais c’est normal. Il est encore jeune. En plus, ça ne doit vraiment pas être évident pour lui de passer derrière quelqu’un comme Fabien Barthez. Il sait que tout le monde va vouloir faire la comparaison. Y a vraiment beaucoup de pression sur ses épaules. Ce n’est pas facile à gérer.
Lorsqu’on évoque Marseille, comme en ce moment, quel est le premier souvenir qui te revient ?D éjà, les visages de joueurs comme Waddle ou Boli qui ont vraiment marqué la ville. Je me rappelle qu’à un moment donné, ils avaient tous la "coupe à la Waddle" ! (Rires). Quand j’étais petit, j’étais également fan de Marius Trésor. Lui aussi, c’est une figure du football marseillais. Et puis, mine de rien, en France, il a quand même été l’un des premiers footballeurs noirs à jouer au plus haut niveau.
Dans tes souvenirs, il y a également un soir de mai 1993 ?B ien sûr ! Notre victoire en Ligue des Champions face à Milan ! En plus, ce soir là, je crois que je m’en rappellerai toute a vie. J’avais des amis qui étaient sur le vieux Port et qui m’ont appelé pour faire la fête. Le seul souci, c’est que lorsque je suis parti de chez moi, j’ai laissé les clés à l’intérieur. Je peux te dire qu’à l’arrivée, j’ai vécu une soirée galère !
Ça t’arrive de taper un peu dans le ballon ?D e temps en temps, mais en général, au bout de dix minutes, je commence à baisser de rythme. Comme on ne compte pas les hors-jeu, je traîne à côté des cages en attendant la balle… (Rires). Le vrai sportif dans la famille, c’est plutôt mon frère Shurik’n. Lui, même à 40 ans, il ne s’arrête jamais de courir. A tout moment, il peut à lui seul faire la différence. En général, les mecs en face, quand ils le voient jouer, ils hallucinent !
A quand une chanson sur le foot ?J ’en ai déjà écrite une ! C’était sur le CD "OM All Star". C’était un album qu’on a fait avec beaucoup de rappeurs. Il y avait que des textes sur le football et sur l’OM. Sur mon morceau, j’avais même fait chanter Habib Bamogo ! C’était vraiment très sympa. Peut-être qu’à l’avenir, ça se refera. De toute façon, quand j’écris, je ne me pose pas la question de savoir si je dois parler de tel ou tel sujet. Ça vient tout seul. En tout cas, si ça doit arriver, j’ai déjà mon DJ. Il s’appelle Djibril Cissé ! (Rires).
ben on est pas les seuls à penser le départ de rld
le pauvre il doit se sentir seul 