L’OM a trouvé son hymne
18/09/06 - Supporters
Depuis le mois d’août, les Olympiens entonnent à chaque victoire un air court et entraînant des Whites Stripes. Les supporters leur ont emboîté le pas. Petite explication sur ce phénomène mélodique.
Durant la coupe du monde 1998, les joueurs de l’équipe de France avait pris pour chanson fétiche le célèbre titre «I will survive» de Gloria Gaynor. Après leur titre de champion du monde, la France entière a repris cet air entraînant qui a même dépassé les frontières du football puisque qu’en rugby le Stade Français en a fait son hymne officiel.
A chaque fin de match couronné de succès, les Olympiens entament des chants classiques de victoire (hip hip houra, atchink atchink atchink aie aie aie…) ou des chansons que les supporters ont l’habitude d’entonner (qui saute pas n’est pas marseillais…). Après le succès des joueurs marseillais à Auxerre (3-0), une fois le répertoire des chants traditionnels terminé, Franck Ribéry a entonné l’intro de «Seven nation army» des Whites Stripes. «C’est venu naturellement» affirme Habib Beye. «Dans l’ambiance de la victoire et dans la joie, c’est sorti tout seul», rajoute Mamadou Niang.
L’air a tout de suite été adopté par ses coéquipiers. Quelques jours plus tard, l’OM se qualifie pour la coupe Uefa en éliminant les Young Boys de Berne. Dans le vestiaire olympien la chanson retentit à nouveau et devient rapidement l’hymne de l’OM 2006/07. «Comme cela nous porte chance, on a décidé de le garder» poursuit l’attaquant marseillais.
OMtv a suivi la mouvance et la chanson des White Stripes est devenu l´inroduction du générique de «Droit au Cœur», l’émission d’OMtv qui vit au seim même du groupe marseillais. «Cet air a été repris par la chaîne du club, c’est bien, ils ont imprimé le rythme et participent à l’élan collectif».
Cette chanson synonyme de succès a aussi été reprise dans les virages. Ainsi contre Bordeaux, les supporters ont entonné cet air. Après le coup de sifflet final, les Olympiens se sont regroupés dans le rond central (notre photo), les joueurs sautaient et le public chantait la mélodie du groupe anglais.
Ce phénomène a même contaminé les autres stades puisque contre Le Mans, les supporters sedanais l’ont chanté. «J’ai entendu que notre chanson a été reprise dans d’autres stades en Ligue 1, ce qui prouve que les gens apprécient ce que nous faisons», conclu Mamadou Niang.