Un stade couvert de 80 000 places, véritable centre de vie, financé par des partenaires privés? Le défi a pris forme», annonce La Provence mercredi.
Le quotidien marseillais, photos à l?appui, analyse ainsi la maquette réalisée par le jeune architecte Christophe Gulizzi : «Le projet (porté par Robert Villani, adjoint au maire délégué aux sports) prévoit le maintien de la structure actuelle, renforcée par une nouvelle construction à chacun des quatre angles, avec la capacité de supporter la couverture du stade ainsi que le gain de 20 000 places supplémentaires et 3 000 m2 de loges pour porter la capacité totale à 80 000 places, comme au stade France.
Il est également prévu le réaménagement de la tribune Jean Bouin, la création de salons, d?un restaurant, d?un amphithéâtre de 250 places, de commerces et de bureaux sur 43 500 m2. Le tout pour un coût total qui avoisinerait les 140 millions d?euros (à titre de comparaison, la rénovation du Vélodrome en 1998 avait coûté 55 millions d?euros, plus 32 millions d?euros pour les abords)».
Interrogé par La Provence, Renaud Muselier (premier adjoint au maire de Marseille) rappelle d?ailleurs quatre principes de base : «1. le stade restera municipal, quoi qu?il arrive. 2. la transformation ne devra pas peser sur les impôts des Marseillais. 3. il faudra un partenariat public-privé. 4, rien ne pourra être envisagé au Vélodrome avant octobre 2007 et la fin de la coupe du Monde de rugby».
Toujours cité par le quotidien, Renaud Muselier ajoute : «Aujourd?hui cette maquette est là pour montrer que le projet est réalisable (?) On peut dire que la réflexion est lancée».
Concernant le financement, La Provence fait état d?une possible «concession du public au privé».
Renaud Muselier s?exprime également sur la disparition, sur la maquette, du fronton historique de la tribune Jean-Bouin («Ce n?est qu?un projet. Il peut donc être amendé. Je suis respectueux du passé et le maire aussi»). Le premier adjoint au maire de Marseille déclare aussi «ne pas être favorable» à un hypothétique changement de nom du stade, à l?instar de l?Emirates Stadium ou de l?Allianz Arena, pour cause de financements privés.
La Provence conclut en ces termes : «Très lié lui aussi au stade Vélodrome qu?il considère à juste titre comme un véritable patrimoine, le maire Jean-Claude Gaudin va certainement demeurer attentif au projet».