Thiriez : " On a besoin que l´OM se porte bien" 03/03/2005
Frédéric Thiriez était l´invité de l´Olympique de Marseille jeudi. Il a rencontré la direction, les joueurs, les supporters, visité les nouvelles installations de la Commanderie, avant de déjeuner avec les collectivités et institutions locales. Les impressions du président de la Ligue.
Quelles sont vos impressions après cette visite à Marseille ?
Frédéric Thiriez : " Cela confirme qu´il se passe toujours quelque chose à Marseille : nouveau président, nouveau directeur général, nouvel entraîneur, nouveau siège social, nouvelles installations. Et puis aussi plein de projets pour l´avenir avec l´extension du bâtiment, plus aussi celui pour les jeunes, ainsi bien-sûr que l´agrandissement du Vélodrome au sujet duquel je me suis entretenu avec l´adjoint aux sports de la ville.
La Commanderie est un exemple aujourd´hui en France. Ce lieu est digne du premier club français, celui qui a le palmarès le plus étoilé. Il a un passé glorieux, mais aussi un futur ambitieux. Il était normal que je vienne faire aujourd´hui ce clin d´œil amical".
Vous évoquiez les changements de direction. La Ligue est-elle aujourd´hui rassurée de la stabilité retrouvée par le club ?
F.T. : " L´OM aspire à la stabilité. Je tiens tout de même à souligner le travail accompli par Christophe Bouchet à la Ligue comme ici à Marseille. L´assainissement des comptes du club est à mettre à son actif. Son action se doit d´être saluée.
Le tandem formé aujourd´hui par Pape Diouf et Thierry De La Brosse à la tête de l´OM me semble présenter tous les gages de réussite. Et tout le monde sera très satisfait si cela se déroule ainsi. Les Marseillais peuvent être fiers de ce que fait l´OM".
Avez-vous abordé avec Pape Diouf et Thierry De La Brosse la question de la représentation de l´OM à la Ligue ?
F.T. : " J´ai toujours milité pour que l´OM soit représenté à la LFP. Pensez qu´avant Christophe Bouchet, le club avait été absent pendant 30 ans de la Ligue. Un grand club comme Marseille ne peut pas rester ainsi à l´écart. Donc oui, ce serait une très bonne chose. Cependant, je rappelle qu´il s´agit d´une élection. Vox populi, vox dei".
Est-il juste de dire que le football français a besoin d´un OM fort ?
F.T. : " Oui, nous avons besoin que l´OM se porte bien. Ces résultats actuels sont d´ailleurs une satisfaction. Il est évident que tout le monde souhaite que l´OM atteigne son objectif de se qualifier pour la Ligue des Champions".
Le cas Barthez occupe le premier plan de l´actualité ces dernières semaines...
F.T. : " Mettez vous une seconde à ma place. Il y a des commissions de discipline qui sont indépendantes et souveraines qui vont se prononcer sur ce cas. Si je m´exprimais avant, on m´accuserait à juste titre, d´avoir pris une position et de tenter d´influencer la commission. Je n´ai pas le droit de répondre à votre question. Il faut laisser les choses suivre les règles et les procédures. Tout ce que je peux vous dire c´est que tout le monde aime Barthez".
Vous avez rencontré les groupes de supporters de l´OM ce jeudi matin. Quel était l´objet de cette réunion ?
F.T. : " Je suis venu les écouter. Ils sont été fidèles à la devise de l´OM, droit au but. Il est important de maintenir ce dialogue entre la Ligue et les supporters. Ce sont des acteurs à part entière du spectacle. Sans eux, cela sonne dramatiquement creux".
De nombreux efforts ont été faits à Marseille par le club comme par les groupes de supporters pour améliorer la sécurité au stade Vélodrome. Y avez-vous été sensible ?
F.T. : " Oui, et je ne manque d´ailleurs jamais une occasion de citer ce travail réalisé à Marseille en exemple. J´ai constaté de vrais progrès depuis deux ans et demi. C´est le fruit du travail du club avec Guy Cazadamont et des associations de supporters. C´est un plaisir de se rendre au Stade Vélodrome".