MARSEILLE / SAMIR NASRI
« Vous montrer dimanche que ça va »
18 mars 2005 - à Marseille - Olivier DE LOS BUEIS
A 17 ans, Samir Nasri garde l’insouciance d’un gamin de son âge. Mais sous ce côté « enfant » se cache déjà un mental de vieux briscard. Revenu en forme après sa blessure à un tibia, il veut briller contre Monaco et ramener les trois points de la Principauté.
Samir Nasri, Marseille se présentera à Monaco dimanche avec des absences en attaque. Il faudra bien servir Péguy Luyindula…
Nous ne savons pas comment nous allons évoluer dimanche. Il ne faut pas oublier Barry. On peut également jouer avec un milieu à cinq renforcé avec Bruno ( Cheyrou), Lolo ( Batlles) et moi. Nous allons essayer de jouer le match comme d’habitude et essayer de revenir de la Principauté avec les trois points.
Philippe Troussier a-t-il eu un discours spécial avant ce match important ?
Pas spécialement. Il nous a dit d’aborder les matchs un par un. Ce match est un match clé car si nous le gagnons, nous mettons Monaco à sept points. Cela va être décisif pour la Ligue des Champions, mais il ne nous a pas parlé spécialement. On verra pendant la mise au vert.
Est-ce le bon moment pour affronter Monaco ?
Monaco n’est pas bien en ce moment. Il manque du monde derrière avec les blessures de Rodriguez et Squillaci. Leurs attaquants ne sont pas à leur meilleur niveau. Il faut en profiter pour revenir avec la victoire. D’autant que nous sommes en confiance après notre victoire sur Lens, car on a réussi à battre une très bonne équipe.
« Pas de respect parce que c’est Saviola… »
Avez-vous déjà joué à Louis II ?
Non, je n’y ai jamais joué et je n’ai affronté Monaco qu’une seule fois, c’était au match aller.
Craignez-vous ce déplacement face à une équipe où il reste pas mal d’individualités comme Saviola ou Kallon ?
C’est une bonne équipe avec de très fortes individualités mais nous sommes costauds et on y va pour ramener les trois points.
Affronter un Saviola ne vous fait rien ?
Non, ça ne me pose pas de problème. Je peux jouer contre n’importe qui. Je n’ai jamais d’appréhension. Je suis jeune vous savez. Quand je rentre sur le terrain, j’ai assez d’insouciance pour affronter n’importe qui. S’il faut lui rentrer dedans, il n’y aura pas de respect parce que c’est Saviola…
« La victoire face à Lens nous a fait du bien mentalement »
Vous sentez-vous prêt à jouer un match qui s’annonce accroché, voire dur ?
Bien sûr. Ce n’est pas un problème d’âge. C’est dans mon tempérament de ne rien lâcher. Je peux jouer contre n’importe qui, sans problème.
Marseille a connu un passage à vide avant Lens, vous sentez que c’est revenu ?
La victoire face à Lens nous a fait du bien mentalement. A l’entraînement, nous avons retrouvé ce truc qui faisait notre force avant. A nous d’exploiter cela pour recommencer une série pour pouvoir accrocher la Champion’s League.
Et personnellement, vous vous sentez revenir à votre meilleur niveau ?
J’ai été éloigné pendant deux semaines, puis je suis revenu petit à petit. J’ai eu du mal à perdre l’appréhension concernant mon tibia blessé. J’ai eu du mal à retrouver le rythme, mais là ça va et j’espère vous le montrer contre Monaco.