Quelle est votre analyse de la mauvaise passe lyonnaise ?
"Pour avoir une mauvaise passe, il faut en avoir eu une très bonne. Et souvent on mesure les choses non pas en absolu, mais de manière relative. Il faut donc savoir relativiser. Elle est peu significative par rapport aux enjeux qui sont les nôtres. Les raisons? Elles sont surement multiples. On a gagné beaucoup de matchs avec des choses qui tournaient bien. Nous on le disait que nous ne gagnions pas dans la facilité. Il y avait notamment de la réussite. Et puis depuis le début de l´année, cette spirale s´est inversée, tout en constatant qu´il y a eu des matchs moins maitrisés, plus difficiles. Il y a eu aussi des faits de matchs comme par exemple face à Bordeaux ou Nice. L´analyse s´est un enchaînement de petites choses favorables dans la première partie et qui nous sont actuellement globalement défavorables. Mais il n´y a pas le feu au lac. La seule défaite significative, c´est celle de Marseille qui nous prive d´une qualification dans cette compétition. Celle-ci je la pardonne aux joueurs. Le contexte était particulier. On a craqué sur la fin dans une pression difficile à contenir. Avec le recul, cette élimination est peut être un mal pour un bien au regard du programme à venir. Si on veut atteindre nos objectifs, c´est donc peut-être un signe du destin. Je suis serein. Je sais que les joueurs vont être présents pour la suite de la saison. Nous avons été alertés par ces récents matchs. Samedi contre Lorient, c´est un match très important. Un match à gagner. Personnellement, j´ai confiance. Les joueurs m´apporteront la réponse samedi".
Les qualités du groupe ne sont pas remises en question ?
"Elles sont même plus importantes depuis le mercato puisqu´on a suivi à la lettre les souhaits de Gérard Houllier. On a fait tout ce qu´il fallait pour préparer l´avenir; on avait déjà de bonnes bases. Il faut donc avoir confiance dans le groupe, son mental. Il sait qu´elle est le challenge de la saison avec le championnat, la Coupe de la >Ligue et la Champions League. C´est tellement excitant qu´il ne faut pas que nos adversaires croient que nous allons lâcher quoi que ce soit. Pas question d´abandonner la partie. Je n´ai aucun doute. En revanche, il faut savoir réagir; et le fait d´avoir été taquiné, ce n´est pas si mal."
Un mot sur l´ambiance dans le groupe ?
"Je ne suis pas toujours et heureusement dans le détail de ce qui se passe. J´ai une confiance totale dans Gérard qui a autour de lui des gens très compétents. Il y a une diversité dans ce groupe, synonyme souvent de qualité. Il y a eu des réactions après la défaite à Troyes. Ils n´étaient pas contents. Des réactions au nom de la collectivité. Et c´est plutôt sain. Ces réactions, comme celles du staff, sont certainement les garantis des succès de demain".
Etes-vous néanmoins un peu agacé ?
"Vous connaissez. Cela m´irrite forcément. Mais quand on a les bonnes personnes au bon endroit, il faut faire confiance. Et cette confiance doit se manifester lorsque cela va un peu moins bien. Je suis cependant vigilant. Je discute avec tout le monde. Il faut aussi anticiper pour mettre le groupe dans les meilleures dispositions. Tout est analysé, géré pour permettre la consolidation des acquis et aboutir à une révolte dès samedi".