VERCOUTRE (6,5) : le suppléant de
Coupet a été rarement inquiété. Mais il
se montra rassurant dès qu’il fut sollicité
et fut décisif sur une claquette en
première période (40e).
RÉVEILLÈRE (7) : il a limité son
apport offensif au strict nécessaire,
mais défensivement, il se montra
intraitable à la bagarre.
SQUILLACI (6,5) : forcément, en
comparaison avec Cris, il paraît un peu
moins tranchant. Mais même s’il s’en
sortit souvent à l’arraché, il a gagné
l’immense majorité de ses duels.
CRIS (8) : allez, juste pour chipoter, on
se souviendra que le Brésilien avait
semblé manquer de vivacité en tout
début de match sur uneprovocation de
Niang. Mais sa prestation se transforma
aussitôt après en démonstration :
son autorité dans le jeu aérien fut
exceptionnelle, il se montra à nouveau
incisif dans ses interventions au sol, sa
relance fut parfaite, et il sauva son
équipeà deux reprises (63e et 65e).Une
leçon.
ABIDAL (6) : il a été pris à deux
reprises en première période. Mais
dans l’ensemble, il fut très rarement
mis en difficulté. Comme Réveillère, il
fut discret en attaque, mais dans les
deux cas, cela correspond sans doute à
des consignes.
JUNINHO (8,5) : à force, le capitaine
de l’OL en deviendrait presque écoeurant.
Il a encore inscrit deux buts, le
premier et le troisième, et son coup
franc sur l’ouverture du score est une
nouvelle merveille. C’est son deuxième
de la semaine après celui inscrit
à Kiev (3-0), en Ligue des champions,
et le trentièmede sa carrière lyonnaise.
En dehors de ses coups de pied arrêtés,
son rayonnement offensif ne fut pas
étourdissant, loin de là, mais son activité
défensive fut capitale et le nombre
de ballons qu’il récupéra assez impressionnant,
surtout en première période.
TOULALAN (7) : l’ancien Nantais a
éprouvé quelques difficultés dans son
jeu long en première période. C’est le
seul point négatif à souligner dans sa
soirée. En dehors d’un début de rencontre
un peu compliqué, il remporta
la plupart des duels dans lesquels il se
retrouva, compensa souvent les décalages
effectués par les attaquants marseillais
et apporta ainsi une aide précieuse
à ses coéquipiers. Il a perdu le
ballon sur le but marseillais, mais a
ensuite délivré une passe décisive à
Juninho (78e).
KÄLLSTRÖM (7,5) : par moments,
ses prises de risque l’ont amené à
connaître un tout petit peu de déchet
dans ses transmissions en première
période. Mais le reste dutemps, il bonifia
sa qualité technique par des renversements
de jeu et des passes vers
l’avant somptueux. L’ancien Rennais a
changé d’univers à l’intersaison. Celuici
lui convient vraiment bien, et il
s’offrit même un but en fin de match
(87e).
GOVOU (8) : il aime les grands
matches, il a toujours brillé contre
Marseille, et ce n’est pas la soirée
d’hier qui inversera la tendance,même
si sa fin de rencontre s’avéra moins
déterminante. Avant cela, sa puissance
physique et ses provocations à
répétition avaient fait un mal fou à la
défense de l’OM, ses prises de balle
dans des positions acrobatiques furent
assez étonnantes de précision, il
défendit avec hargne et fut à l’origine
du coup franc transformé par Juninho,
puis l’auteur d’une superbe passe décisive
pour Benzema. Remplacé par
CLERC (81e).
FRED(non noté): sans doute victime
d’un claquage à la cuisse gauche, le
Brésilien a cédé sa place à BENZEMA
(7,5) dès la 27e minute. Auparavant,
l’attaquant lyonnais s’était beaucoup
dépensé pour se rendre disponible,
sans obtenir en retour de positions très
favorables. Comme c’est souvent le
cas lorsqu’on lui en donne l’occasion,
son successeur a étalé sa qualité technique
et son intelligence de jeu. C’est
grâce à un déplacement très judicieux
qu’il inscrivit son quatrième but de la
saison en Ligue 1. Il fut ensuite à l’origine
du doublé de Juninho (78e) sur
une talonnade sublime pour Toulalan,
puis du quatrième but lyonnais (87e),
sur un centre de la droite repoussé par
Carrasso. Un seul regret : il perd un
duel en fin de match face au gardien
marseillais.
MALOUDA (5,5) : face à Beye, il
n’était pas opposé au client le plus
commode de la défense olympienne.
Cela s’est vu. Le Guyanais n’a pas fait
autant de différences que d’habitude,
il est même assez rarement passé balle
au pied, mais il a bien tenu son couloir.
Remplacé par A. DIARRA (76e).