et voila pour vous en exclus je l´ai
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05/05/2005
Foot - C1 : «Le PSV a pris des risques énormes»
Notre consultant, Angel Marcos, relève que le PSV Eindhoven a réalisé une performance exceptionnelle pour placer le Milan AC dos au mur, mercredi en demi-finale retour. «Rarement une équipe italienne aura été aussi malmenée et désemparée» relève-t-il.
« Mercredi à Eindhoven, le Milan AC a frôlé l´élimination et sa qualification ressemble presque à un miracle. A juste titre, car il a été dépassé dans tous les domaines : les duels, l´organisation, la technique, la volonté. Rarement une équipe italienne aura été aussi malmenée et désemparée. Rarement on aura vu une équipe de Serie A afficher aussi peu de conviction. L´impression qui s´est dégagée était celle d´une grande différence de fraîcheur physique entre les deux équipes. C´est possible. Mais c´est une impression récurrente quand une équipe est désorganisée. C´était le cas du Milan AC, qui n´a jamais trouvé la solution pour contrer les positions de Park, dans l´axe, et des deux latéraux Lee et Lucius, qui ont joué très haut et très écarté, tous les deux en même temps. Dans de telles conditions, il devient difficile pour les milieux de répondre à cette question importante : " Qui prend qui au marquage ? ". Pirlo, Gattuso et Cafu n´ont jamais su où se mettre. Milan était très en retard, d´entrée. Vu son souvenir du match aller, la pression qu´il subissait et l´ouverture rapide du score, il y en avait assez pour douter. Une autre équipe aurait pu en prendre six !
Le PSV a fait le nécessaire pour mettre Milan dans cet état. Il a imposé son jeu de passe, mais surtout son état d´esprit et son attitude. C´est tellement agréable de voir ça, et c´est pourquoi le PSV n´a pas de regret à nourrir : il a fait ce qu´il devait faire. Fondamentalement, le PSV est une équipe à qui il est difficile d´arracher le ballon des pieds. Cette fois-ci, il a pris, en plus, des risques énormes, notamment avec ses deux latéraux. Il y a eu plusieurs fois six ou sept joueurs dans les quinze derniers mètres. Plus personne ne joue comme ça et c´est très bien que cela arrive encore.
Loué pour sa défense, Milan a pris trois buts et pouvait aussi bien en prendre six, à cause de sa pagaille au milieu. Ceci s´explique en partie par la disposition de l´équipe milanaise. Shevchenko était seul en pointe, puisque Ambrosini avait été titularisé à la place de Crespo. Cela rendait moins problématique la perte du ballon pour le PSV qui, en imposant son rythme, a su se placer à tous les points de chute. Sur le fond, le PSV n´a pas été plus percutant qu´à l´aller. C´est Milan qui a été moins efficace au milieu. Kaka a fait 85% des efforts pour suivre les joueurs du PSV, car il fallait bien placer quelqu´un près du ballon !
Pour s´en sortir, le Milan AC s´est reposé sur la qualité de ses joueurs, pas la qualité de son organisation. Les Italiens ont pu sortir la tête de l´eau une fois par mi-temps, quelques minutes à chaque fois. Vu son rythme, le PSV savait qu´il risquait d´exploser et qu´il ne devait pas prendre de but durant ces périodes-là. Ça s´est pourtant produit en deuxième période. L´expérience du Milan et le rayonnement du seul talent individuel qui a joué à son niveau, Kaka en l´occurrence, lui ont permis de marquer. Il a réalisé plusieurs exploits pour amener le but d´Ambrosini. Comme au match aller, le club italien peut remercier ses individualités. »