Michel Platini, membre du comité exécutif de l´UEFA, s´est emporté mercredi à Budapest contre le G14, qui, selon l´interessé, «n´a aucune légitimité» et «va là où est l´argent».
«Le G14 n´a aucune légitimité, a déclaré Platini après le comité exécutif de l´UEFA qui s´est tenu mardi et mercredi dans la capitale hongroise. Les clubs ont le droit d´avoir des revendications, mais ils doivent agir à travers les structures déjà existantes, le Forum des clubs de l´UEFA ou les fédérations nationales. Le G14 va là où est l´argent. Les grands clubs veulent toujours plus. Pour eux, le sport est un moyen de faire du "fric". On n´a pas la même philosophie du sport», a poursuivi Platini, qui sera candidat, en 2007, à la présidence de l´UEFA.
«Les joueurs veulent aller en équipe nationale ! C´est leur but, a expliqué Platini. C´est également important pour les clubs car cela donne une plus-value aux joueurs en cas de transfert. S´opposer à la libération des joueurs est aberrant. Que les clubs réclament des assurances en cas de blessures, c´est logique. Mais je suis farouchement contre le principe de l´indemnisation», a-t-il précisé. «En plus, le G14 se tourne vers la FIFA pour réclamer des indemnisations. Mais ce n´est pas la FIFA qui sélectionne les joueurs ! Les clubs n´ont qu´à se tourner vers les fédérations nationales.» Tout cela est ridicule, a poursuivi le vice-président de la Fédération française de football, très en colère. «Ils (les grands clubs) ne veulent "que du pognon, toujours plus de pognon". Le football a déjà plein de problèmes - la violence, le racisme... - et une image de "m...". J´ai vraiment l´impression qu´on n´a plus de valeurs dans le foot, toutes ces histoires font beaucoup de mal».