pour se qui veulent l´inteview integrale :
Jon le scorpion blanc
Il raconte sa saison mouvementée
« Ce que j’ai pensé? Je n’ai rien pensé. Rien avant, rien après. Lorsque j’ai senti que mes coéquipiers me félicitaient et que les tifosi hurlaient, je me suis rendu compte que j’avais réalisé quelque chose de gros. Un but pesant. Mais ce n’est pas le premier. Par exemple celui contre Boca Juniors lors de l’intercontinentale était très important et celui contre l’Ajax en quart de finale de la Ligue des Champions, aussi important que celui contre le PSV. Les équipes hollandaises me portent chance. Peut être parceque j’y ai joué contre durant beaucoup de saisons et j’admire leur football. Je suis un grand fan du foot hollandais. Les Hollandais jouent toujours bien et j’aime cela. »
« Maintenant en Italie je sais comment sa fonctionne: si tu marques tu es un bon attaquant, si tu ne marques pas on te critique. Mais je n’en veux à personne. Ce fut une mauvaise période, peut être la pire de ma carrière, mais mes coéquipiers m’ont toujours aidé et les tifosi de Milan étaient également toujours à mes côtés. Je remercie tout le monde, le but est pour tout le monde. J’ai inscrit ce but au PSV pour tout le monde et aussi un peu pour moi. J’ai été mal pendant six mois. Après l’Euro j’ai vraiment beaucoup fatigué, il me semblait que je n’arriverai jamais à retrouver mon niveau. D’abord un petit pépin, ensuite une blessure; des problèmes, toujours des problèmes. Après noël c’est allé un peu mieux, je faisais de bonnes choses mais je jouait peu et les buts manquaient. C’est dur à s’en apercevoir mais, je le sais, mais moi je ne fais pas que marquer. Mon travail n’est pas ça, je fais aussi d’autres choses; je fatigue, je cours, je bouge beaucoup. Notre défense commence depuis l’attaque. Mais le but est le plus important, tout le monde le voit, c’est la première chose que l’on demande à un attaquant. Et cela aussi est juste. C’est aussi pour cela que je suis heureux d’avoir marqué un but aussi important. »
« Car entre le 1-0 et le 2-0 il y a une grande différence, mais même comme cela ce sera dur d’aller jouer à Eindhoven. Le PSV est un peu comme une équipe « provençale » en Italie, de l’argent pour faire l’équipe, ils en ont peu, mais ils sont tout de même parvenus en demi-finale. Hiddink est très bon et le coréen Lee, vous l’avez vu l’autre soir? Il nous a posé beaucoup de problèmes, ils nous ont tous mis en difficultés. Nous avons souffert. Nous avons gagné. A Eindhoven ils disputeront le match le plus important de leur saison. Ca l’est pour eux mais également pour nous, c’est une autre de nos finales que nous devons jouer ces temps-ci. Florence est une finale; Eindhoven est une finale. Ensuite il y a la Juve à San Siro, ensuite d’autres matchs. Il ne faut pas penser à Istanbul. Il faut penser à jouer tout le temps avec la même concentration, la même force, la même envie de recommencer. »
« J’avais envie de recommencer et le but contre Parma m’a donné une belle secousse, mais je sentais qu’il m’en fallait un autre, qu’il me fallait quelque chose de spécial et pour moi le match contre le PSV était spécial, c’est pour cela que j’ai été pris par l’émotion lorsque j’ai vu le ballon entrer dans le but. Il me fallait un peu de chance pour faire changer ma saison de voie. Milan a confiance en moi, je le sais et moi aussi je veux rester ici. Les autres équipes ne m’intéresse pas, ça ne m’intéresse pas de plaire à Barcelone ou à Chelsea. Je suis fière d’être dans les plans d’un club important, mais mon poste est à Milan. Milan est l’équipe la plus forte au monde. Un autre bout de monde me manquera. J’étais habitué aux grands tournois avec le Danemark mais maintenant nous risquons de ne pas aller au Mondial. J’espère encore pouvoir participer aux barrages car nous sommes la meilleur équipe du groupe, Sheva aussi me le dit, mais maintenant récupérer sera dur. Nous avons eu un grand problème durant ces qualifications: trop de blessés. Ce qui m’est arrivé est arrivé à mes coéquipiers et nous avons du rattraper les autres. Jouer en équipe nationale est toujours divertissant et je suis content pour Sheva: le Mondial est une grande expérience, je ferai le tifo pour lui. »
« Et lui, comme tous mes coéquipiers, Ancelotti et les autres du staff ont toujours fait le tifo pour moi. Je ne me suis jamais senti seul, même pas dans les moments les plus durs de cette saison. Ils ont été importants pour moi, tout le groupe de Milan a été important pour moi. A Milano je me sens bien, je me sens à la maison. Je ne vois pas pourquoi je devrais partir. L’important est de se faire une place, pour jouer et surtout se sentir bien. Mainteant je suis content car je me sens finalement bien et je sais que je peux donner quelque chose d’important à l’équipe. Je suis de nouveau celui que j’étais dans mes meilleurs jours et je voudrais gagner quelque chose, ou plutôt tout gagner. Nous pouvons tout gagner, le « doublé » ne doit pas être une idée qui nous bloque. La Juve est forte et avantagée car elle peut penser uniquement au championnat, Chelsea est fort et peut penser uniquement à la Champions car le championnat est pour lui. Mais Milan peut battre tout le monde. Milan a de la qualité. Jouer certains matchs tous les trois jours fatigue beaucoup, mais c’est une fantastique fatigue. C’est magnifique de jouer à la suite des matchs comme ceux-ci, chaue soir est décisif et toi tu sais que tu peux faire quelque chose de décisif. Ce n’est pas stressant mais émotionnant. J’aime la tension. C’est pour cela que je joue. C’est pour cela que je me sens bien maintenant. »
Jon Dahl Tomasson, de Copenhague, 28 ans, à Milan depuis 2002. Dernier buts en compétition continentale avant mardi: 23 avril 2003, 90ème minute de Milan-Ajax 3-2. Celui de mardi soir était le 11ème de Jon en Ligue des Champions. Tomasson a un regret européen ( avec l’équipe nationale) et un contrat avec Milan jusqu’en 2009. Il veut remplir de finale le temps qu’il lui reste.
FORZA E GRAZIE JON