Gourcuff satisfait de ses débuts
YOANN GOURCUFF, vingt ans et déjà joueur du Milan AC. Comment vivez-vous cette "promotion" ?
Y. G. : C´est une grande fierté. Sur les dix ou vingt dernières années, le Milan AC a toujours fait partie de l´élite européenne. Ces dernières saisons, il a toujours réussi à se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. A Milan, beaucoup de choses sont cool. Il y a le stade, déjà, qui est impressionnant avec 85000 spectateurs. C´est différent de Rennes même si l´enceinte pouvait tout de même accueillir 30000 personnes. Le centre-ville est très joli et la vie est agréable. Je suis très heureux ici.
Quand vous êtes arrivé la première fois à Milanello, quels sont les joueurs qui vous ont le plus impressionné ?
Y. G. : Quand je suis arrivé ici, ceux qui n´avaient pas disputé la Coupe du monde reprenaient l´entraînement au même moment que moi. Il y avait Clarence Seedorf qui m´a fait forte impression. Après, les Italiens sont revenus et un joueur comme Andrea Pirlo m´a impressionné. En ce moment, c´est Kaka... Mais il n´y a que des joueurs de grande classe ici.
Votre arrivée a coïncidé avec le départ d´Andrei Shevchenko. Vous regrettez de ne jamais avoir pu évoluer à ses côtés ?
Y. G. : Shevchenko représente quelque chose ici. Il a laissé une très bonne image à Milan. Je suis un peu déçu ne pas avoir joué avec lui. Mais je joue avec Ronaldo. Je peux vous dire qu´il est loin d´être fini. Sa motivation est grande. C´est juste dommage de ne pas pouvoir compter sur lui en Ligue des Champions.
Depuis le début de la saison, vous avez disputé 14 rencontres de Serie A et 5 autres de Ligue des Champions. Etes-vous surpris d´avoir été autant utilisé par Carlo Ancelotti ?
Y. G. : C´est une surprise, oui. Je ne pensais pas m´adapter aussi rapidement. En plus, j´ai eu des petits soucis avec la fracture d´une côte qui m´a tenu à l´écart durant un mois. J´espère que cela va continuer dans ce sens. J´ai déjà joué à plusieurs postes ici. Milieu gauche, droit, axial gauche, axial droit et même derrière deux attaquants... J´ai quasiment fait tous les postes du milieu.
Comment jugez-vous la Serie A par rapport à la Ligue 1 ?
Y. G. : C´est différent du Championnat de France. On mise beaucoup plus sur la tactique. J´ai énormément évolué sur ce point d´ailleurs. Au niveau technique également, c´est plus fort qu´en France.
Etonnamment, ce n´est pas la Serie A qui a vous a révélé mais la Ligue des Champions avec des débuts tonitruants face à l´AEK Athènes ?
Y. G. : Contre Athènes, je jouais mon premier match officiel pour le Milan AC. C´est sûr que cette rencontre a marqué les esprits. J´ai réalisé un bon match, marqué un but. C´était parfait pour commencer. D´autre part, j´ai été très fier que Silvio Berlusconi y ait attaché de l´importance. Cela m´a motivé pour la suite.
Cette saison est particulière pour le Milan AC. La pénalité de huit points a fait mal au club. Comment les joueurs ont-ils vécu cela ?
Y. G. : Cela nous a perturbés. Avec - 8, on a démarré le championnat moins serein. Je pense que c´est une année de transition pour le football italien.
Du coup, la Ligue des Champions est devenue le véritable objectif des Rossoneri cette saison ?
Y. G. : Toutes les équipes encore qualifiées pour la Ligue des Champions souhaitent aller au bout. Mais cela se jouera sur des détails. Le meilleur ne gagne pas à chaque fois.
En quarts de finale, il faudra éliminer le Bayern Munich. Un très gros morceau ?
Y. G. : Cela va être un bon match. Un gros match. Je ne les ai pas vus face au Real Madrid mais je sais que c´est une équipe assez athlétique, bien organisée et qui a la gnac. Cela ne va pas être facile. De toute façon, à nous de faire en sorte de passer. A ce niveau, il n´y a plus de match facile. Un seul regret, j´aurais préféré commencer à l´extérieur.