Décision mercredi
La décision de reprendre le Championnat d´Italie, arrêté depuis la mort vendredi d´un policier en marge du derby Catane-Palerme, sera prise mercredi a indiqué le commissaire extraordinaire de la Fédération Luca Pancalli à l´issue d´une réunion au sommet. Le gouvernement Prodi doit présenter à cette occasion une série de mesures destinée à lutter contre la violence dans les stades.
Antonio Matarrese, le président de la Ligue des clubs professionnels, avait déclaré lundi que «le spectacle doit continuer» malgré la mort d´un policier lors d´affrontements avec des supporters vendredi à Catane. Tous les championnats nationaux ont alors été suspendus. «Les morts font malheureusement partie de ce très grand mouvement qu´est le football et que les forces de l´ordre ne réussissent toujours pas à contrôler, a-t-il ajouté. Le football ne doit jamais s´arrêter. C´est la règle N°1 : le football est une industrie (...). Pensez-vous qu´il y ait une industrie qui ferme ses usines et qui ne sait pas quand elle les rouvre?».
Le Comité national olympique italien a vivement réagi à ces propos, via un communiqué. «Le Coni, à la suite des déclarations d´Antonio Matarrese (...), exprime son trouble et son indignation pour leur contenu gravement offensant et prend ses distances à l´égard des idées exprimées». Les dirigeants des clubs professionnels, soucieux de retombées économiques néfastes si la suspension des compétitions devait durer, souhaitent une reprise rapide des Championnats de Serie A et B.
«C´est profondément injuste qu´à cause de 400 délinquants, ceux qui veulent aller au stade avec leur famille ne peuvent pas le faire», a ainsi affirmé Riccardo Garrone, président de la Sampdoria Gênes. «Si on arrête le football pour combattre la violence, les ultras peuvent crier victoire», a renchéri Ivan Ruggeri, président de l´Atalanta Bergame, tandis que son homologue de Palerme, Maurizio Zamparini, a affirmé : «Il faut réagir, mais arrêter le football, ce n´est qu´un symbole. Un dimanche d´arrêt par respect de celui qui est mort, c´est juste. Un de plus, c´est de la démagogie».
Plusieurs milliers de personnes, dont les ministres italiens de l´Intérieur et des Sports, ont assisté lundi à Catane à l´enterrement du policier tué. La cathédrale de Catane était archi-comble, avec plus d´un millier de personnes et plusieurs milliers d´autres qui se trouvaient à l´extérieur. Le policier, âgé de 38 ans, se trouvait à l´extérieur du stade de Catane lors des incidents. Il est décédé de blessures à l´abdomen et au foie, selon le procureur adjoint de Catane, Renato Papa.