La cigale avait chanté tout l’été,
Fanfaronné et crié sur tout les toits
Pour des victoires certes méritées
Mais qui ne relevaient pas de l’exploit
La cigale parlait de titre, de buts et de gloire,
De matins ensoleillés et de lendemains qui chantent
La cigale aimait rire, danser et boire
De l’entraînement souvent elle prenait la tangente
« Tu ne me fais pas peur le lion, je suis même ton égal,
Je t’aurais devancé avant l’hiver prochain
Je ne redoute point tout ton arsenal
Je suis fort comme un ours et malin comme un chien »
Bien arrogante la cigale me diriez-vous
Et vous n’auriez pas tort
L’automne approchant à pas de loup
Lui réservait alors un tout autre sort
Arrivée en vainqueur dans la Loire Atlantique
Auréolé de rien, de presque rien et de finalement rien
Aucune crainte, aucun doute, pas de peur panique
« Ce canari est faible, je te le tue de mes mains »…
La suite est malheureuse mais tellement prévisible
La tête de la cigale, a force de gonfler,
Par manque d’humilité et trop d’orgueil nuisible,
Atteint son paroxysme et vint à exploser
Alors plus de contrôle, d’envie et de courage
Un simple petit raté, voulait elle nous faire croire
A peine a-t-elle perdue qu’elle tourne de suite la page
Et se rue dans les bars juste quand vient le soir
La prétention, quand rien ne le permet,
Et le pire adversaire pour le quelque talent
L’Europe s’est fait plaisir en dégustant ce met
Une jolie fricassée de paroles dans le vent
La cigale à compris, du moins espérons le
Le rose lui va si bien quand elle fait des efforts
"La leçon de cette fable
c´est que l’imbu de soi-même est la faiblesse des forts"