Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L´air tellement accablé
Qu´on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,
S´il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d´un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d´un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu´ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d´eux-mêmes