Lierse baigne dans la corruption »
lundi 28 août 2006 - 13 h 00 - Rédaction du journal BUT!
Après avoir porté les couleurs de six clubs français, Tony Vairelles s’est exilé l’année dernière en Belgique. En conflit toute la saison avec Lierse (L1 belge), l’ex-Lensois souhaite rebondir ailleurs.
Tony Vairelles, qu’en est-il du conflit qui persiste entre votre employeur actuel, Lierse, et vous ?
C’est un club très spécial. Les dirigeants ont voulu se séparer de moi parce que soi-disant, je touchais un gros salaire. Le plus grave est que ce club baigne dans la corruption. Les six premiers mois, j’ai joué avec une équipe payée pour perdre. Moi, je me défonçais sur le terrain et le coach me faisait sortir à chaque match. A mi-parcours, on a terminé derniers du classement. A la trêve, il y a eu du ménage dans l’organigramme. Les six mois suivants, je n’ai pas joué. Je ne faisais même pas partie du groupe. Le club n’a pas accepté que je m’entraîne avec les pros. On m’a juste proposé de m’entraîner avec le noyau B de l’équipe. Je n’ai plus envie de continuer avec Lierse.
Que comptez-vous faire ?
Normalement, je suis encore sous contrat avec Lierse pour deux ans. Evidemment, je ne vais pas rester. Les deux parties sont a priori d’accord pour trouver un terrain d’entente mais les dirigeants belges font trop traîner les choses.
Lierse a accepté que vous vous entraîniez avec la réserve de Bastia. Comment cela se passe-t-il ?
C’est une bouffée d’oxygène. Je m’entraîne dans de bonnes conditions pour me maintenir en forme. Je me sens bien physiquement. Seule la compétition me manque. Le plus important est que je retrouve les terrains rapidement.
« Laval m’a présenté son projet sportif »
Le week-end dernier, vous avez assisté depuis les tribunes à la rencontre Laval-Paris FC (0-1). Des négociations sont-elles en cours avec le club mayennais ?
Les dirigeants lavallois ont souhaité que je vienne pour me présenter leur projet sportif. J’entretiens de très bons rapports avec l’entraîneur (Ndlr : Denis Troch). C’est primordial pour moi. Pour l’instant, je suis en période de réflexion. Le National est un niveau que je ne connais pas du tout. Ce n’est pas une décision évidente à prendre. Il ne faut pas se tromper. Le vrai problème reste que rien n’est réglé avec mon employeur. J’ai peur que cela traîne d’ici le 31 août (Ndlr : date de clôture du marché estival des transferts).
Avez-vous reçu d’autres propositions ?
On va plutôt parler d’approches. Ou bien cela tombe à l’eau, ou alors le challenge sportif n’est pas intéressant.
Malgré votre expérience totalement ratée à Lierse, seriez-vous intéressé pour jouer à nouveau à l’étranger ?
Bien sûr, mais peut être pas en Belgique (rires). L’Italie, l’Angleterre et l’Espagne me font rêver comme tout joueur. Je suis même prêt à effectuer une période d’essai pour montrer ce que j’ai dans le ventre.
Gardez-vous espoir pour la suite de votre carrière ?
Heureusement. J’ai encore faim. J’attends juste qu’on me donne ma chance.
Recueilli par Jonathan Nahmany pour BUT!