Pour la quatrième saison consécutive, le Real Madrid échoue au stade des huitièmes de finale, sorti par une très belle AS Roma (1-2, comme à l'aller). Chelsea, au contraire, a très vite pris la mesure de l'Olympiakos, battu (3-0) après le résultat nul et vierge du match aller.
Robinho tente de slalomer entre les défenseurs italiens, mais la Roma était plus forte. (L'Equipe)
Robinho tente de slalomer entre les défenseurs italiens, mais la Roma était plus forte. (L'Equipe)
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La Ligue des champions Manchester - Lyon : 1-0
Deux qualifications consécutives pour les quarts de finale de la Ligue des champions, performance réalisée mercredi par l'AS Roma, c'est encore tôt pour installer une équipe dans le grand monde ; Lyon, qui a connu trois Top 8 de suite, en sait quelque chose. Mais quatre éliminations consécutives en huitième de finale, quand on s'appelle Real Madrid et que neuf C1 font le silence dans la salle des trophées, c'est une tendance lourde et plus préoccupante, signe d'un certain effacement international malgré la reconquête de la Liga la saison passée. Les courbes de croissance de la Roma et du Real Madrid se sont croisées au stade Santiago-Bernabeu, dans un grand moment de détresse pour 75 000 socios, mais de pur bonheur pour les yeux d'observateurs plus neutres. Le Real a tout entrepris pour combler son retard du match aller (1-2). Un petit but aurait suffi. Il ne l'a inscrit qu'après l'ouverture du score romaine et n'a pu empêcher la défaite sur le même score qu'au stade Olympique (1-2). L'équipe qui avait sorti Lyon l'an passé au même stade de la compétition (0-0, 2-0) n'en est pas à son coup d'essai. Si la défaite de l'année dernière contre Manchester l'a fait grandir (1-7), son jeu brillant lui donnera un mot à dire quand approchera la finale de Moscou, elle qui n'a plus atteint le dernier carré de la C1 depuis 1984.
Le Real Madrid, fidèle à ses intérêts et à sa tradition, a pressé la Roma autant qu'elle le pouvait, mais a vite compris qu'elle se heurterait à un milieu italien accrocheur et organisé, qui a permis à Doni de regarder, le plus souvent, les débats d'assez loin. D'une fluidité fascinante sur ses remontées de ballon, l'équipe de Spalletti a adressé un premier avertissement à la 18e avec une frappe lourde d'Aquilani sur la transversale, suivie d'une autre, tendue, déviée par Casillas. Un peu plus actif après la pause - Julio Baptista trouvait à son tour le montant (49e) - le Real a pris le risque du déséquilibre offensif en remplaçant Diarra par Drenthe (60e). Mais Vuçinic, tout juste entré en jeu, frappait la barre de la tête (66e) et maintenait le Real sous pression. Le défenseur madrilène Pepe craquait avec un deuxième carton jaune (70e). Et trois minutes plus tard, le champion d'Espagne finissait par encaisser un but, sur un centre de Tonetto vers la tête de Taddei (73e, 0-1). Le Real s'est donné les moyens d'y croire, avec un but inscrit plein axe (et hors jeu) entre Guti, Robinho puis Raul (75e, 1-1). Mais Vuçinic a clos le chef-d'oeuvre romain dans le temps additionnel, lui aussi de la tête, à la réception d'un coup franc de Taddei. Habituellement souverain chez lui contre les clubs italiens (16 victoires en 19 matches), le Real cale encore contre l'AS Roma. En huit ans, il ne l'aura battu qu'une fois sur quatre à Santiago-Bernabeu.
Placé dans une situation moins compliquée, Chelsea a beaucoup mieux géré son affaire à Stamford Bridge contre l'Olympiakos. Le club londonien, vainqueur 3-0 après le 0-0 de l'aller, est pour l'instant le qualifié le plus facile pour les quarts de finale, grâce à des buts de Ballack (5e), Lampard (25e) et Kalou (48e). Ni Malouda ni Anelka n'étaient titulaires (pas plus qu'Essien), même si l'ancien Lyonnais s'est dégourdi les jambes en fin de match. La Roma et le Real Madrid rejoignent Arsenal, Manchester United, le FC Barcelone et Fenerbahçe, qualifiés mardi pour les quarts. Porto et Schalke 04 disputent la prolongation (0-1, 1-0). Inter Milan - Liverpool aura lieu la semaine prochaine (0-2 à l'aller).