j'avais posté un article qui parlait de l'histoire Messi/Riquelme
Juan Roman Riquelme est un personnage complexe. Banni de Villarreal, idole à Boca. Tour à tour fantomatique et irrésistible sur le terrain, capable de gagner la Libertadores à lui tout seul et de louper le penalty décisif pour accéder à la finale de la Ligue des Champions.
Complexe et controversé. Après une première saison parfaite avec Boca, ressurgissent les vieux démons. Suite à l’élimination en demi-finale de la Libertadores, la presse faisait écho des tensions entre Roman et certains joueurs du groupe, dont Palermo et Migliore (qui méritait certainement bien une petite paire de claques après les buts affreux qu’il a encaissés contre Fluminense). Réponse classique de Riquelme, réglé comme du papier à musique : « Une invention parmi d’autres. Dans la presse, certains m’aiment, d’autres non ».
Cette semaine, après le match nul, vraiment nul, de l’Argentine contre l’Equateur (1-1), le numéro 10 de l’Albiceleste est de nouveau à la source d’un beau foutoir : Messi ne supporterait plus les attitudes “maradonesques” de son aîné.
Un avis apparemment partagé par d’autres membres de la sélection du Coco Basile, qui a fait de Roman son maître à jouer. Mais Messi se verrait bien calife à la place du calife, soutenu dans sa quête de pouvoir par le président de l’AFA Grondona, qui serait entré dans les vestiaires quelques minutes avant le match contre l’Equateur pour dire à Léo que le boss, c’était lui. Riquelme, à deux pas de là, n’aurait que très peu apprécié…
Coïncidence ou non, quelques minutes plus tard, les deux joueurs courent pour aller tirer le même corner et restent plantés près d’une minute sans se regarder ni s’adresser la parole. Une scène surréaliste interrompue par “la sorcière” Veron, venu à la rescousse pour mettre un terme à ces enfantillages.
Mercredi, en rentrant sur le terrain pour affronter le Brésil (0-0), Roman a pris Messi dans ses bras et lui a glissé quelques mots à l’oreille. De bonnes paroles a priori, puisque “la Pulga” est sortie sous une ovation brésilienne à laquelle le propre Maradona n’avait jamais eu droit…