c´est la semaine prochaine les matchs retour?
petit retour sur le match allé de Boca face a Sao Paulo.
Palermo donne l´avantage à Boca
La dénomination de "finale avant la lettre" est souvent galvaudée. Mais hier c´était mérité car le tirage au sort des huitièmes de finale de la Copa Sudamericana a fait que les deux meilleures équipes du continent se rencontraient hier soir à la Bombonera pour le match aller. Cerise sur le gâteau : les deux sont leader de leur championnat respectif. C´était le match à ne pas louper, d´autant plus qu´aussi bien Boca que Sao Paulo présentait son équipe type.
Boca restait sur une écrasante victoire à Banfield, et les quatre buts de Martín Palermo avaient mis un terme aux murmures qui commençaient à monter des tribunes. Russo avait donc décidé d´aligner les mêmes joueurs pour essayer de creuser l´avantage avant de voyager au Brésil. Pour sa part, Sao Paulo possède une confortable avance en championnat et son entraineur a décidé de tout faire pour se venger de la défaite en finale de la Recopa l´an passé.
Cette volonté brésilienne de gagner était présente dès le début du match, malgré la condition de visiteur. Les deux équipes se procuraient tour à tour des occasions, ce qui serait le scénario durant toute cette première période. A noter surtout un superbe coup-franc de Rogerio bien arrêté par Caranta (17´) suivi par un tir terrible de Palermo bien sorti par le même Rogerio, de retour dans ses buts (20´). Le bon côté c´est que pour Boca il est tout de même plus facile de jouer à domicile face à des équipes qui ne viennent pas uniquement pour défendre. C´est ainsi que peu après sa première occasion, Palermo se trouvait au second poteau à la réception d´un superbe centre de la gauche de Morel Rodríguez, et sa reprise de la tête venait se glisser le long du poteau de Rogerio qui ne pouvait rien faire (26´). Ce but ne changeait rien et les deux équipes continuaient d´attaquer, Boca voulant creuser l´écart pour voyager l´esprit tranquille et Sao Paulo pour marquer ce but à l´extérieur si important. Cependant, le score n´évoluait pas avant la mi-temps.
Le début de la deuxième période démarrait de façon identique, mais il manquait toujours un petit quelque chose pour terminer les occasions. Puis, peu à peu, Boca commençait à prendre le dessus, grâce à Gracián qui menait bien le jeu. Palacio eut deux ou trois possibilités mais pêcha dans la finition. On était entré dans les dix dernières minutes et le score paraissait ne plus devoir évoluer. Mais c´était sans compter sur l´"optimiste du but", j´ai nommé Martín Palermo, lorsqu´un nouveau centre venu de la gauche, cette fois-ci de Cardozo, était une nouvelle fois repris de la tête par le buteur et prenait Rogerio à contrepied (83´). 2-0, ça commençait à sentir bon pour Boca, tandis que le dirigeant boquense Orlando Salvestrini s´attachait à effacer le numéro 12 de son drapeau, afin d´indiquer qu´il n´en restait plus que onze à mettre pour atteindre le record de Varallo.
Les Paleeeeermo... Paleeeeermo... descendaient des tribunes mais se turent lorsqu´une mésentente des défenseurs centraux permit à Borges de filer seul au but et tromper Caranta (89´). Coup de froid dans le stade, et bonne affaire pour Sao Paulo à qui un seul but dans son antre du Morumbi suffira pour se qualifier. Dommage pour Boca, même si au souvenir des précédents exploits boquenses au pays de Pelé on ne peut que dire qu´il ne faut pas tant s´en faire et que les quart de finale sont toujours à portée de la main.
En tout cas, on taxait ce match de finale avant la lettre, et vu le spectacle offert ce n´était pas galvaudé.