Foot - Copa America - Pour retrouver le Brésil
L´Argentine peut espérer avoir sa revanche sur le Brésil, qui s´est qualifié mardi soir pour la finale de la 42e Copa America. Les Argentins s´étaient inclinés en 2004 au Pérou face à la Seleçao lors des tirs au but (2-2, 2-4 tab). Mais la bande à Riquelme n´en est pas encore là puisqu´elle doit d´abord venir à bout de cette surprenante équipe du Mexique, qui s´est brillamment qualifiée pour le dernier carré en balayant le Paraguay (6-0).
L´Argentine pourrait donc bien voir son rêve exaucé. Celle qui n´a plus remporté la Copa America depuis des lustres et traîne derrière elle une grande frustration est actuellement la mieux placée pour atteindre le Graal. Elle est depuis le début du tournoi l´équipe la plus séduisante. Sa dernière victoire remonte à 1994 et, ironie de l´histoire, c´était Alfio Basile (Notre photo) qui en était à l´époque le sélectionneur. Un signe du destin sûrement pour un certain nombre d´Argentins. Les Albicelestes souhaitent à tout prix effacer treize années de disette mais il leur reste pour cela encore, et au mieux, deux étapes à franchir. La première, cette nuit face au Mexique en demie. Les deux équipes ont un point commun : elles ont atomisé leur adversaire en quarts de finale. Elles sont donc sûres de leur potentiel offensif. Pour l´Argentine, c´est même une récurrence depuis le début du tournoi. La sélection d´Alfio Basile tourne à une moyenne de plus de 3 buts par match alors que celle d´Hugo Sanchez, ancien immense goleador, à 2,5. Cette confrontation devrait faire des étincelles dans les surfaces de réparation.
Dans l´équipe d´Argentine, l´addition des talents au milieu et en attaque impressionne. L´association Veron - Riquelme, malgré quelques réticences au début, fonctionne bien puisque les tâches sont partagées. Et que dire de Lionel Messi. Le petit prodige du FC Barcelone, qui n´avait qu´un statut de remplaçant lors de la dernière Coupe du monde, est bien au rendez-vous et est dans tous les bons coups. Il ne faut toutefois pas présumer du pouvoir de "nuisance" du Mexique. Le « Tri » a dominé le Brésil lors de son entrée dans la compétition avant d´écarter l´Equateur et le Chili puis de balayer le Paraguay (6-0). Malgré quelques absences, le sélectionneur Hugo Sanchez a su reconstruire un groupe homogène et très motivé. L´Attaquant Nero Castillo est même une des révélations du tournoi. Le Mexique rêve d´un grand coup. Cela passe par une place en finale, comme en 2001 (défaite contre la Colombie). Mais pour y parvenir, il faudra soulever une montagne. Un sacré challenge. - Da. Mi.