Premier renfort
"Je suis prêt. L´entraineur peut compter sur moi, je veux récupérer le temps perdu" annonce avec fermeté Juan Angel Krupoviesa. Il laisse en arrière ce mauvais souvenir du 30 novembre de l´année passée, alors que l´équipe alors entrainée par La Volpe, se préparait à affronter Belgrano. Ce jour-là le tucumano, qui revenait de cinq matches de suspension après son expulsion face à Vélez, se reçut mal et le diagnostic fut une rupture des ligaments croisés du genou droit.
Même si il a terminé la saison en retapant dans le ballon, il n´a réussi à jouer aucun match, et il est parti en vacances à Tucumán avec la volonté d´enfin réapparaitre dans un match officiel. Là-bas il a passé quelques jours en famille : "j´avais envie d´être avec les miens, de recharger les batteries" précise Krupoviesa, tranquillement installé à la Posada de los Pájaros après une dure journée d´entrainement.
— Comment s´est passée la période de rééducation ?
— Les premiers jours ont été les plus durs. Je voyais les copains s´entrainer et j´étais mal. Après l´opération je n´ai pas eu mal au genou. J´ai récupéré tranquillement et sans me presser car je savais que de toute façon je ne pourrais pas jouer à cause du règlement car Clemente Rodríguez avait été inscrit à ma place sur la liste de l´effectif.
— Comment t´as paru Clemente, lui qui a joué à ta place ?
— Clemente connait parfaitement Boca. Lorsqu´il a été au point physiquement il a donné ce qu´on attendait de lui. En plus c´est un gars sympa qui a toujours mis l´ambiance dans le vestiaire.
— Et toi comment vas-tu maintenant ?
— Bien. Le premier objectif est d´être au point physiquement pour le début du championnat. Par chance la blessure n´est plus qu´un mauvais souvenir. Maintenant je dois récupérer le temps perdu car je veux essayer d´apporter à l´équipe et en plus il y a un semestre motivant qui arrive : championnat, Copa Sudamericana et mondial des clubs.
— Les blessures sont toujours compliquées, mais pour toi c´est arrivé au moment où on commençait à parler de toi, y compris pour la sélection nationale...
— C´était un bon moment non seulement sur le plan personnel mais aussi pour l´équipe. Les supporters m´aimaient bien pour ma façon de jouer et de tout donner. La sélection ? C´est le rêve de tout joueur. Basile me connait bien, il sait ce que je peux apporter. Je lui serai toujours reconnaissant pour m´avoir lancé, il m´a appris beaucoup. Mais il faut passer les étapes petit à petit, et la première est de rejouer.
— Tu as vu le Boca de Russo depuis l´extérieur. Comment l´as-tu perçu ?
— Très bien. On a construit un bon petit groupe, très professionnel. Jouer deux compétitions en même temps est toujours difficile, encore plus si il y a la Copa Libertadores. Mais Boca a fait une bonne campagne en championnat et a eu la chance de gagner la Libertadores.
— A cause de ta blessure tu n´étais pas sur la liste en Copa. Tu te sens champion ?
— Je me sens comme un membre du groupe champion. Evidemment on préfère être sur le terrain ou sur le banc de touche. Mais j´ai eu cette blessure et je n´ai pas eu d´autre choix que d´encourager les gars depuis l´extérieur. C´est à eux que revient le mérite d´avoir gagné. Moi je n´ai vécu cela que comme un supporter de plus.
— Ton futur ?
— M´améliorer jour après jour et faire une bonne campagne. Car Boca doit toujours gagner. En plus j´espère faire un bon mondial des clubs au Japon.