faut dire aussi que les final en europe ne se joue pas a domicile mais dans des stades neutre ce qui joue bien evidement sur la qualité des ambiances. c´est pour ca que j´aime bien ce systeme allé retour, ou les 2 équipe joue vraiment chez eux devant leur public.
C´était une fête grandiose
L´attente pour cette finale de Copa Libertadores était énorme. C´était le match le plus important de l´année. Après 2006 passé à regarder les autres se battre pour le titre continental, voici que pour son retour Boca atteignait la finale de la compétition la plus importante au niveau international en Amérique du sud, à la recherche d´un titre qui lui échappe depuis 2003. De plus, c´était probablement le dernier match de Riquelme dans son stade de la Bombonera et ce match marquait les retrouvailles entre Boca et le gardien de Gremio Sebastián Saja après le 7-1 face à San Lorenzo lors du tournoi Apertura de cette année. Après une entrée des joueurs sous les serpentins, les papelitos, les feux d´artifices et les chants de tout le stade, c´était ensuite place au jeu.
Les toutes premières minutes étaient dominées par Boca, qui semblait prendre le match à bras le corps pour marquer le plus vite possible, mais cependant sans mettre Saja en danger. Cela ne durait pas, car à la surprise de tous ce sont les Brésiliens qui commençaient à récupérer le ballon et à faire courir dans le vide les locaux en jouant à une touche de balle. Certes, cela manquait de précision dans la phase finale et Caranta n´était quasiment pas mis en danger (hormis sur une sortie dans les pieds) mais tout de même, la possession de balle était largement en leur faveur.
Mais... comme le disent les commentateurs du monde entier "dominer n´est pas gagner". Et le Gremio allait l´apprendre à ses dépens lorsque Riquelme bénéficiait d´un coup-franc sur la droite. Sa balle passait toute la défense et atterrissait au deuxième poteau où Palermo tentait une reprise de volée. Ratée, celle-ci se transformait en centre pour Palermo seul au six mètres qui poussait du gauche le ballon au fond. Pas très orthodoxe, d´autant plus que le juge de touche avait sans doute oublié un hors-jeu, pas très mérité non plus, mais ça faisait 1-0 (19´). Et hormis une nouvelle occasion de Palacio, qui entrait dans la surface par la gauche et tentait un tir brossé qui passait au-dessus, le reste de la première période passait sans trop de danger pour les gardiens et avec un ballon toujours majoritairement dans les pieds brésiliens.
Par contre, la deuxième période partit sur les chapeaux de roue. Et Boca et Palacio auraient bien pu se mordre les doigts de manquer des occasions que l´on a l´habitude de qualifier d´immanquables, tout d´abord sur un centre en retrait de Rodríguez le numéro 14 poussait le ballon en direction du but vide mais un défenseur parvenait à repousser sur la ligne, puis un nouveau coup-franc de Riquelme était prolongé par Palermo au deuxième poteau vers Palacio qui se jetait pour tacler, mais le ballon passait au ras du poteau de Saja. Le match prenait une autre tournure, d´autant plus que Sandro Goiano se laissait aller à essuyer ses crampons sur Banega. Rouge direct alors qu´il restait encore une demi-heure à jouer. Sentant l´occasion, Russo fit entrer Dátolo à la place de Cardozo (pas dans son meilleur jour).
A la peine, les Brésiliens concédaient un nouveau coup-franc. Morel Rodríguez partait pour le tirer mais faisait finalement une passe à Riquelme. Deux, trois pas pour se décaler vers la droite et le numéro 10 déclenchait un tir terrible à ras de terre sur lequel Saja ne pouvait rien faire (73´). Explosion de joie, et avec deux buts d´avance ce n´était plus la même chanson. Gremio semblait perdre pied, mais profitait de deux ou trois contre-attaques pour venir semer le danger sur le but boquense, obligeant Caranta à sortir au-devant des attaquants, Diego Souza obtenant même une occasion unique seul devant Caranta.
Sentant le danger Boca repartit, tentant de profiter de l´avantage numérique. Juste avant la fin du temps règlementaire, Riquelme s´avançait vers la surface et décochait un tir terrible que Saja repoussait sur sa droite. Palermo se précipita à la réception, centra en direction de Ledesma qui, gêné par la sortie de Saja, ne put reprendre qu´imparfaitement. Son ballon partit en lobe et finalement prit en défaut les deux défenseurs adverses qui se trouvaient sur la ligne. 3-0 et délire total dans les tribunes (et sous les yeux de Francis Ford Coppola et el Pato Abbondanzieri).
La fête pouvait dès lors commencer, même si il faudra attendre le match retour de mercredi prochain à Porto Alegre pour connaitre le vainqueur. Une bonne partie du chemin est faite (peut-être même au-delà des espérances des plus optimistes), mais avec les Brésiliens il faut toujours se méfier.