c´est une vieille info du superclasico mais je la met comme meme.
Boca loupe le coche
Au coup d´envoi il fallait remonter à loin dans l´histoire du Superclásico pour trouver une si grande différence footballistiquement parlant entre les deux équipes. Boca qui lutte depuis plusieurs saisons en tête du championnat et finalement maître d´elle-même en Copa Libertadores (une victoire par trois buts d´écart face à Bolivar étant nécessaire pour se qualifier), et River avec des joueurs peu en forme, éliminé de la Copa et remis en question par ses supporters.
Boca était donc logiquement favori de cette 180ème édition du Superclásico. Cependant, comme souvent des éléments venaient atténuer ce statut. D´abord, dans ce match ce n´est pas toujours le favori qui s´impose. Ensuite, Boca a laissé paraître quelques problèmes défensifs lorsqu´elle ne parvient pas à ouvrir le score rapidement (Rosario Central, San Lorenzo, Godoy Cruz) alors que River a lui connu ses meilleurs moments lorsque ses adversaires voulaient traiter d´égal à égal (Colo Colo, Racing).
L´ambiance de début de match était vraiment impressionnante, entre les chants des supporters, l´entrée de Passarella avec un parapluie aux couleurs rouge et blanc pour éviter les projectiles. Elle augmenta d´autant plus fort après 45 secondes lorsque Palacio combina avec Riquelme qui servit Ledesma d´une passe magnifique plein centre, et celui-ci ne se faisait pas prier pour battre Carrizo. Un début de rêve !
Les locaux dominaient le match, avec un jeu à une touche de balle rythmé par les olés des supporters. Avec ce but d´avance Boca pouvait diriger le jeu à sa guise. Le scénario rêvé pour les hommes de Russo. River devait mener le jeu pour égaliser. Mais les occasions étaient pour Boca. Carrizo s´interposait face à Palermo qui se présentait seul, puis face à Cardozo. Son festival continuait sur un tir de Riquelme puis face à Palacio sur le rebond qui suivait. River ne voyait pas le ballon, Belluschi et Ponzio semblaient absents. Riquelme profitait de sa liberté pour tenir les ficelles de l´attaque locale.
Problème : le score n´évoluait pas, malgré une écrasante domination il n´y avait toujours qu´un seul but d´écart, malgré les occasions accumulées lors de cette première demi-heure. La grande prestation de Carrizo avait évité le pire pour les milionarios. Peu avant la mi-temps les viviteurs furent tout près de réaliser le hold-up sur un tir de Belluschi dévié au-dessus de la transversale alors que Caranta était battu (37´). Unique action de River lors de cette période qui se terminait sur le score de 1-0 flatteur pour les visiteurs.
Le début de la deuxième période fut plus équilibré. River tentait d´exploiter certaines faiblesses du côté gauche de la défense boquense. Pourtant, c´est de l´autre côté que Ruben trouvait Rosales en profondeur. Le tir de celui-ci frola le pied de Morel Rodríguez et trompait Caranta (49´). Le match avait changé d´âme, Boca n´avait plus la même superbe que lors des 45 premières minutes. Riquelme ne trouvait plus les espaces et River récupérait la balle plus vite, se procurant la majorité des occasions. Ledesma était fatigué et le public commençait à réclamer Guillermo.
Le match était désormais ouvert, Belluschi (78´) sur un tir dévié et Palermo (80´) sur une tête au-dessus auraient pu marquer. Les deux équipes se répondaient coup pour coup dans un final palpitant. Cependant les joueurs de Boca trouvaient des forces venues d´on ne sait où pour aller chercher la victoire, mais Carrizo de nouveau sortit de sa boîte pour empêcher le pire. Ce final haletant fut une digne fin pour un match qui avait généré une énorme attente. Le nul final est certes décevant pour Boca sur le vu de la première période, mais la deuxième mi-temps aurait pu apporter une certaine désillusion. River peut cependant dire merci à Carrizo, dont la prestation a été digne des plus grands derbies.