en fait la sanction ne devait concerner seulement la league des champions, maintenant meme en championnat ou avec sa selection il ne peu plus jouer.
Varallo : "si Palermo me dépasse je reviens"
Le chiffre n´a pas bougé depuis que Francisco Varallo a marqué son dernier but avec Boca le 12 novembre 1939. Personne n´a réussi à faire mieux que ses 181 buts. Cependant, pour la première fois dans l´histoire du club, un joueur a une possibilité de battre ce record, un joueur qui marque un but de 55 mètres un dimanche, suivi d´un triplé et d´un quadruplé dans la foulée pour arriver au chiffre de 154 buts.
Même si Pancho (97 ans) avait déjà 63 ans lorsque el Loco est né et avait pris sa retraite depuis 58 ans au moment de ses débuts ils sont tous les deux de La Plata et ont tous les deux débuté dans les clubs locaux : Estudiantes pour Palermo et le Gimnasia pour Varallo. C´est d´ailleurs pour cela qu´il a plutôt sympathisé avec Guillermo qu´avec celui qui veut aujourd´hui le détrôner : "il ne me plaisait pas, mais il m´a cloué le bec. C´est un buteur, il cherche toujours le cadre. En plus maintenant il a Riquelme pour l´aider. Et si maintenant Guillermo joue un peu plus souvent, avec les centres qu´il met... De la tête c´est un phénomène. Par contre le pied droit..."
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Varallo est arrivé en 1931, aprés la coupe du monde, sur recommandation de Roberto Cherro et sur demande de l´entraineur Mario Fortunato. "Je ne voulais pas signé car le Gimnasia m´avait évité le service militaire. Jusqu´à ce qu´ils me disent : Tu ne veux pas signer ? Pense que ton père ne connait pas les billets de 100 !" Son premier match fut lors des débuts du championnat professionnel, comme milieu droit. Mais les buts n´arrivèrent que lorsqu´il passa avant-centre. "Cherro me disait : tu as un bon tir et tu cours vite. Il a demandé à ce qu´on me change de poste". Il termina meilleur buteur de l´équipe championne avec 27 buts.
Palermo a signé mi 97 sur l´insistence de Maradona et, bien qu´il y eut dans l´effectif des avants comme Caniggia, Manteca Martínez ou Latorre les buts arrivérent vite. "Palermo marque n´importe quand, comme le but contre Independiente, et avec Varallo c´était pareil, même si il participait plus au jeu" indique Pio Corcuera, ex boquense âgé aujourd´hui de 85 ans.
Savoir si les buts d´hier valent plus que ceux d´aujourd´hui est une question sans réponse. Au commencement du professionnalisme les équipes jouaient avec quatre ou cinq attaquants, et Varallo partageait les buts avec Benítez Cáceres et Cherro, même si il était le meilleur buteur. "J´ai eu la chance d´avoir Cherro à mes côtés. Il me faisait les centres pour que je marque. Mon style était de récupérer la balle, dribbler un ou deux joueurs et tirer de n´importe quelle position. J´en ai marqué plein comme ça. Ou alors de volée. Pas de la tête, sur les corners je me mettais hors de la surface pour récupérer un dégagement" explique Varallo, surnommé à cette époque Cañoncito.
Le mérite de Palermo est de marquer à un moment oú la moyenne de buts marqués par Boca est moins forte : 2,46 dans les années 30 contre 1,75 maintenant. Il est parti fin 2000 avec 91 buts et en a marqué 63 depuis son retour en 2004. Son style ne s´apparente pas à celui de Varallo, il est plus un renard des surfaces, toujours bien placé pour récuipérer une passe de ses coéquipiers. "Parfois j´ai eu six ou sept occasions et je n´en ai pas mis une et cette fois j´en ai eu sept dont quatre au fond. C´est comme ça". Varallo ajoute que "Martín est un joueur qui ne porte pas le ballon. Il faut le trouver. Mais il vit par le but".
Même si Palermo n´a jamais eu les stats dans la tête et ne savait rien des buts de Pancho, maintenant qu´il a dépassé des buteurs historiques comme Benítez Cáceres, Cherro ou Boyé il ne peut plus s´enlever de la tête ce chiffre de 181. "Je veux rejoindre Varallo et devenir le meilleur buteur de l´histoire de Boca" a reconnu el Loco pour la première fois il y a quelques semaines. "C´est une obsession" a t-il ajouté dimanche.
El Cañoncito profite aujourd´hui de son record dans sa maison de La Plata. "J´aime être le meilleur buteur de Boca. J´ai ce record depuis 1939. Et en plus j´ai dû arrêter jeune à cause de mon genou. La dernière année je mettais de la glace dessus toute la semaine et je jouais le dimanche. Mais maintenant Palermo va me passer et je ne vais pas en mourir. Mais si il me passe je reviens pour mettre un petit but de plus..."