L´ambiance n´est pas au beau fixe
Ibarra se pose des questions au sujet de sa place sur le banc, les cartons rouges s´accumulent, et la Doce s´en prend aux joueurs après la première défaite. Vous avez dit patience ?
Que se passe t-il donc à Boca pour que ...
... Pour que dernièrement les supporters, jusque là plutôt gâtés par les récents succès, qui il y a peu chantaient encore "dale Boca que no ha pasado nada", d´un seul coup perdent patience et se mettent à insulter ceux qu´ils adoraient il y a quelques jours ? La déculottée subie face à San Lorenzo est le détonateur, mais en réalité le triplé qui s´est arrêté au doublé est resté en travers de toutes les gorges et les supporters réclament plus d´énergie pour défendre les couleurs bleu et or.
... Pour que dernièrement les joueurs se mettent en rogne dès qu´on touche à leur orgueil ? Neri Cardozo sort du terrain face à Independiente les sourcils froncés lorsque Russo le remplace par Rodríguez après l´expulsion de Banega. Ibarra, sorti à la mi-temps face à Rosario Central, laisse clairement entendre devant la presse qu´il n´aime pas sortir avant la fin des matches, et hier, alors qu´il était sur le banc dimanche après avoir sauvé l´équipe face à Cienciano il revient à la charge en déclarant lors du stage à Ezeiza avec la sélection : "Je suis déçu de ne pas jouer. Je ne sais pas si on peut parler de fatigue, il y a bien des joueurs, comme Palermo ou Díaz qui ont joué jeudi et dimanche. Bien sûr que moi aussi j´aurais aimé jouer. Mais c´est comme ça".
... Pour que dernièrement le rouge soit la dernière couleur à la mode à Boca ? Banega (contre Independiente), Marino (contre Cienciano) et Rodríguez (contre San Lorenzo), ces deux derniers pour des bêtises, ont été expulsés lors des trois derniers matches. A ceci il faut ajouter les suspensions pour accumulation de cartons jaunes de Ledesma et Orteman. Même l´assistant de Russo, Marcelo Trobbiani, a été expulsé face à Independiente. Et les réactions de Dátolo, qui a reçu un jaune pour avoir jeté le ballon à la figure de Ramón Díaz, ou Battaglia, que l´arbitre n´a pas vu malmener Malevo Ferreyra à terre, auraient pu coûter encore plus cher. "C´est la nervosité à cause de l´impossibilité de retourner une situation compromise. C´est sûr que c´est difficile de terminer avec un joueur de moins" se lamente Russo.
Ce que le technicien répète à chaque conférence de presse, ce qu´il essaie de transmettre par son parler serein, bref la tranquillité, tout cela ne fait pas partie de l´univers boquense pour l´instant. Il n´est pas facile pour une équipe habituée aux succès des années Basile et Bianchi de digérer la frustration. Surtout depuis l´expérience La Volpe. Pour l´instant Russo calme le jeu : "Je respecte les opinions tactiques et techniques de tout le monde. A la fin on verra que nous avions tous raison" s´est-il excusé dimanche après avoir fait joué son équipe avec deux défenseurs pendant une demi-heure. Attention, la tolérance est proche du zéro et une réaction rapide serait la bienvenue.