il est mieu a river qu´a l´ajax. river est un club bien plus exposé médiatiquement que le club hollandais.
Rosario Central gâche le retour de Riquelme
Peu à peu, Boca avait commencé à faire à faire oublier l´image désastreuse de l´équipe de la fin du tournoi Apertura 06. Même si les résultats du tournoi d´été n´étaient pas ceux escomptés, l´équipe commençait à montrer une plus grande solidité, plus de conviction, boostés par le carton infligé à Banfield pour l´ouverture du championnat. Peu à peu le Boca de Russo commençait à ressembler plus à la version carnivore de Basile qu´à la version catastrophe de La Volpe. C´est alors qu´éclata la bombe : Juan Román Riquelme revenait à la maison. Les supporters oublièrent la mauvais passage et se remirent à faire la queue pour obtenir le droit d´entrer au temple de la Bombonera. L´attente était énorme.
Comme on pouvait s´y attendre, Boca démarra en exerçant un pressing haut, cherchant à prendre rapidement l´avantage. Riquelme, jouait principalement avec Cardozo et Palacio comme si il l´avait fait depuis toujours. Cependant, l´arrivée de Riquelme avait impliqué la sortie de Banega, et avec elle l´affaiblissement de l´équilibre défensif atteint lors des derniers matches. Avec Battaglia laissé seul à la récupération, Boca n´était pas bien placé et il y eut quelques mauvais placements, dont ne surent heureusement pas profiter Andrés Díaz et Di María.
Riquelme posté à gauche essayait de combiner avec Cardozo pour déborder et centrer sur Palermo et Palacio, lorsqu´il ne pouvait pas passer il changeait d´aile pour combiner avec Palacio, mais le jeu manquant un peu de profondeur il n´y avait quasiment pas d´occasion de part et d´autre, la plus claire étant un coup-franc de Riquelme tiré comme un petit corner qui loba Alvarez pour retomber sur le dessus de la transversale avant de sortir (20´).
Par contre, à Central Toti Ríos et Kily González maniaient le ballon avec précision. Di María et Andrés Díaz déséquilibraient la défense boquense sur la gauche. Survint la meilleure occasion des visiteurs : Kily González envoya un centre relayé par Toti sur Díaz dont le tir était magnifiquement sorti par Caranta au ras de son poteau. Corner. Sur celui-ci, le ballon arrive sur la tête du capitaine rosarino qui remet sur Emilio Zelaya, seul aux six mètres, qui ouvre le score (39´). Et Central, bien placé sur le terrain et réduisant les apparitions de Riquelme au compte-gouttes, aurait bien pu aggraver le score avant la mi-temps par Ríos sur coup-franc et Di María.
Pour la deuxième mi-temps, Miguel Angel Russo sortit Ibarra et Orteman, avertis par l´arbitre, pour faire entrer Clemente Rodríguez et Ledesma. Ce qui portait ses fruits, Boca dominant clairement dès la reprise. Central se laissait dangereusement dominer et un corner de Cardozo se termina en chandelle dans la surface, et Palacio qui passait par là contrôla le ballon, se retourna et trompa Alvarez pour égaliser (55´). Après avoir fait le plus dur Boca leva un peu le pied et Central en profitait pour desserrer l´étreinte. Riquelme pour sa part commençait aussi à ressentir le manque de compétition et perdait plusieurs ballons. L´entrée de Marioni apportait un peu plus de vitesse mais l´attaquant manquait de précision au moment de conclure, ce qui fut aussi le cas d´Andrés Díaz sur un ballon perdu par Díaz, récupéré par Kily Gonzalez qui servait Zelaya qui, au lieu de tirer servait son coéquipier dont le tir s´écrasait sur la transversale.
Il était temps que l´arbitre siffle la fin du match, ce qu´il fit sur ce score final de 1-1. La fête pour le retour de Riquelme ne fut donc pas complète, celui-ci n´ayant pas répondu à l´énorme attente de ses supporters. L´heure n´est pas à l´inquiétude, il lui reste 17 matches de championnat et la Copa Libertadores pour démontrer que l´effort de Boca pour le rapatrier en valait la peine.