en france y a fiorèse
d´ailleurs ça tombe bien voici un article
Il faut sauver le soldat Fiorèse !
09/07/2007 - 14 h 45 - Stephanie Roque
©Teamshoot
"Je suis le mal aimé". Si cette chanson n’avait pas été un des plus grands succès de Claude François, Fabrice Fiorèse en aurait certainement fait son tube de l’été. Tellement ces paroles semblent lui coller à la peau depuis trois ans. Des portes de l’équipe de France à celles du loft marseillais, star parisienne à banni national. Fiorèse est devenu le joueur sur lequel il est bon de taper. Retour sur un itinéraire aussi atypique que controversé.
Formé à l’Olympique Lyonnais, ce Chambérien de naissance va éclater à Guingamp. Auteur de trois exercices particulièrement remarqués (32 buts de 1998 à 2001), Fabrice Fiorèse est contacté par le PSG de Luis Fernandez durant le mercato hivernal 2001. Le Guingampais réalise donc son rêve de rejoindre un grand club. Deux saisons et demie vont passer. Treize buts inscrits. Onze passes décisives en une saison. Une coupe de France."Fio" régale le Parc et se rapproche d’une première sélection en équipe de France. Puis, c’est le clash.
Le joueur et Vahid Halilhodzic, coach parisien depuis 2003, entrent en conflit. Au soir du 31 août 2004, dans un imbroglio total, on apprend que Fabrice Fiorèse s’est engagé pour 4 ans à l’OM, "le club ennemi". Fureur chez les supporters parisiens qui, après le départ de leur capitaine Fred Déhu, n’acceptent pas qu’un autre des leurs rejoignent la cité phocéenne. Fio ne le sait pas encore mais ce transfert va signer le déclin de sa carrière professionnelle.
Les violences se déchaînent envers le joueur, à Paris comme à Marseille. L’apogée de cette haine sera atteint le soir du très attendu classico PSG-OM. Il sera conspué, sifflé à chacune de ses interventions. Des kilomètres de banderoles de "mots doux" lui seront dédiés. Une pluie de projectiles lui sera "offerte" à chacun de ses corners. Mais pourquoi tant de haine ?
Si l’on s’essayait à la liste des joueurs ayant évolué et sous le maillot marseillais et sous le maillot parisien, il y aurait de quoi faire. Les Angloma, Germain, Fournier, Gravelaine, Maurice, Andre Luiz, Alonzo, Luccin, Dalmat, Leroy, Déhu, Cana... Parmi tant d’autres. Aucun de ces joueurs n’a reçu pareil traitement de faveur. Lorik Cana, dernier en date à avoir fait le voyage PSG-OM, est un des chouchous du Vélodrome. L’explication de la "traîtrise"n’est donc pas acceptable.
Certains parlent aussi des "fameux plongeons" de Fiorèse pour légitimer cette haine dont il est la victime. Là encore, l’argument est peu recevable. L’ancien Marseillais, Fabrizio Ravanelli, tant aimé des supporters, était un as en la matière. De quoi occulter le double champion olympique de la discipline, le Chinois Tian Liang. Mais, en parlant de plongeon purement footballistique, les amateurs doivent avoir en mémoire les simulations des Luca Toni, Thierry Henry... Sans vouloir les accabler eux particulièrement. Quel joueur actuel peut se targuer de n’avoir jamais essayé le plongeon dans une situation qui s’y prêtait. Les Marseillais ont encore en mémoire la "superbe" simulation de Vitorino Hilton, le défenseur lensois, sur Cana au mois d’octobre dernier.
Dernier aspect sur lequel les Phocéens ont la rancune tenace, c’est la "fameuse" célébration de joie après un but du Savoyard dans les dernières minutes d’un OM-PSG. Et alors ? Lorik Cana, toujours lui, n’était-il pas fou de joie après son coup de tête rageur face au PSG, quelques semaines seulement après l’avoir quitté.
Au micro de RMC, le 27 juin dernier, Fabrice Fiorèse confessait n’avoir reçu "aucune proposition". Il se dit dans l’attente du signe "d’un club de Ligue 1 comme de Ligue 2". "Je ne vais pas faire la fine bouche", a-t-il souri.
Actuellement dans le loft marseillais où il est toujours salarié (jusqu’en 2008), Fio s’est pris un préparateur physique et pour le reste, s’entraîne seul chez lui. A bientôt 32 ans, l’ancien Guingampais n’aspire qu’à une seule chose : jouer au football en toute sérénité. La meilleure des réponses, il espère encore l’apporter sur le terrain. Comme à l’été 2006, à Paris, où il avait doublé la mise en faveur... de Lorient.