Mondial-2006: l´Angleterre optimiste prévoit déjà la fête de ses héros
sam 27 mai, 10h22
L´attaquant anglais Wayne Rooney à côté de la Coupe du Monde, qui a effectué un tour des pays qualifiés, comme ici à Londres, le 23 mars 2006
agrandir la photo
LONDRES (AFP) - L´Angleterre, dont l´équipe est l´une des favorites du Mondial-2006 de football, croit si fort en ses chances de gagner le 9 juillet à Berlin que tout est déjà apparemment prévu pour le retour des vainqueurs.
Le Times affirmait ainsi cette semaine que le gouvernement allait décréter un jour férié le 11 juillet, au surlendemain de la finale. Les Beckham, Rooney, Gerrard, Lampard et autres Campbell promèneront le trophée dans le centre de Londres, juchés sur un bus, avant d´être reçus à goûter par la reine à Buckingham.
Le sélectionneur de l´équipe d´Angleterre Sven-Göran Eriksson lors d´un entraînement, au Portugal, le 17 mai 2006
agrandir la photo
C´est ce qu´avaient fait les rugbymen champions du monde en 2003, entraînant un million de personnes sur leur passage. La Fédération nationale estime déjà que ce chiffre sera doublé en cas de titre mondial des footballeurs.
Sollicitée par l´AFP, elle n´a pas voulu "tenter le sort en commentant des plans" qu´elle "aurait ou n´aurait pas". Mais la confiance du pays en son équipe ne fait pas de doute.
Depuis plusieurs semaines, les drapeaux aux couleurs de Saint-George (croix rouge sur fond blanc), l´emblème de l´Angleterre fleurissent sur les voitures et aux fenêtres des maisons.
Quelques mairies rabat-joie ont d´ailleurs été foudroyées par la presse populaire parce qu´elles avaient interdit aux taxis d´arborer les drapeaux.
Les marques jouent toutes la ferveur, tandis que la grande distribution a innové pour satisfaire une nation de supporteurs: place au barbecue estampillé "England", aux paquets de céréales rouge et blanc, à l´effigie gonflable de Beckham ou encore au nain de jardin en maillot officiel.
Si l´Angleterre est la patrie du football, l´amour fou des Anglais pour le ballon rond a été plutôt mal récompensé jusqu´à présent par leur équipe nationale. Elle a décroché un seul titre mondial, à domicile lors de la Coupe du monde 1966, et aucun trophée à l´Euro.
La sélection, dotée d´un jeu séduisant et souvent battue d´un rien, paraît même avoir repris, ces dernières années, l´habit de "perdant magnifique" qui collait aux Français dans les années 80.
Cela sera différent cette fois, veulent croire les Anglais.
Et le Times leur donne raison, qui dans un éditorial affirmait jeudi que cette fois, "ceux qui y croient ont raison".
Leur optimisme doit beaucoup à celui de la presse et de l´entraîneur.
Tous les journaux assurent jour après jour que l´attaquant Wayne Rooney, peut-être le joueur-clé de l´équipe, jouera malgré une fracture d´un métatarse. Les médias les plus prudents admettent à la rigueur qu´il pourrait manquer les premiers matches... indiquant ainsi leur confiance que l´Angleterre fera un long parcours en Allemagne.
Et Sven-Göran Eriksson est le premier sélectionneur depuis 1966 à dire avec conviction que l´Angleterre peut gagner.
Le Times approuve: "Enterrer à l´avance tous les espoirs n´est pas la recette du succès. Cela ne nous a pas fait de bien la dernière fois. Ni la fois d´avant. Et pas non plus la fois encore avant."
trop fort! ils ont oubliés qu´il ont Crouch