retour dans le passé avec pour commencer la victoire du CELTIC GLASGOW en coupe d´europe des clubs champions 1967, remportée en finale 2-1 au dépend de l´inter de milan <<<
Les Nantais avaient appris à les connaître, dès novembre et les huitièmes de finale, le reste de l´Europe a été définitivement convaincu par un beau soir de mai 1967 dans la chaleur de Lisbonne. Les Ecossais du Celtic Glasgow, emmenés par le grand Johnstone (1,55 m) venaient d´écrire la première page du grand livre du football anglo-saxon en Coupe d´Europe des clubs champions et ce, aux dépens du grand Inter Milan de Helenio Herrera.
La finale
Le 25 mai, sous le soleil de plomb de Lisbonne, l´Inter Milan se présente une nouvelle fois en épouvantail. Et, une fois de plus, la chance sourit aux favoris, puisque dès la 7e minute, l´arbitre allemand, Monsieur Tschenscher, leur accorde un penalty, qui laisse plus d´un spectateur perplexe, après la chute de Cappellini dans un contact avec Craig.
Sandro Mazzola prend Simpson à contre-pied et transforme le tir au but. Le stratège italien met son équipe dans une position qu´elle affectionne, celle de mener 1-0 et laisser venir son adversaire. Seulement, le club milanais n´est plus la Cathédrale de béton et d´acier que l´Europe du football a connue. La fraîcheur physique s´est envolée. Les joueurs de Helenio Herrera subissent, souffrent et finalement se font tailler en pièces par des Ecossais sans états d´âme. Un genou à terre, multipliant les mauvaises relances, l´Inter tient pourtant pendant plus d´une heure. Le grand arrière (comme on appelle les défenseurs à l´époque, ndlr) Tommy Gemmel égalise d´un tir puissant (63e).
Le Celtic, merveilleux d´enthousiasme, attaquant inlassable, multiplie les offensives et les coups d´éclats. Il domine, il écrase de son feu un Inter ivre de fatigue, mais qui tient toujours. Et ce n´est qu´à la 84e minute que Chalmers donne enfin au Celtic, une victoire mille fois méritée.
Les onze « lions de Lisbonne » entrent dans la légende. Ils dansent sur la dépouille du grand Inter Milan qui, ne s´en remettra pas. 1967, une année à coup sûr H.I.S.T.O.R.I.Q.U.E. !
La feuille de match
(25 mai 1967 à Lisbonne, Stade Nacional)
CELTIC GLASGOW - INTER MILAN : 2-1 (0-1)
45 000 spectateurs/Arbitre : M. Tschenscher (RF Allemagne).
Buts : Mazzola (7e s.p.) pour l´Inter Milan. Gemmell (63e), Chalmers (84e) pour le Celtic.
CELTIC GLASGOW : Simpson - Craig, W. McNeill, J. Clark, Gemmell - Murdoch, Auld - Johnstone, Wallace, Chalmers, Lennox. Manager : Stein.
INTER MILAN : G. Sarti - Burgnich, Guarneri, Picchi, Facchetti - Bedin, Mazzola, Bicicli - Domenghini, Cappellini, Corso. Entr. : Herrera.
A RETENIR
L´homme du match : Thomas GEMMEL
Né le 16 octobre 1943 à Glasgow (Ecosse). Clubs : Coltness United, Celtic Glasgow, Nottingham Forest, Dundee.
Vainqueur de la Coupe d´Europe des clubs champions avec le Celtic Glasgow en 1967, finaliste en 1970.
Six fois champion d´Ecosse avec le Celtic Glasgow, en 1966, 1967, 1968, 1969, 1970 et 1971.
Trois fois vainqueur de la Coupe d´Ecosse avec le Celtic Glasgow, en 1965, 1967 et 1969, finaliste en 1966 et 1970.
Cinq fois vainqueur de la League Cup écossaise, avec le Celtic Glasgow en 1966, 1967, 1968 et 1969, avec Dundee en 1974, finaliste avec le Celtic en 1965.
18 sélections, 1 but de 1966 à 1971.
A RETENIR
Le parcours du vainqueur
1er tour aller (28/09/1966)
Celtic Glasgow - FC Zurich : 2-0
(Gemmell 61e, McBride 69e)
1er tour retour (05/10/1966)
FC Zurich - Celtic Glasgow : 0-3
(Gemmell 22e, 48e sp, Chalmers 39e)
Huitième aller (30/11/1966)
FC Nantes - Celtic Glasgow : 1-3
(McBride 25e, Lennox 50e, Auld 66e)
Huitième retour (07/12/1966)
Celtic Glasgow - FC Nantes : 3-1
(Johnstone 15e, Chalmers 57e, Lennox 78e)
Quart aller (01/03/1967)
Vojvodina Novi Sad - Celtic Glasgow : 1-0
Quart retour (08/03/1967)
Celtic Glasgow - Vojvodina Novi Sad : 2-0
(Chalmers 58e, McNeil 90e)
Demi-finale aller (12/04/1967)
Celtic Glasgow - Dukla Prague : 3-1
(Johnstone 27e, Wallace 61e, 67e)
Demi-finale retour (25/04/1967)
Dukla Prague - Celtic Glasgow : 0-0
Le 11 mai 1983, sous la pluie de Göteborg, le Real Madrid prend l’eau de toutes parts face à Aberdeen. Il faudra toutefois attendre les prolongations pour voir les Dons d’Alex Ferguson s’imposer et remporter la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes <<<
Elle opposait Aberdeen au Real Madrid le 11 mai de cette année 1983. Pour une fois, le dernier club écossais en lice n’était ni le Celtic, ni les Rangers, mais la redoutable équipe d’Aberdeen qui avait sorti le Bayern à l’issue d’un match héroïque en quarts de finale, puis Waterschei dans une demi-finale à sens unique.
L’entraîneur avait pour nom Alex Ferguson. Avec humour, il avait prédit que cette finale serait "une grande victoire britannique ou bien une grande défaite écossaise". L’affaire se présentait bien pour les Dons, un temps quasi-écossais à Göteborg avec un déluge permanent et les tribunes du stade Ullevi étaient remplies presque exclusivement de supporters écossais qui avaient fait le déplacement.
Aberdeen avait de quoi croire à ses chances. Le futur Sir Alex avait à sa disposition des joueurs qui jouaient ensemble depuis pas mal de temps. Derrière un gardien pas encore atteint de maladresse chronique (Jim Leighton), deux arrières d’ailes qui assuraient le minimum (Tarzan Doug Rougvie et l’expérimenté John McMaster) et le duo central McLeish-Miller compensait son manque de vitesse par une grande complémentarité. Le milieu était très solide avec deux jeunes joueurs prometteurs : Neale Cooper et Neil Simpson, aux cotés de l’international rouquin Gordon Strachan et du dribbleur coté gauche Peter Weir. Devant, Mark McGhee et Eric Black enfilaient les buts à tous les niveaux. Le petit plus, c’était le remplaçant lucky John Hewitt. Autre grande force d’Aberdeen, Alex Ferguson avait mis au point un petit numéro avec ses joueurs qui faisait merveille en Ecosse où régnait toujours la suspiscion (selon ses propres dires, les arbitres avantageaient toujours le Celtic ou les Rangers, mettant à l’écart les autres clubs ... il devait en connaître un rayon, ayant joué aux Rangers). A chaque décision un peu litigieuse de l’arbitre, trois joueurs se précipitaient autour de l’homme en noir pour l’intimider. Pour éviter un trop grand nombre de cartons, le machiavélique Ferguson avait organisé des roulements parmi ses joueurs pour intimider l’arbitre. Cette singulière pratique était mise au point pendant des séances spéciales à l’entraînement. Quand il prendra Manchester United en main, Alex Ferguson fera exactement de même, les Red Devils étant désormais connus à travers l’Angleterre comme les rois de la contestation arbitrale tout azimut !
Pas vraiment besoin de ces ficelles cauteleuses pendant ce match car Aberdeen était la meilleure équipe et d’assez loin. Eric Black va rapidement ouvrir le score à la suite d’une bonne action collective. Peut-être trop confiants, les écossais vont alors se faire piéger défensivement, le Real obtenant un penalty logique transformé par Juanito. La suite du match, je m’en rappelle comme une longue domination des rouges qui ne parvenaient cependant pas à marquer. Peter Weir avait beau dribbler au point de rendre fou l’expérimenté Camacho en seconde période (l’entraîneur du Real le fit remplacer par un autre joueur tellement il avait du mal), ses centres ne trouvaient jamais preneur. Frustré, Ferguson remplaça un Eric Black finalement assez décevant par le remplaçant porte-bonheur. Pas assez tôt pour gagner avant les prolongations, mais à la 117eme minute, sur une énième action de Weir, Mark McGhee parvenait à centrer pour la tête de... lucky John Hewitt qui mettait la balle au fond.
Sous des trombes d’eau, Aberdeen devenait la troisième équipe écossaise à inscrire son nom à une coupe d’Europe. Willie Miller, le capitaine moustachu ramena le trophée dans la cité de granite et Ferguson resta pendant deux années encore à Pittodrie et emporta tout ce qu’il y avait à remporter en Ecosse. Mais déjà sa réputation le précédait en Angleterre et il cherchait un club qui pourrait étancher sa soif de succès à un niveau supérieur. C’est en 1986 qu’un club anglais embauchera ce manager d’exception formé à la rude école écossaise : Manchester United.
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Aberdeen : Leighton ; Rougvie, McMaster, Cooper, McLeish, Miller, Strachan, McGhee, Black (Hewitt), Weir.
Real Madrid : Augustin, Camacho (San Jose), Juan Jose, Metgod, Bonet, Angel, Juanito, Stielike, Santillana, Gallego, Isidro (Salguero).
Bide ![]()
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incultes !! ! le football n´a pas été créer en 1998 ...
Liverpool - Milan AC : finale de la ligue des champions 2005 <<<
Le 25 mai 2005 au Stade Olympique Atatürk, Istanbul (Turquie), la finale de la Ligue des Champions oppose le club anglais du Liverpool FC au club italien du Milan AC qui se sont respectivement débarassés en demi-finale du Chelsea FC et du PSV Eindhoven. Le stade est empli d´environ 70 000 spectateurs dont 40 000 spectateurs des Reds, 15 000 supporters Rossoneri et 15 000 spectateurs neutres.
Ce match restera dans les mémoires comme l´un des plus incroyables retournement de situation. Dès la première minute de jeu (52e seconde), le vétéran Paolo Maldini du Milan AC inscrit le but le plus rapide d´une finale de Ligue des Champions, puis en fin de première période les Milanais inscrivent deux nouveaux buts par l´intermédiaire de l´argentin Hernán Crespo (38´,43´). On pense alors que la finale est acquise aux Milanais qui n´auront plus qu´à gérer la seconde période pour s´imposer. Mais au début de la seconde période les anglais reviennent avec de nouvelles intentions et Steven Gerrard montre la voie à son équipe d´une tête rageuse (3-1, 54e); ce but va redonner espoir aux Reds qui deux minutes plus tard d´une superbe frappe de Vladimír Šmicer refont peu à peu leur retard (3-2, 56e). Les supporters de Liverpool FC donnent alors de la voix pour encourager leur équipe qui obtient 4 minutes plus tard un penalty pour une faute de Genarro Ivan Gattuso sur Steven Gerrard. Xabi Alonso tire le penalty d´une frappe puissante du pied droit qui est repoussée par le gardien brésilien du Milan AC, Nelson Dida, mais l´espagnol a bien suivi et tire une seconde fois du pied gauche pour égaliser! (3-3, 60e).
Dès lors plus rien ne sera marqué même pendant les prolongations et l´attribution de cette "Coupe aux grandes oreilles" se fera aux tirs au but. Du côté italien, Serginho, Andrea Pirlo et Andriï Chevtchenko manquent leur tir au but, seuls Jon Dahl Tomasson et Kaká marquent; du côté anglais, seul John Arne Riise manque son tir au but, Dietmar Hamann, Djibril Cissé et Vladimír Šmicer réussissant le leur. Au final, Liverpool FC s´impose (3-3, 3tab2) et remporte sa 5e Ligue des Champions 20 ans tout juste après le Drame du Heysel.
Les internautes n´ont pas oublié cette finale de rêve puisqu´ils ont choisi à 28,15% des suffrages d´un sondage d´en faire l´exploit de l´année.
Évolution du score
Liverpool 0 - 1 Milan AC : Paolo Maldini (1re)
Liverpool 0 - 2 Milan AC : Hernán Crespo (39e)
Liverpool 0 - 3 Milan AC : Hernán Crespo (44e)
Liverpool 1 - 3 Milan AC : Steven Gerrard (54e)
Liverpool 2 - 3 Milan AC : Vladimír Šmicer (56e)
Liverpool 3 - 3 Milan AC : Xabi Alonso (pen 60e)
Finale coupe UEFA 2003:
Porto 3 Celtic Glasgow 2 (AP) <<<
33 degrés à Séville au moment du coup d´envoi. Et beaucoup de chaleur également dans les gradins où 50.000 supporters écossais ont pris place au côté des 20.000 portugais.
Mais malgré cette ambiance, le match prendra du temps pour véritablement démarrer. 41 minute de jeu exactement. Et cette occasion pour Deco qui échoue de peu sur le gardien du Celtic. Ce n´est toutefois que partie remise pour Porto, à la 45ème, c´est l´ouverture du score grace au brésilien Der-leï.
Victor Baïa en a la bougeote.
Mais 2 minutes plus tard Henrik Larsson se charge de le clouer sur place. C´est 1 partout et déjà le 10ème but pour l´attaquant du Celtic.
A partir de cet instant la partie s´enflamme. 54ème minutes. Deco nous montre une nouvelle fois tout son art. Une ouverture lumineuse pour Alenitchev. Toute la défense est dans le vent. Les portugais reprennent l´avantage. Mais loin de se laisser abattre, les écossais démontrent alors que leur fighting spirit n´est pas une légende. Et Larsson inscrit son 11ème but dans la compétition.
A 2 partout, la partie peut encore balancer dans un sens comme dans l´autre.
La partie retombe ensuite dans l´approximation. Le temps réglementaire est passé. On joue les prolongations. Baldé joue les kamikazes. Il reçoit la carte rouge. Une exclusion sans doute décisive. A la 115è minute Der-leï encore lui, inscrit le 1er but en argent de l´histoire.
Les écossais ne s´en remettront pas.
Porto - Celtic, score final : 3 buts à 2. 16 ans après leur victoire en Coupe des club champions, les portugais remportent ainsi leur 2ème trophée européen.
finale de la coupe d´europe des clubs champions 1956 à Paris <<<
Le public et les journalistes français ne pouvaient rêver plus belle affiche pour la première finale de ce qui était un peu, à l´époque, leur compétition. Le champion de France 1955, Reims, invaincu lors des tours précédents, se voit offrir son homologue espagnol, le Real Madrid, entraîné par Villalonga, qui possède en son sein deux joueurs hors catégorie, Alfredo Di Stefano et Francisco Gento. Les Madrilènes, défaits sévèrement en quarts retour à Belgrade (0-3) et en demi-finale retour à San Siro face au Milan AC (1-2), ne sont pas favoris. Reste aux Rémois à concrétiser leur statut.
La finale
L´ultime rencontre de la première Coupe d´Europe des clubs champions a lieu à Paris, le 13 juin 1956 au Parc des Princes, en guise d´hommage-remerciements aux créateurs de l´épreuve : les journalistes de L´Equipe. Accueillir une telle rencontre à un tel niveau est une chance pour Reims et pour ... tout le football français.
Les joueurs d´Albert Batteux entrent de façon magistrale et concrète dans le match. Le célèbre tableau d´affichage du Vélodrome du Parc des Princes indique 2-0 en faveur des Rémois après seulement dix minutes de jeu. Leblond débloque la rencontre à la 6e minute, tandis que Templin double la mise 240 secondes plus tard. La foule parisienne est aux anges. Seulement, il y a Di Stefano, le grand Di Stefano. A trente ans, il n´est plus la «Salta Rubia» (flèche blonde) de ses débuts à River Plate. Mais il est beaucoup plus. L´Argentin a étoffé son jeu, devenant créateur, inspirateur, capitaine et défenseur. Gabriel Hanot dit de lui : «C´est le footballeur le plus complet que l´on ait jamais vu ». Alfredo réduit le score (14e) et offre la balle du 2-2 à Rial (30e). Il en faut plus pour abattre les coéquipiers de Robert Jonquet. A l´heure de jeu, Michel Hidalgo permet aux Champenois de reprendre l´avantage (3-2).
Mais Reims, où manque Penverne (opéré du genou) et où Kopa (déjà transféré au Real !! ) n´a pas son rayonnement habituel, perd la bataille du milieu du terrain. Le défenseur Marquitos égalise (67e). Douze minutes plus tard, Rial donne une avance définitive au champion d´Espagne avant que tout un stade ne retienne son souffle sur un tir de Templin qui s´écrase sur ... la barre (88e). Reims est battu.
Dans L´Equipe, Jacques de Ryswick y va de son commentaire : «L´équipe de Reims a été le reflet assez fidèle d´un football professionnel français toujours à la recherche d´un solide fonds de consistance et de constance ! »
Le Real Madrid, du président-bâtisseur Santiago Bernabeu, vient quant à lui de poser la première pierre du plus bel édifice européen du XXe siècle. Huit autres titres suivront en C1.
La feuille de match
13 juin 1956 à Paris, Parc des Princes
REAL MADRID - STADE REIMS : 4-3 (2-2)
38 239 spectateurs/Arbitre : M. Ellis (Angleterre).
Buts : Leblond (6e), Templin (10e), Hidalgo (62e) pour Reims. Di Stefano (14e), Rial (30e, 79e), Marquitos (67e) pour le Real Madrid.
REAL MADRID : Alonso - Atienza, Marquitos, Lesmes - Munoz, Zarraga - Joseito, Marchal, Di Stefano, Rial, Gento. Entr. : Villalonga.
STADE REIMS : Jacquet - Zimny, Jonquet, Giraudo - Leblond, Siatka - Hidalgo, Glovacki, Kopa, Bliard, Templin. Entr. : Batteux.
A RETENIR
Le joueur du match : Alfredo DI STEFANO
Né le 4 juillet 1926 à Buenos Aires (Argentine). Clubs : Club Iman Buenos Aires (1942), River Plate (1943-45), Huracan (1946), River Plate (1947-49), Los Millonarios Bogota (1949-53), Real Madrid (1953-64), Espanyol Barcelone (1964-66). Nom complet : Alfredo Di Stefano Laulhe.
Cinq fois vainqueur de la Coupe d´Europe des clubs champions avec le Real Madrid, en 1956 (1 but en finale), 1957 (1 but sp), 1958 (1 but), 1959 (1 but) et 1960 (3 buts), finaliste en 1962 et 1964.
Vainqueur de Coupe intercontinentale avec le Real Madrid en 1960.
Deux fois vainqueur de la Coupe Latine avec le Real Madrid, en 1955 et 1957 (1 but en finale).
Huit fois Champion d´Espagne avec le Real Madrid, en 1954, 1955, 1957, 1958, 1961, 1962, 1963 et 1964 .
Vainqueur de la Coupe d´Espagne avec le Real Madrid en 1962, finaliste en 1958, 1960 et 1961.
Trois fois Champion de Colombie avec Los Millonarios Bogota, en 1949, 1951 et 1952.
Vainqueur de la Coupe de Colombie avec Los Millonarios Bogota en 1953.
Champion d´Argentine avec River Plate en 1947.
Premier match en D1 argentine le 15 juillet 1945, Huracan - River Plate 2-1.
Meilleur buteur du Championnat d´Argentine avec River Plate en 1947 (27 buts).
Deux fois meilleur buteur du Championnat de Colombie avec les Millionarios Bogota, en 1951 (32 buts) et 1952 (19 buts).
Cinq fois meilleur buteur du Championnat d´Espagne avec le Real, en 1954 (28 buts), 1956 (24), 1957 (31), 1958 (19) et 1959 (23).
Deux fois Ballon d´or européen avec le Real Madrid, en 1957 et 1959.
Super Ballon d´or européen en 1989 (Jury de France-Football).
6 sélections, 6 buts avec l´Argentine en 1947.
31 sélections, 23 buts avec l´Espagne de 1957 à 1961.
A RETENIR
Le parcours du vainqueur
Huitième aller (08/09/1955)
Servette Genève - Real Madrid : 0-2
(Munoz 74e, Rial 89e)
Huitième retour (12/10/1955)
Real Madrid - Servette Genève : 5-0
(Di Stefano 29e, 61e, Joseito 44e, Rial 46e, Molowny 54e)
Quart aller (25/12/1955)
Real Madrid - Partizan Belgrade : 4-0
(Castano 12e, 23e, Gento 36e, Di Stefano 70e)
Quart retour (29/01/1956)
Partizan Belgrade - Real Madrid : 3-0
Demi-finale aller (19/04/1956)
Real Madrid - Milan AC : 4-2
(Rial 6e, Joseito 25e, Olsen 40e, Di Stefano 62e)
Demi-finale retour (01/05/1956)
Milan AC - Real Madrid : 2-1
(Joseito 65e)
pk tu met pas la final OM-MILAN 93 ET OM-VALENCE 2004
26 mai 1993 : finale de la ligue des champions à Munich :
L´OM entre dans la légende
Six coupes d’Europe dont quatre des clubs champions, et un tour final de Champion’s League, sans défaite. Le Milan AC arrivait à Munich avec une réputation en or massif. En face, l’OM portait en lui, les espoirs de tout un pays qui n’avait jamais pu accoucher d’un vainqueur européen, malgré les exploits de Reims dans les années 50, des « Verts » et de Bastia. Trente sept ans d’attente ! Annoncée comme inférieure sur le plan tactique et technique, l’équipe marseillaise avait dans ses bagages les armes d’un véritable esprit commando, soudé d’une tactique habile basée sur la solidarité collective, à toute épreuve.
Dès le coup d’envoi d’ailleurs, le ton est donné ! le défi sera physique, impitoyable. Ne pas se laisser impressionner, tacler vite et fort, rendre coup pour coup, refouler toute les idées reçues sur les doutes et toutes sensations de peur.
Conquérants, les Italiens sont fidèles à leur réputation et se créent pas moins de cinq occasions en une trentaine de minutes. Des banderilles qui dont mal, premiers jalons d’une mort annoncée. Sans nul doute, c’est au cours des vingt premières minutes que Milan aurait pu faire basculer la rencontre. Van Basten centre au second poteau pour la tête de Massaro dont la tête effleure le poteau de Barthez (6e). Dans la même minute, Völler se retrouve seul devant Rossi, qui renvoie dans les pieds de Boksic. Maldini ensuite, de la tête inquiète le jeune gardien marseillais (13e), qui sauve son camp quatre minutes plus tard à deux reprises sur un tir en pivot de Van Basten et sur une reprise de Massaro (17e). Pour l’OM, il s’agit de tenir jusqu’à la pause et de se contenter de quelques incursions dans le camp « Rossoneri » et de ballons arrêtés providentiels, comme ce coup de tête de la 44e minute. Abedi Pelé réussit un débordement, la défense milanaise concède le corner. C’est là que Basile Boli s’envole, devance Rijkaard et Baresi, et qu’il marque un but historique pour le football français.
Peu habitué à être mené au tableau d’affichage, blessé par cet assassinat de lèse-majesté, le Milan AC ne peut se ressaisir en seconde période, et laisse le doute s’installer. L’arrivée de Jean-Pierre Papin n’y fera rien. La mécanique fragile des artistes transalpins est grippée, manque d’huile. Et dans la tribune officielle, Silvio Berlusconi, comme son équipe de milliardaires, tremble sur son siège. Il ne brandira pas son troisième trophée après celui de 1989 et 1990. Pour l’OM de Bernard Tapie, le cauchemar de Bari en 1991, est terminé, oublié !
Fiche du Match:
Finale de la Champions League
Munich, Stade Olympique
OM bat Milan AC 1-0 (1-0)
67 000 spectateurs
Arbitrage de M. Röthlisberger (Sui)
But : Boli (44e) pour l’OM
OM : Barthez - Eydelie, Desailly, Boli, Angloma (puis Durand, 62e), Di Meco - Deschamps, Sauzée - Pelé, Boksic, Völler (puis Thomas, 79e). Ent. : R. GOETHALS
Milan AC : Rossi - Tassotti, Costacurta, Baresi, Maldini - Donadoni (puis Papin, 58e), Rijkaard, Albertini, Lentini - Van Basten (puis Eranio, 86e), Massaro. Ent. : F. CAPELLO
finale de la coupe d´europe des clubs champions 1976 : Saint-Etienne 0 - Bayern Munich 1 (Hampden Park, Glasgow) <<<
COIFFÉS SUR LE POTEAU !
Il existe deux façons de regarder le verre à moitié plein ou à moitié vide. Il peut en être de même pour un match de football. Côté français, la finale 1976 restera comme celle des regrets et de leur litanie éculée : « Ah, si les poteaux n´avaient pas été carrés... », « Ah, si Rocheteau... ». Côté allemand, on se veut beaucoup plus serein. Le Bayern Munich remporte son troisième titre consécutif, la machine bavarroise est à son sommet tout comme le football allemand qui règne sur le monde depuis 1974. La France, elle, découvre... Michel Platini !
La marée était en vert !
En ce printemps 1976, la France vire au vert ! Vert de joie, vert de bonheur et bien sûr vert-football. L´équipe stéphanoise n´a plus d´adversaire en France, même si le «village» nantais fait encore un peu de résistance ! L´équipe entraînée par Robert Herbin reste sur deux doublés championnat-coupe et s´apprête à conquérir un nouveau titre national. Mais, c´est surtout sur la scène européenne que les coéquipiers d´Ivan Curkovic se sont taillés une réputation. Depuis septembre 1974, le Sporting CP, Hajduk Split, Ruch Chorzow, les Rangers, le Dinamo Kiev et le PSV Eindhoven n´ont pas résisté aux assauts et à la fougue du bloc stéphanois. Seul le Bayern Munich a empêché Oswaldo Piazza et consorts d´accéder à la finale 1975 au... Parc des Princes.
A Glasgow, on prépare la finale. Pierre Garonnaire qui a effectué un voyage de reconnaissance, est revenu ébahi. 40 000 spectateurs soutiendront les Verts. On s´arrache drapeaux, perruques, fanions et maillots verts, à Saint-Etienne comme... en Ecosse !
La finale
Au coup d´envoi, il y a trois absents de marque dans l´équipe de Saint-Etienne. Gérard Farison en défense, Christian Synaeghel "la fourmi" du milieu de terrain et Dominique Rocheteau en attaque, qu´Herbin a préféré laisser sur le banc. Pendant 57 minutes, Saint-Etienne, superbe, fait jeu égal avec le Bayern, jusqu´au moment où le plus Français des Argentins, Oswaldo Piazza commet une faute sur Gerd Müller. Coup franc indique M. Palotai. L´arbitre a beaucoup de mal à mettre le mur stéphanois à 9 mètres. Excédé, il laisse les Allemands jouer ce coup franc très rapidement. Petite passe de Beckenbauer pour Franz Roth. Le tir du "Bull " (le Boeuf) est une nouvelle fois décisif. Après 1967 et la finale de la C2, après 1975 et la victoire face à Leeds United en C1, Roth offre un nouveau trophée au champion allemand. On pourra toujours regretter que plusieurs tirs stéphanois se soient fracassés sur la transversale ou sur les poteaux du but gardé par Sepp Maier, comme cette tête fantastique de Jacques Santini à bout portant.
Cette finale, souvent dominée par un bon Saint-Etienne, vient de se jouer sur un coup de dés. Les regrets sont vifs, d´autant que lors des sept dernières minutes, l´Ange vert Dominique Rocheteau qui remplace Christian Sarramagna, effectue une magnifique démonstration sur son aile, rendant fous les défenseurs allemands, le grand Beckenbauer en tête. Le temps des regrets éternels a sonné.
L´Epopée de l´AS Saint-Etienne 1974-1976
1974-75
18/09/1974 1T A
Saint-Etienne - Sporting CP : 2-0
(H. Revelli 15, Bereta 58)
02/10/1974 1T R
Sporting CP - Saint-Etienne : 1-1
(Yazalde 38 ; H. Revelli 22)
23/10/1974 8e A
Hajduk Split - Saint-Etienne : 4-1
(Jerkovic 29, 65, Zungul 57, Mijac 81 ; H. Revelli 35)
06/11/1974 8e R
Saint-Etienne - Hajduk Split : 5-1 ap
(Larqué 36, Bathenay 61, Bereta 71 sp, Triantafilos 82, 104 ; Jovanovic 60)
05/03/1975 Q A
Ruch Chorzow - Saint-Etienne : 3-2
(Maszczyk 10, Benigier 37, Bula 46 sp ; Larqué 64, Triantafilos 85)
19/03/1975 Q R
Saint-Etienne - Ruch Chorzow : 2-0
(Janvion 2, H. Revelli 81 sp)
09/04/1975 D A
Saint-Etienne - Bayern Munich : 0-0
23/04/1975 D R
Bayern Munich - Saint-Etienne : 2-0
(Beckenbauer 2, Dürnberger 69)
1975-76
17/09/1975 1T A
KB Copenhague - Saint-Etienne : 0-2
(P. Revelli 52, Larqué 71)
01/10/1975 1T R
Saint-Etienne - KB Copenhague : 3-1
(Rocheteau 7, P. Revelli 32, Larqué 85 ; B. Petersen 49)
22/10/1975 8e A
Saint-Etienne - Glasgow Rangers : 2-0
(H. Revelli 28, Bathenay 89)
05/11/1975 8e R
Glasgow Rangers - Saint-Etienne : 1-2
(MacDonald 88 ; Rocheteau 63, H. Revelli 70)
03/03/1976 Q A
Dinamo Kiev - Saint-Etienne : 2-0
(Konkov 21, Blokhine 54)
17/03/1976 Q R
Saint-Etienne - Dinamo Kiev : 3-0 ap
(H. Revelli 65, Larqué 73, Rocheteau 107)
31/03/1976 D A
Saint-Etienne - PSV Eindhoven : 1-0
(Larqué 15)
14/04/1976 D R
PSV Eindhoven - Saint-Etienne : 0-0
12/05/1976 Finale
Bayern Munich - Saint-Etienne : 1-0
(Roth 57)
A RETENIR
L´homme du match : Dominique ROCHETEAU
Né le 14 janvier 1955 à Saintes (Charente-Maritime). 1,78 m, 72 kg. Clubs : Etaules, AS Saint-Etienne (1974-80), Paris Saint-Germain FC (1980-87), Toulouse FC (1987-89).
Champion d´Europe des nations avec la France en 1984 (2 matches).
Demi-finaliste de la Coupe du monde avec la France en 1982 contre la RF Allemagne (3-3 ap/4p à 5p), quart-de-finaliste en 1986 au Mexique.
Vainqueur de la Coupe intercontinentale des nations avec le France en 1985 contre l´Uruguay 2-0 (1 but en finale).
Finaliste de la Coupe d´Europe des clubs champions avec Saint-Etienne en 1976 contre le Bayern 0-1, pendant 7 minutes devenues célèbres.
Quatre fois Champion de France, avec Saint-Etienne en 1974 (4/0), 1975 (4/0) et 1976 (22/11), avec Paris-SG en 1986 (35/19).
Trois fois vainqueur de la Coupe de France, avec Saint-Etienne en 1977, avec Paris-SG en 1982 (1 but en finale) et 1983, finaliste avec Paris-SG en 1985 contre Monaco 0-1.
49 sélections, 15 buts de 1975 à 1986.
A RETENIR
Le parcours du vainqueur
17/09/1975 1er tour aller
Jeunesse Esch - Bayern Munich : 0-5
(Zobel 29, 35, Schuster 63, K.H. Rummenigge 69, 78)
01/10/1975 1er tour retour
Bayern Munich - Jeunesse Esch : 3-1
(Schuster 30, 83, 88)
22/10/1975 huitième aller
Malmö FF - Bayern Munich : 1-0
05/11/1975 huitième retour
Bayern Munich - Malmö FF : 2-0
(Dürnberger 59 sp, Torstensson 77)
03/03/1976 quart aller
Benfica - Bayern Munich : 0-0
17/03/1976 quart retour
Bayern Munich - Benfica : 5-1
(Dürnberger 50, 55, K.H. Rummenigge 68, G. Müller 73, 83)
31/03/1976 demi-finale aller
Real Madrid - Bayern Munich : 1-1
(G. Müller 42)
14/04/1976 demi-finale retour
Bayern Munich - Real Madrid : 2-0
(G. Müller 9, 31)
12/05/1976 Finale
Bayern Munich - AS Saint-Etienne : 1-0
(Roth 57)
A RETENIR
La feuille de match
(12 mai 1976 à Glasgow, Hampden Park)
BAYERN MUNICH - AS SAINT-ETIENNE : 1-0 (0-0)
54 684 spectateurs/Arbitre : M. Palotai (Hongrie).
But : Roth (57e) pour le Bayern.
BAYERN MUNICH : Maier - J. Hansen, Schwarzenbeck, Beckenbauer, Horsmann - Dürnberger, Roth, Kapellmann - K.-H. Rummenigge, G. Müller, U. Hoeness. Entr. : Cramer.
SAINT-ETIENNE : Curkovic - Janvion, Piazza, Lopez, Repellini - Bathenay, Larqué, Santini - H. Revelli, P. Revelli, Sarramagna (Rocheteau, 82e). Entr. : Herbin.