ON PENSAIT QUE la rencontre entre l’OM et le PSG s’était pour une fois déroulée sans incident notable entre joueurs ou dirigeants. Puisque l’espoir fait vivre, il faudra vivre encore un peu pour que l’espoir accouche de faits. Une phrase lâchée par Sylvain Armand à minuit et demi, dans la nuit de samedi à dimanche, a relancé la polémique entre José Anigo, le directeur sportif de l’OM, et le PSG. « On savait qu’il ne fallait pas péter les plombs et finir le match à onze, expliqua le défenseur parisien. On savait aussi qu’Anigo allait foutre le bordel et il l’a foutu à la mi-temps. »
En fait, Bernard Mendy a profité de la pause pour prendre des nouvelles de Mickaël Pagis, qu’il avait blessé quelques minutes auparavant. Agacé, l’attaquant de l’OM l’a repoussé. Selon les Marseillais, Bernard Mendy aurait alors insulté Pagis. En réaction, Laurent Spinosi, l’entraîneur des gardiens marseillais, et José Anigo auraient à leur tour insulté Mendy. Mario Yepes serait arrivé et aurait également proféré des insultes à l’encontre des Marseillais avant que l’attroupement ne prenne de l’épaisseur.
Versions différentes
Guy Lacombe était présent au moment des faits : « À la mi-temps, Bernard (Mendy) est allé prendre des nouvelles de Pagis et s’est fait envoyer balader. Il y a eu des mots. Mario (Yepes), lui, a exprimé fortement, avec ses mots, tout le besoin qu’on avait d’être ensemble contre des gens qui avaient envie de faire autre chose que du football. Moi, j’ai simplement calmé le chef de la sécurité. Puis j’ai laissé les choses se calmer. »
Pas un mot sur Anigo, dont la version est bien différente de celle d’Armand : « Il y a effectivement eu un souci entre Mickaël et Mendy. Certains joueurs se sont un peu attrapés entre eux. Moi, j’y suis allé pour les séparer. Yepes est alors arrivé et m’a mal parlé. Je l’ai envoyé sur les roses, et ça s’est arrêté là en ce qui me concerne. Vous pouvez quand même me reconnaître une qualité : quand je fais quelque chose, je l’assume. Alors je suis surpris d’entendre Sylvain Armand raconter des choses comme celles-là. Je ne vois pas, d’ailleurs, comment il aurait fait pour me reconnaître. Quand il nous croise, Armand, il regarde ses pompes. »
ANIGO je sais pas squ´il fout ds le foot lui il a plutot sa place dans le virage marseillais
que dans un poste aussi relevé que le sien