quand beckenbauer etait entraineur boli jouait quelque fois dans le couloir
Jusqu´à la fin des temps olympiens, on parlera du but de Basile à Munich, qui fit se dresser le pays tout entier. Réussite d´autant plus symbolique que deux ans plus tôt à Bari, les larmes du gros B.B. avaient également fait la Une de l´actualité.
Les débuts marseillais de l´enfant d´Abidjan, élevé à Romainville en banlieue parisienne puis dans le sérail auxerrois, n´avaient pourtant pas été faciles, un différend l´ayant opposé à Papin alors qu´il était bourguignon. Mais il eut tôt fait de retourner la situation à son avantage pour devenir l´un des enfants chéri du Vélodrome. Il est vrai qu´il y tint sa partition avec brio. Tant en défense où sa vitesse et sa masse athlétique étaient impressionnantes que sur le plan offensif, quelques uns de ses buts - nombreux sous l´ère Beckenbauer qui l´avait placé dans le couloir - étant même demeurés fameux, comme celui, fabuleux, par lequel il terrassa Paris trois jours après Milan. International à 19 ans (en 1986), Basile Boli compte 45 sélections, comme Raymond Kopa. Il cessa d´être appelé en 1993, alors qu´il n´avait que 26 ans, Gérard Houllier préférait s´appuyer sur une ossature parisienne au moment où l’OM venait pourtant de donner à la France sa première coupe d´Europe.
Cela lui évita au moins d´être des deux naufrages du Parc contre Israël (2-3) et la Bulgarie (1-2). Mais comme bien d´autres joueurs de sa génération, il n´a pis pare à aucune coupe du monde. Quant à la suite de sa carrière, perturbée par des blessures à répétition, elle suivit d´assez curieux méandres, de Glasgow au Japon en passant par Monaco. (Source : Cent ans d´OM)