Un destin National ?
© panoramic L2 / NANTES : Un destin National ?
Olivier DE LOS BUEIS
mardi 23 mars 2010 - 15h41
Le FC Nantes avait l'habitude de batailler pour les places d'honneur en Ligue 1. Mais voilà que ce monument du foot français bataille désormais pour sauver sa peau en Ligue 2. La fin de saison s'annonce stressante pour les fans de Canaris déplumés.
« Bati » Gentili, comme prévu, n'avait pas de baguette magique ni de potion miracle pour transformer ses Canaris déplumés en Faucons victorieux. Vendredi, Dijon est venu cueillir Nantes La Beaujoire. Une douzième défaite, la quatrième à la maison de la saison, qui place le FC Nantes dans une inconfortable position, à portée de tir du premier relégable, Châteauroux. Après le nul obtenu à Metz, comme souvent cette saison, les Canaris ont été incapables de passer la seconde vitesse. Les Dijonnais ont profité de cette insoutenable légèreté de l'être nantais et s'est imposé tranquillement provoquant la colère de l'énième nouvel entraîneur de la saison… Le successeur de Furlan en quatre matchs, a certes gagné une fois et a réussi un nul à Metz, mais il s'est aussi déjà incliné à deux reprises, signe que le choc psychologique tant espéré n'a pas eu lieu.
Avec 35 points, Nantes se doit encore d'aller chercher sept unités au compteur pour se sauver. Mais la tache peut s'avérer difficile si les Nantais affichent le même visage que vendredi dernier, et certains signes, comme le penalty manqué par Stéphane Darbion peuvent être interprétés comme un mauvais présage : « On replonge, expliquait ainsi après coup l'ancien joueur de l'AC Ajaccio dans Presse-Océan. En première mi-temps, on dormait alors qu'on avait prévu de harceler. Il va falloir en parler. En fait, on s'est mis à jouer en deuxième période. C'est insuffisant. En plus, je loupe un penalty. C'est un peu le tournant car les Dijonnais ne sortaient plus. À l'arrivée, on se remet dans le dur. À nous de bosser encore plus pour aller chercher des points à Laval. Là, on n'y arrive pas. On n'est pas assez bons. Ça reflète notre classement. »
Et si Darbion évoque Laval, il n'oublie pas, c'est sûr, la suite du calendrier : en plus de rencontres contre des équipes en lutte pour la montée donc motivées et objectivement supérieures à ce FC Nantes-là (Laval, Arles-Avignon, Ajaccio Angers, Caen), l'équipe de « Bati » Gentili devra également se coltiner des rivaux directs pour le maintien, dans des rencontres qu'on qualifie de matchs à six points. Et pour corser l'affaire, c'est à Guingamp puis à Châteauroux les 9 et 16 avril que le FC Nantes jouera une partie de son avenir. Les prochaines semaines s'annoncent donc des plus stressantes pour les fidèles supporters des Canaris. Après avoir eu un destin national, les Nantais espèrent éviter le National…
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J'ai déjà réservé des places pour Nantes-Luzenac 