L1 / NANTES :
LE PATRON KITA ON AIR
© panoramic L1 / NANTES : Le patron Kita on air
Jérôme HEURTEBIZE
vendredi 06 février 2009 - 15h11
Avare de ses sorties médiatiques depuis l'arrivée d'Elie Baup aux commandes du FC Nantes, Waldemar Kita a rompu le silence cette semaine. Le président du club a surtout souhaité réaffirmer son rôle de patron.
On connaît Waldemar Kita dans son costume d'homme d'action, toujours prompt à s'immiscer dans la vie du FC Nantes. Une image d'omniprésence à la limite de l'omnipotence déjà éprouvée chez les Suisses du FC Lausanne. Seulement, depuis la prise de fonction d'Elie Baup, le président suisse des Canaris s'était fait plus discret. Un mutisme médiatique pas forcément synonyme d'inaction : «Je m'implique mais pas de la même manière », a ainsi expliqué Kita à nos confrères de 20 minutes Nantes.
Par choix ou par obligation ? La deuxième solution semble la plus plausible car avec un entraîneur aux manettes de la trempe de l'ex-Stéphanois, le poids de Kita dans le domaine sportif s'est inévitablement réduit. D'autant plus que les choix initiaux du président du FCN n'ont pas convaincu. Pire, ils s'avèrent être un fiasco quasi burlesque pour deux d'entre eux. En premier lieu Gravgaard, recruté cet été dans la peau d'un leader mais reparti via « charter » direction Hambourg. Le Danois n'aura pas laissé un souvenir impérissable du côté de La Beaujoire. Et si Kita « regrette beaucoup son départ », il s'interroge également sur le cas Ivan Klasnic, le deuxième flop qui « partira s'il ne joue pas ».
Un nouveau stade ?
Pas de quoi pour autant faire infléchir le Franco-Polonais dans ses projets pour le futur du club nantais. Un futur qu'il envisage de construire « sur trois à cinq ans » avec une politique de recrutement axée non pas exclusivement sur des joueurs rompus à la Ligue 1, comme le préconise Elie Baup, mais tourné vers l'étranger. « Si on s'arrête à des joueurs franco-français, ce n'est pas bon pour le football national, estime le patron des Canaris. Il faut avoir une certaine ouverture d'esprit. » Un discours divergent mais le président assure « réussir à faire changer d'avis Elie Baup » sur la question.
Il faudra cependant des moyens et des leviers pour lever des fonds supplémentaires. A cet effet, Kita envisage une ouverture de son capital pour se prémunir de tous les risques. «C'est dangereux de rester seul. » L'autre levier structurel consiste en la rénovation du stade de La Beaujoire en prévision de l'Euro 2016 (ndlr : la France est candidate pour accueillir l'épreuve). Kita rêve d'un nouvel antre et pousse les édiles locaux dans ce sens. « Si on ne fait pas quelque chose, le stade de La Beaujoire ne sera pas retenu. La rénovation, ça coûtera plus chère. Mais faire du neuf avec du vieux, ça n'a jamais marché. » Moins proche du sportif désormais, c'est bien en coulisses que Kita s'affaire. A la place du patron en quelque sorte…
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Hoarau absent demain, c'est plutôt une bonne nouvelle, en plus ils ont pas Kezman 