Nantes/Bagayoko : « Baup a tout changé »
Rédaction Football365 - dimanche 11 janvier 2009 - 19h42 Buteur et passeur samedi lors de la victoire de Nantes à Monaco (2-1) avant d'être expulsé, Mamadou Bagayoko reconnaît que l'arrivée d'Elie Baup a changé beaucoup de choses au club. Notamment concernant son cas personnel.
Mamadou Bagayoko, était-il important de tout de suite gagner après l'élimination en Coupe ?
Oui, c'est clair. Si nous avions à choisir, nous préférons tous le championnat car c'est ce qui fait vivre une ville, un club et des supporters. L'élimination contre Caen est oubliée maintenant, la priorité c'est le championnat et nous avons entamé l'année sur ce tableau de la meilleure des façons. Nous avons eu la chance d'ouvrir le score assez tôt. Et comme Monaco a tenté de revenir au score, nous avons pu les prendre en contres. Nous avons très bien joué le coup.
Peut-on espérer beaucoup de cette équipe de Nantes en 2009 ?
Oui, car ça va beaucoup mieux depuis l'arrivée du coach (Ndlr : Elie Baup). Nous n'avons plus perdu depuis six matchs, c'est bien pour la suite. J'espère que l'on pourra compter avec Nantes cette année. Nous ne sommes aujourd'hui qu'à deux points du dixième, alors que nous en étions très loin en début de saison. Il faut que nous continuions comme ça.
L'arrivée d'Elie Baup a-t-elle changé tant de choses que ça ?
Oui, il y a eu une grosse modification, et j'en suis la preuve car on ne voulait pas me faire jouer et je n'aurais jamais dû jouer cette année. Or, lui, dès qu'il est arrivé, il m'a fait jouer. C'est un exemple parmi tant d'autres mais ça prouve que le coach a tout de suite été présent à tous les niveaux et qu'il a remobilisé tout le monde. On connaît tous les qualités de ce coach, il essaie de les transmettre au groupe et pour le moment ça fonctionne.
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EXCLU365 - NANTES / M.BAGAYOKO :
« J'AI PERDU MES NERFS »
© panoramic EXCLU365 - NANTES / M.BAGAYOKO : « J'ai perdu mes nerfs »
Aurélien CANOT
lundi 12 janvier 2009 - 12h17
Drôle de soirée samedi pour Mamadou Bagayoko qui a tout connu sur la pelouse de Monaco. Buteur puis passeur, l'attaquant nantais a ensuite été expulsé pour un geste d'humeur. Il avoue être sorti de ses gonds.
Mamadou Bagayoko, parlez-nous de votre drôle de soirée sur la pelouse de Louis II…
Je me suis un peu emporté contre l'arbitre mais je l'avais déjà prévenu. Je lui avais dit que ça faisait deux-trois attentats qu'Adriano essayait de me faire. Mais il n'avait pas réussi à me toucher. Au bout du troisième ou quatrième attentat, il m'a vraiment touché la cheville car j'ai vraiment mal. L'arbitre m'a alors dit de me relever ou de sortir du terrain. Et quand j'ai vu qu'il ne mettait pas de carton au Monégasque, ça m'a mis hors de moi. Ce joueur a essayé de m'atteindre plusieurs fois. J'étais vraiment énervé, surtout quand j'entends dire qu'il faut protéger les joueurs avant tout. Ce qui m'importe en premier lieu, c'est ma santé. Dans ce genre de situation, le foot passe après.
Vous auriez néanmoins pu éviter de toucher l'arbitre…
Je ne sais pas si je l'ai vraiment touché… J'étais énervé, je suis parti devant lui et voilà. J'ai un peu perdu mes nerfs, ça arrive.
Ce match avait pourtant bien commencé pour vous avec un but et un caviar pour Capoue…
Oui, je suis comme ça et je ne changerai pas. Ça avait bien commencé pour moi et heureusement que nous avons gagné ce match car je m'en serais voulu sinon. C'est toute l'équipe qui a travaillé samedi soir, à l'image de Djamel (Abdoun). On ne l'a pas beaucoup vu mais il a énormément défendu dans son couloir, il a été exemplaire. Nous commençons tous à bien défendre ensemble.
Confirmez-vous que vous êtes meilleur lorsque vous jouez seul en pointe comme face à Monaco, dans un rôle qui revient habituellement à Klasnic ?
C'est vrai que je me sens bien dans l'axe mais c'est l'équipe qui passe avant mes envies. Que le coach me demande de jouer à gauche ou à droite, je respecte ses choix pour le bien de l'équipe. Mais c'est vrai que mon poste de prédilection est vraiment dans l'axe.
« Rien n'est fini avec les dirigeants »
Contre Monaco, vous avez tout de même rappelé à tout le monde que vous étiez beaucoup plus dangereux lorsque vous avez des espaces devant vous. Ce qui est moins le cas lorsque Klasnic joue en pointe…
C'est clair que j'ai plus l'habitude de jouer comme ça car j'ai toujours joué dans l'axe dans ma carrière. Là, depuis le début de la saison, je joue sur un côté. C'est tout.
Et ça ne vous manque pas ?
Si, bien sûr que ça me manque. Ça me manque de marquer des buts et de faire ce que je sais faire le mieux. Mais si le coach pense que je peux apporter quelque chose en jouant sur le côté, il n'y a pas de souci : j'irai sur le côté.
Avez-vous réglé tous vos problèmes avec vos dirigeants ou est-ce encore d'actualité ?
Non, ce n'est pas encore fini mais je n'y fais plus attention : les dirigeants font leur vie et moi la mienne. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est le foot. Avec l'entraîneur, le staff et les joueurs, nous formons un noyau. Moi, j'essaie uniquement de me concentrer sur le terrain. Et ce qu'il y a entre les dirigeants et moi restera entre nous. Je ne vais pas encore polémiquer sur le sujet. Nous sommes sur une bonne dynamique : ce qu'il s'est passé en début de saison est passé et on verra l'année prochaine.
Votre avenir est-il à Nantes cette saison ou songez-vous encore à un départ éventuel ?
J'ai eu en début de saison des moments très difficiles que je ne pourrai pas oublier. Mais je suis professionnel : je fais ma saison et on verra l'année prochaine.
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Franchement, Baga devrait prendre la place de Klasnic 