Gravgaard, symbole d'une déroute
Vincent DAVOLI - dimanche 26 octobre 2008 - 16h32 A l'image de son défenseur danois Michael Gravgaard, l'arrière-garde du FC Nantes a vécu une soirée cauchemardesque à Lorient. Fautif sur tous les buts, l'ancien joueur de Copenhague a été le symbole d'une défense en lambeaux.
Il n'avait pas été fantastique depuis le début de la saison. Mais jamais Michael Gravgaard n'était tombé aussi bas. Transfuge de Copenhague cet été, le défenseur central a joué l'intégralité des matchs du FC Nantes en Ligue 1 depuis août, apportant toute son expérience de trentenaire à une défense qui en avait bien besoin. Mais samedi, le Danois a oscillé entre le niveau pupille, comme sur le deuxième but lorientais où son dégagement manqué offre une seconde chance aux Bretons, et le niveau vétéran, comme sur les deux autres buts des Merlus où ses jambes ont paru plus proches de la quarantaine que de la trentaine.
Si le Danois ne peut porter seul la responsabilité de la défaite, il est le symbole d'une soirée nantaise totalement manquée. Le mieux aperçu ces dernières semaines n'était peut-être finalement qu'une impression en trompe l'œil. Dans les colonnes de Vendée Matin, Elie Baup l'admettait dès la fin du match. « Le score est très lourd, la gifle est forte. Mais on sait qu'on reste encore une équipe fragile et ça va le demeurer quelques temps. » L'ancien technicien toulousain ne s'en prend pas directement au Danois mais il déplore les largesses générales de son équipe. « Il y a beaucoup d'erreurs défensives, un manque d'engagement dans la récupération du ballon au milieu du terrain, une absence de pression sur le porteur. »
Le constat d'échec est d'autant plus fort pour le Garonnais qu'il n'a pas vu chez ses joueurs un quelconque sentiment de révolte. « On n'est pas bien et puis, à la mi-temps, il n'y a pas eu de revirement. En deuxième période, il y a encore eu des erreurs. » Et revoilà Nantes tout proche de la zone rouge avec deux points d'avance seulement sur Le Havre, premier relégable. Elie Baup a pourtant les solutions : « Cette équipe a besoin de tout : d'être très bien physiquement, très bien dans sa tête, d'être très bien organisée en permanence. Elle doit jouer le plus simplement possible. Si tout ça n'est pas réuni, on passe à travers. » Michael Gravgaard ne le contredira pas…