J'ai pas vu le match, mais aux vues de prestations de Babovic depuis le début de la saison, je veux bien croire qu'il a été encore mauvais.
La réponse de Bagayoko
Aurélien CANOT - dimanche 21 septembre 2008 - 21h57
Mis à l’écart puis attaqué dans la presse par son président, Mamadou Bagayoko a répondu samedi à Waldemar Kita en signant un doublé face à Valenciennes, samedi soir, offrant ainsi aux Nantais leur première victoire.
Interloqué par le tacle virulent de Waldemar Kita à l’encontre de son client dans la presse, Franck Belhassen, l’agent de Mamadou Bagayoko, avait tenu a apporté des précisions sur le dossier - chargé - de l’attaquant international malien. Aux attaques du président franco-polonais sur les faits divers nocturnes, les exigences salariales et les fortes rémunérations du joueur, son représentant avait répliqué point par point, arguant notamment de la volonté de Bagayoko de rester à Nantes ainsi que sur son influence, statistiques à l’appui, dans la remontée du club parmi l’élite. De son côté, le Malien préférait rester muet, préparant son retour. Dans l’ombre, mais non moins avec l’envie de prouver à son président qu’il avait eu tort de s’en prendre à lui de la sorte. Et sa réponse, le Malien l’a apportée samedi soir contre Valenciennes.
Scène inattendue d’ailleurs au sortir de cette victoire face aux Valenciennois sur un doublé de… Bagayoko. A l’entrée des vestiaires, l’ancien buteur de Strasbourg tape dans la main d’Elie Baup puis croise Waldemar Kita. Comme s’il avait tout pardonné à celui dont il avait revu le contrat à la hausse au lendemain d’un carton contre Reims en L2 (5-0), l’homme d’affaires l’agrippe fermement dans ses bras. Aux quelques mots de Kita à « Baga », ce dernier semble répondre : « Ok, ok ». Mais même les coups de poing à répétition sur le torse musclé du Malien n’y feront rien. Côté Bagayoko, le pardon ne semble pas encore gagné et ce dernier parvient tant bien que mal à s’extirper de l’emprise de son président. Qu’il semble alors bien loin le temps où Bagayoko, sollicité par Stoke City et Le Havre notamment, s’était vu montrer le chemin du loft à son retour de vacances.
Durant de longues semaines, le Nantais, embarqué dans la même galère que ses compagnons d’infortune Thomas, El-Mourabet et Heinz, avait pris son mal en patience, attendant que sa situation soit réglée. Mais bien décidé à rester nantais une saison de plus malgré le contexte. L’arrivée d’Elie Baup lui a donné raison. Séduit par le registre dans lequel évolue le Malien, le nouvel entraîneur du FCN en a tout de suite fait son titulaire devant. Ce ne sont pourtant pas les attaquants qui manquent à Nantes, mais Baup semble avoir misé une grosse pièce sur l’ancien Niçois. Au point de l’aligner d’entrée lors de ses deux premiers matchs sur le banc des Canaris. Bagayoko, très efficace samedi (Ndlr : Trois tirs, deux buts), lui ayant rendu sa confiance, tout laisse penser qu’il ne manquera pas beaucoup de coups d’envoi à l’avenir. Mais pardonnera-t-il un jour à Kita ? Pas sûr, même si ses mots semblent signifier le contraire. « A un moment donné, il faut enterrer la hache de guerre, le principal intérêt c’est le club, nous sommes de grandes personnes, tout va rentrer dans l’ordre. » S’il le dit…
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