« Que Nantes m’appelle »
François DAVID - lundi 11 juin 2007 - 20h17
Interrogé dans l’après-midi, l’entraîneur bosniaque se dit disponible pour aider le FC Nantes. Mais devant le flou qui entoure actuellement le club, l’ancien coach du PSG préfère attendre en retrait. Sans compter que les relations ne sont pas au beau fixe avec Luc Dayan, connu à Lille, et qui vient de prendre les rênes du FCNA…
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Vahid, avez-vous été contacté par le FC Nantes ?
Vous savez, cela fait des années que mon nom est cité ! Mais pour être franc, non, je n’ai pas eu de contacts avec qui que ce soit.
Le poste vous intéresse-t-il ?
Bah… C’est un club qui vit une période très difficile, très tourmentée. La saison prochaine, Nantes va être attendu partout. Il ne faut pas croire que la remontée sera facile : tout le monde voudra battre le FCNA. Je connais les spécificités de la Ligue 2. Mais oui, pourquoi pas : si les dirigeants sont intéressés, qu’ils m’appellent.
Pourtant, vous avez connu Luc Dayan à Lille et l’histoire ne s’était pas très bien terminée…
Je ne veux pas parler de ça.
Mais…
(il coupe) De toute façon, je connais un peu le projet qui va se mettre en place. C’est bien beau de reprendre économiquement le club. Mais après, quelle politique veut-on mettre sur le terrain ? 36 joueurs sont sous contrat. Et que fait-on pour eux ? Hein ? Ceux qui sont sous contrat ne partiront que contre un gros chèque. Avec toutes ces histoires, Nantes est en train de perdre du temps. Ils ne savent pas qu’en Ligue 2, il faut d’abord libérer les joueurs avant d’envisager le futur. Et puis, il faut un état d’esprit. Je suis revenu à Nantes il y a quelques semaines. J’ai vu un groupe explosé et déprimé.
Pourriez-vous redonner vie à cette équipe ?
S’il faut quelqu’un, je peux le faire. Même s’il est en Ligue 2, Nantes est un club magique. C’est comme la Juventus. Mais jamais je n’appellerai pour avoir le poste. Je ne me prostituerai pas, c’est une certitude.