Ouais mais il a eu des résultats surtout dans les cas d´urgence comme le notre
Rappelle-toi Rennes il y a quelques saisons
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NANTES / GUILLAUME NORBERT :
« On pense à la L2 »
jeudi 07 décembre 2006 - 14 h 04 - Nicolas BERTÉ
« On pense à la L2 »
PANORAMIC
Guillaume Norbert a conscience que Nantes se trouve à un tournant avant de recevoir deux fois consécutivement. A l’image du groupe, il ne baisse pas les bras et veut rester concentré sur le sportif.
Guillaume Norbert, dans quel état d’esprit se trouve le groupe nantais actuellement ?
On est forcément affecté mais on ne perd pas pied. On est toujours aussi solidaire. On a tous envie de se révolter contre cette situation et de réagir le plus rapidement possible pour sortir de cette zone rouge.
Cela fait longtemps qu’on entend ce discours mais Nantes ne s’en sort pas…
On n’avance pas mais on continue à travailler et à ne pas se décourager. C’est de cette manière là qu’on arrivera à s’en sortir. Si on tenait un autre discours et qu’on baissait les bras, là oui, ce serait fini ! Mais surtout, il faut rester fort mentalement malgré la situation difficile. Il faut être le plus solidaire possible pour faire face à la tension que chaque match engendre du fait de notre classement (ndlr : 19eme).
Et avec les supporters, comment cela se passe ?
Cela se passe plutôt bien. Ils continuent à venir nombreux au stade. Mais c’est aussi compréhensible qu’ils puissent exprimer du mécontentement. C’est avant tout des passionnés qui aiment ce club. Ils ne veulent pas le voir dans cette situation. A nous de tout faire pour remédier à cela.
Revenons sur le groupe nantais. Tout le monde est-il touché de la même manière ?
Tout le monde est impliqué de la même façon. Justement, je trouve que le groupe est très solidaire. Dans d’autres groupes, cela pourrait partir dans tous les sens. Au contraire, là, on essaye de tous tirer dans la même direction et de se battre pour s’en sortir. C’est positif.
Franchement, pensez-vous à une descente en Ligue 2 ?
On est bien obligé. Simplement, j’ai vraiment confiance dans le groupe et dans nos capacités. Je suis persuadé qu’on va réagir et qu’on va s’en sortir.
On a quand même l’impression que Nantes a tout essayé, aussi bien dans le dispositif tactique que dans le placement des joueurs. Et toujours sans résultat…
Oui mais si on regarde les matchs, on perd sur des détails. A Nancy (1-0), on fait un bon match et ils marquent sur leur seule action. Contre Saint-Etienne (2-2), on mène par deux fois et on prend deux buts dans les arrêts de jeu de chaque mi-temps. Contre Lens (2-0) et le PSG (1-1), on prend deux buts dans les premières minutes. Ce ne sont que des petits manques qui au final pèsent lourd. Avec six ou sept points en plus, on n’en serait pas là. Aujourd’hui, on n’a jamais failli. On n’a jamais pris une correction. C’est à nous de faire basculer ces petits détails de notre côté.
« Dès que sportivement cela va mal, on remet tout en cause »
On a quand même l’impression que Georges Eo tâtonne encore et qu’il cherche le bon système. Dernièrement à Rennes, il a même aligné un 4-5-1 au lieu du 4-4-2 habituel. Certains joueurs, comme vous, sont également alignés à différents postes. N’est-ce pas finalement déstabilisant ?
De toutes façons, il n’y pas d’autres choix. Quand il n’y a pas de résultat, c’est bien qu’il y a un manque quelque part. C’est normal que le coach essaye de trouver des solutions. Pour mon cas personnel, ça relève plus du fait qu’un joueur était suspendu ou blessé. Concernant la tactique, on est souvent resté en 4-4-2, sauf le dernier match. Je ne sais pas si cela va perdurer, je n’en sais rien.
Comment sentez-vous Georges Eo ? Il est forcement touché par ce qui arrive au club. Est-il toujours confiant ?
Il est comme tout le groupe. Maintenant, il essaye à chaque causerie de rester positif et de nous faire passer son message. Il tente de faire en sorte qu’on soit bien conscient de la situation. De ce coté là, il fait le maximum pour que l’équipe soit la plus performante possible.
Les trois prochains matchs avant la trêve sont désormais très importants. Cela peut vraiment conditionner la suite de votre championnat. Comment les abordez-vous ?
Nous avons deux matchs à domicile de suite (ndlr : contre Bordeaux et Le Mans). C’est un véritable tournant. On le sait. Si on le négocie mal, rien ne sera encore joué. Rien ne sera définitif. Il restera encore une moitié de saison. On a encore la chance que le championnat soit resserré. On vise donc les six points pour les deux prochaines rencontres.
Le fait que Nantes a déjà joué le maintien est-il plus facile à gérer pour les joueurs ?
Ça peut-être une force. Nous ne sommes pas dans l’inconnu. On a déjà vécu cette situation il y a deux ans et on s’était sauvé lors de la dernière journée. C’est pour cela que le groupe ne baisse jamais les bras. On sait qu’un championnat est extrêmement long et que tout peut arriver. Il faut s’accrocher.
On a quand même l’impression que le climat n’est pas serein. Jean-Luc Gripond risque de quitter le club pour rejoindre la Ligue et Japhet N’Doram est critiqué sur son recrutement. Cela ne vous gêne-t-il pas ?
Personnellement, tout ce qui est hors du terrain, cela ne me concerne pas. Moi ce qui me concerne, c’est ce qui passe aux entraînements et durant les matchs. Mais franchement, est-ce que vous connaissez un club dans cette situation où il n’y a pas de critiques ? Dès que sportivement cela va mal, on remet tout en cause. On se demande pourquoi et on essaye de trouver des raisons. Dans ces cas là, tout est remis en cause : le sportif, l’administratif. Mais cela ne nous perturbe pas plus que cela.
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J´aime bien sa façon de parler 