Club en perdition cherche solutions
dimanche 15 octobre 2006 - 10 h 34 - Damien MERCEREAU
PANORAMIC
Dernier de L1, collectif inexistant, public dégoûté, dirigeants dépassés… Le FC Nantes est mal et va droit au naufrage. Quelques solutions plus ou moins sérieuses pour sauver les Canaris.
« Club de foot cherche repreneur sérieux et motivé »
Repris par la Socpresse en 2000, le FCNA appartient désormais à Serge Dassault. Propriétaire d’un club de foot bien malgré lui en rachetant la Socpresse en juin 2004, l’actionnaire principal se fiche pas mal de la qualité du jeu nantais. Pour lui, seule la rentabilité financière l’intéresse. Sauf que depuis deux saisons, le FCNA termine dans la seconde moitié du championnat et l’oblige à sortir son carnet de chèque pour combler un manque à gagner. Monsieur Dassault, ne perdez plus votre argent inutilement, vendez le FC Nantes à un amoureux du club.
Denoueix et Suaudeau, revenez !
Nantes a perdu son âme en perdant les dépositaires de son jeu si reconnu. Jean-Claude Suaudeau est à la retraite non loin de Cholet. Quant à Raynald Denoueix, il refuse proposition sur proposition et se contente d’un poste de consultant sur Canal+. Deux héritiers des précieux principes de José Arribas libres, quel gâchis ! Deux hommes qui n’auraient jamais dû quitter la maison jaune tant leur présence est indispensable pour perpétuer les valeurs du jeu à la nantaise. Alors pour redonner à Nantes ses couleurs, on songe naturellement à Jean-Claude Suaudeau grand responsable du domaine sportif et Raynald Denoueix entraîneur.
Privilégier la formation
Habitué à inonder les sélections nationales de ses jeunes pousses, le FCNA n’a aujourd’hui aucun élément parmi les Espoirs. Depuis le départ de Toulalan à Lyon, Nantes ne parvient pas à révéler de nouveaux éléments de la Jonelière. Briant, El-Mourabet, Ca, Dimitrijevic, Payet ou Keseru sont encore tendres ou pas assez mis à contribution. Nantes doit être incontournable dans la détection de jeunes talents, comme savait le faire Guy Hillion (qui fait le beaux jours de Chelsea). Nantes doit privilégier les joueurs de son centre de formation à des éléments venus de l’extérieur. Tant qu’à être dernier de L1 comme aujourd’hui, autant l’être avec des joueurs formés au club.
Et accessoirement…
Rendre au club son maillot rayé jaune et vert qui avait fait son identité depuis 1992, date où le FCN est devenu FCNA. Date où Nantes avait osé lancer (sans avoir d’autres choix) une jeune génération de son centre de formation : les Karembeu, Ferri, Makelele, Pedros, Loko et Ouédec… Depuis 2000, le FCNA arbore des maillots sans aucune identité, sans aucune représentation historique du club. Des maillots qui ne ressemblent à rien, comme Nantes aujourd’hui.
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Alors ça c´est fait 