interview de Cubilier :
Que t´inspire le fait d´avoir signé à Nantes ?
Je suis très content. Ca fait un petit moment que je suis en contact avec Nantes... Au mercato d´hiver, j´avais eu quelques contacts mais Monaco n´avait pas voulu que je parte. Ca va me permettre de bien me relancer, dans un club avec de bonnes infrastructures. Je pense que c´était la meilleure des solutions pour moi.
Quelle est ton ambition en venant à Nantes ?
C´est déjà de jouer le plus de matches possibles. Je sors d´une saison moyenne, je n´ai pas beaucoup joué. Ca m´a coupé dans mon élan après une saison pleine à Lens. Monaco a voulu me récupérer, sans que je comprenne vraiment pourquoi. Je sais qu´on va être pas mal de nouveaux joueurs. Il y en a déjà quatre et Nantes en cherche quelques autres. Il faudra former un groupe et ce n´est pas évident. C´est ce qu´on avait connu à Lens, avec sept nouveaux joueurs. Il faudra former un groupe et une équipe le plus rapidement possible.
"Bien travailler en juillet pour
bien attaquer le championnat"
Le discours de Nantes pour te faire venir ?
Le discours est simple : ces dernières années, ce n´est pas catastrophique mais ça ne va pas très bien. Tout le monde est encore focalisé sur le jeu à la Nantaise... Les dirigeants veulent refaire ce qu´était ce Club. Il y a cinq ans, Nantes était champion. Ce n´est pas si loin. Il y a un projet sur trois ou quatre ans d´installer le Club parmi les grands clubs français. Nantes mérite d´être entre la première et la sixième place, régulièrement.
Le jeu nantais a-t-il fait partie des arguments dans ta décision de venir à Nantes ?
Oui, bien sûr. J´aime jouer au ballon et c´est en cela que je ne me suis pas trop reconnu à Monaco avec un entraîneur italien. C´est du jeu italien... quand on est derrière, on ne bouge pas de derrière. Ici, on jouit apparemment d´une grande liberté. J´ai vu un peu avec Franck Signorino. Il m´a dit qu´il pouvait prendre son couloir. Je suis de l´autre côté et ça me plaît. A Lens, c´était le même discours et ça s´était plutôt bien passé. Pour moi, le plus important sera de bien former une équipe. Pour cela, il faudra bien travailler en juillet pour attaquer le championnat au top.
"Je viens pour jouer et m´éclater"
Ton jeu est-il similaire à celui de Franck Signorino ?
Oui, c´est un peu ça, contre-attaquant. Ici, personne ne lui dit de rester derrière et il a une grande liberté sur son couloir gauche. C´est un peu la même chose pour moi. Ce que je ne retrouvais plus à Monaco. Maicon pouvait le faire mais on m´a ensuite demandé de rester derrière... C´était un peu bizarre. Mais bon, je ne parle plus de Monaco... J´aime jouer au ballon. J´en ai parlé avec Eric Carrière, que j´ai connu à Lens, et Nicolas Gillet. Eric Carrière m´a dit que c´était le meilleur club pour faire ça.
Qu´as-tu retenu de tes expériences précédentes ?
J´ai eu deux premières expériences où ça ne s´est pas très bien passé. La première fois à Monaco, ça se passait bien avec Didier Deschamps, pendant deux ans. Malheureusement, j´ai perdu mon père en début de saison et j´ai eu du mal à revenir. Je me suis accroché avec Didier Deschamps sur une histoire bête qui ne concernait pas le football... Quand je suis arrivé à Paris, j´ai perdu ma mère, un an après mon père. Ca n´a pas été évident. C´est pour ça que je suis parti à Lens. Je remercie encore monsieur Martel. Ils m´ont fait venir et j´ai pu me relancer. Je voulais rester à Lens mais Monaco en a décidé autrement. Vu qu´il s´agissait d´un prêt, je n´avais pas le choix. Là, ce qui est bien, c´est que c´est du long terme. J´ai signé un contrat de trois ans et je n´ai plus à me demander où j´irai l´année prochaine. C´est important pour moi. Je démarre une nouvelle saison et je ne me concentre que sur ça. Je viens ici pour jouer, m´éclater et je pense qu´on aura une équipe compétitive.