« Nantes s’en sortira grâce à ses valeurs »
02 novembre 2005 - Rédaction du journal BUT!
A lire dans BUT! Nantes cette semaine
L’interview du Tchadien Japhet N´Doram, ancien joueur du club et nouveau recruteur du FCNA, mais aussi un entre tien avec Claudio Keserü, un mag sur Aurélien Capoue et un coup de projecteur sur Mauro Cetto.
Japhet, depuis le départ de Robert Budzynski, il n’y a plus officiellement de directeur sportif au FC Nantes. Quel est précisément votre rôle ?
C’est simple, je suis recruteur pour les pros et conseiller auprès du président. Ça englobe donc plein de choses. Je donne mon avis et je suis à la disposition de Serge (ndlr : Le Dizet). Sportivement parlant, c’est primordial d’être à l’écoute de l’entraîneur. Je propose par rapport à ses directives.
Comment avez-vous appréhendé votre reconversion ?
Au début, avec un peu d’appréhension parce que j’étais resté joueur dans la tête. Mais j’ai rapidement apprécié de pouvoir porter un jugement sur un joueur et de pouvoir me projeter sur un jeune. J’ai beaucoup plus voyagé en tant que recruteur que joueur. Notamment dans les petites nations européennes. Je n’aurais jamais imaginé voir comment les gens vivaient dans certains pays. Parfois, on se retrouve confronté à des situations cocasses. Ainsi, en Allemagne, je devais me rendre à un tournoi international de jeunes dans un petit bled pour le compte de Monaco. Je n’arrivais pas à trouver le stade. Au bout d’un moment, j’ai proposé à un chauffeur de taxi de le suivre jusqu’au terrain, moyennant finances bien sûr. Il a refusé et je n’ai jamais vu le moindre match !
Bien qu’il ait le 5e budget de France (45 millions d’euros), le FCNA est à la traîne. Comment peut-il lutter ?
En ayant des principes et des valeurs. On sait que ce sera difficile de lutter avec des clubs de dimension européenne, mais on doit pouvoir exister. Je suis d’accord avec Coco : le but d’un club, c’est de grandir, et quand tu es en haut, l’objectif est d’y rester. Mais il faut s’en donner les moyens. A Nantes, certains ont passé leur temps à reconstruire et, au bout d’un moment, se sont lassés.