Après Lyon, vous évoluerez face à Paris. Une équipe du même calibre ?
Serge Le Dizet : A domicile, ça reste une équipe solide, d´autant plus qu´ils retrouvent leur équipe-type avec Kalou et Rothen. Ils voudront sans doute retrouver une identité, une consistance dans le jeu et de la constance. On peut s´attendre à une entrée en matière difficile. Même dans les moments difficiles, ils peuvent faire la différence par leurs individualités de talent. L´année dernière, on avait assisté à un non-match de part et d´autre. Dans un match terne, Pauleta avait su faire la différence. Cette année, Paris a plus de valeur. C´est certainement l´une des trois meilleures formations du championnat. Après, pour nous, il y a toujours beaucoup d´engouement à aller jouer au Parc. J´espère cependant que nous ne ferons pas le même match que l´an dernier et surtout que nous n´obtiendrons pas le même résultat ! Nous avons besoin de points.
Néanmoins on ne sent pas un fort collectif du côté parisien...
Serge Le Dizet : Face à Saint-Etienne, ils ont effectivement été moins présents. Ce qui ressort de leur début de championnat, c´est qu´ils s´en sortent par des individualités. Mais s´ils viennent à se trouver collectivement, ça peut faire mal. Individuellement, du gardien à l´attaquant, ce sont toutes des individualités de qualité.
Face à un tel adversaire, Nantes a-t-il des atouts ?
Serge Le Dizet : Nous avons montré trop d´inconstance. Nous avons du mal à enchaîner les matches de qualité. L´année dernière, pour ce déplacement à Paris, nous étions plein d´ambitions. Tout était réuni pour qu´on se livre et qu´on se fasse plaisir. Nous sortions alors d´une période difficile et très tendue. Mais nous n´avions pas su faire. On le sait, nous devons montrer le même engagement, même si c´est Paris. Il faut jouer, tout simplement. Face à Lyon, nous avons su le faire, sans offrir de situation de contre.
"Nous avons du mal
à enchaîner les matches
de qualité"
Est-ce un problème de confiance ?
Serge Le Dizet : C´est un problème d´équilibre. Ca reste toujours très fragile. D´un match à l´autre, on peut basculer d´un côté ou de l´autre. Nous devons maintenir notre idée de jeu - ce qui a toujours été le cas - et le même engagement, et ce pour tous les matches. Sinon, nous sommes en danger.
Dans votre effectif, vous comptez un certain nombre d´interrogations...
Serge Le Dizet : J´ai de bons espoirs pour Mauro Cetto et Mickaël Landreau. Mamadou Diallo et Habib Bamogo se sont ressentis hier des adducteurs. Imed Mhadhbi a repris le footing... Nous avons donc pas mal de petits soucis que nous espérons voir se dissiper. On va voir comment Mauro récupère. Il courra aujourd´hui et reprendra l´entraînement vendredi. Pascal Delhommeau aura alors deux ou trois entraînements mais sera à court de compétition...
Mercredi après-midi, vous avez procédé à une opposition à l´entraînement. Qu´en avez-vous pensé ?
Serge Le Dizet : C´était dans la lignée du match face à Lyon, avec beaucoup d´engagement des deux côtés. Il y avait de la vie, avec ou sans ballon. Il y a de la qualité mais il faut qu´on arrive à faire en sorte que cette qualité soit efficace. Parce que, on l´a vu, ça n´est pas suffisant au haut niveau.
Vous avez aussi testé d´autres formules en attaque...
Serge Le Dizet : Il n´y a rien de figé et il faut montrer à tout le monde que c´est possible. J´ai beaucoup aimé l´entrée en jeu de Claudiu Keserü face à Lyon. Maintenant, c´était en fin de match, sur dix minutes. Jouer sur 90 minutes est bien différent, surtout à l´extérieur. C´est un joueur de surface, il a du talent. Claudiu, c´est l´avenir du club. Mais il n´est pas normal de devoir jouer avec lui aujourd´hui. Il n´a que 18 ans.
lVoila pk il fait pas jouer plus svt keseru