en meme temps chui pas sur ke signorino soi mieu !
interview de gripond :
epuis quelques semaines, votre départ est annoncé. Qu´en est-il ?
Jean-Luc Gripond : Que je reste ou que je parte, c´est à traiter au niveau de l´actionnaire et au niveau personnel. Aujourd´hui, personne ne peut répondre. Il faut se pencher sur tous les problèmes à la fois. Il y a un problème d´hommes mais aussi de structures et d´efficacité individuelle. La question sera tranchée avant la fin du mois.
Avez-vous pensé à " jeter l´éponge" ?
Jean-Luc Gripond : Jamais. Par respect pour tout le monde - pour l´actionnaire et pour mes collaborateurs -, je devais finir l´année engagée. On ne quitte pas un bateau quand il est mal en point. Aujourd´hui, il est sauvé. On peut se poser la question plus sereinement. Une discussion s´est engagée avec l´actionnaire pour savoir si nous avons une vision commune du FC Nantes et la possibilité de le développer. On y travaille depuis quelques mois. S´il n´y a pas de visibilité, on en tirera les conséquences.
Jean-Luc Gripond responsable de tous les maux ?
Jean-Luc Gripond : Il n´est pas de mon propos de montrer du doigt les autres. En tant que président, je suis responsable in fine. Mais que chacun regarde en face ses propres responsabilités. Parce que si on se contente d´une simplification réductrice - dire que tout est de la faute de Jean-Luc Gripond -, s´il n´y a pas de remise en cause individuelle, le FC Nantes n´avancera pas. Il ne faut pas se voiler la face. Je ne vais pas désigner untel ou untel. Nous avons une opportunité de nous améliorer. Il faut la saisir.
" Ne pas continuer avec des incertitudes"
Vivre au quotidien les " Gripond démission" ne vous a-t-il pas incité à partir ?
Jean-Luc Gripond : Si nous n´avons pas de projet pour durer, il n´est pas acceptable de rester. Il faut une ambition de l´actionnaire, acceptée par les principaux collaborateurs et les supporters du Club.
Qu´est-ce qui peut influencer votre réflexion ?
Jean-Luc Gripond : Aujourd´hui, je symbolise le football de la rigueur, pas celui du rêve. Si l´actionnaire et moi-même changeons la perspective pour aller vers ce football du rêve... J´aime le FC Nantes. Le travail y est passionnant. Mais il n´est pas possible de continuer dans des incertitudes, de l´actionnaire et des collaborateurs.
Vous rencontrez régulièrement l´actionnaire. Quel intérêt manifeste-t-il aujourd´hui pour le FC Nantes ?
Jean-Luc Gripond : Les choses évoluent. Le changement d´entraîneur cet hiver, la fin de la saison et le final face à Metz n´ont pas laissé l´actionnaire insensible.
Le fait de discuter avec monsieur Roussillon a-t-il changé la nature des échanges avec l´actionnaire ?
Jean-Luc Gripond : C´est un très bon signe pour le FC Nantes car c´est un proche de monsieur Dassault. Quelqu´un de la maison-mère s´intéresse au Club.
Qu´est-ce que le fait de discuter directement avec le Groupe Dassault change par rapport à la Socpresse ?
Jean-Luc Gripond : La Socpresse avait un projet commercial. Le FC Nantes s´inscrivait dans un pôle, aux côtés de Presse-Océan et de Nantes 7. Avec Dassault, il ne peut être question que de football et seulement de football.
Comment analysez-vous la saison qui vient de se terminer ? En tant que chef d´entreprise et sur le plan personnel ?
Jean-Luc Gripond : Comme chef d´entreprise, ce fût une année très difficile, marquée par l´inefficacité de l´équipe - dont je suis responsable in fine -, le mécontentement des supporters qui sont l´avenir du Club et le silence de l´actionnaire sur ses options fondamentales. C´est très difficile à gérer. Sur le plan personnel, c´est frustrant de devoir gérer des problèmes aussi épineux que le remplacement de Loïc Amisse avec qui j´avais un lien très fort et que les questions sur l´avenir du personnel quand on est aussi proche de la relégation.
On parle d´un déficit...
Jean-Luc Gripond : C´est juste. Comme tous les ans, nous établissons le budget de la saison à venir sur une dixième place au classement. Nous avons terminé à la 17e place et nous enregistrons donc une perte de l´ordre de 4,5 millions d´euros au terme de la saison 2004-2005. Maintenant, les comptes du FC Nantes Atlantique sont arrêtés au 31 décembre. D´ici là, la perte enregistrée sera limitée voire effacée car nous avons d´autres types de ressources. Cette perte est facilement assumée et assumable. Nous n´avons pas de problème financier. C´est pourquoi, notamment, nous avons choisi de ne pas vendre Jérémy Toulalan.
Qu´est-ce qui vous fait penser que les difficultés de l´an passé ne se répéteront pas cette année ?
Jean-Luc Gripond : L´an passé, il s´agissait surtout d´un problème de timing et de compréhension de l´objectif. Le propriétaire a changé au moment de préparer la nouvelle saison et nous n´obtenions les autorisations d´investissement qu´au fil de l´eau. Cette année, on sait dès le départ à quoi nous avons le droit. Cette nouvelle saison a été préparée avec le coach, avec plus de temps et plus de directives. Nous connaissons les souhaits du coach et les recrutements ont pu être recherchés. Ensuite, le nombre de poste à pourvoir est moins important que l´an passé.
Pour vous, quel est l´avenir du Club ?
Jean-Luc Gripond : C´est un grand club, installé dans l´histoire du football. Il a donc forcément un avenir. Il sera d´autant plus facile de lui donner un bel avenir avec un actionnaire actif, responsable et important. De toute façon, c´est le FC Nantes. Il a donc un bel avenir !
Propos recueillis par F.C.