Pape Diouf a rappelé jeudi que l’OM ferait passer la sécurité de ses supporters à Paris avant tout.
L’OM S’Y EST-IL PRIS TROP TARD ?
«Non», répond fermement Pape Diouf. «Nous ne pouvions pas imaginer ou prévoir que le PSG ne respecterait pas le règlement de la Ligue. Les supporters marseillais sont dans leur droit de demander aujourd’hui 2000 places».
Pape Diouf a ainsi démenti l’argument parisien selon lequel l’OM aurait adressé une demande « hors-délai ». «Il n’y a pas de délai dans les règlements», a-t-il insisté pour l’attribution de l’intégralité du quota de places auquel un club visiteur à droit (5% de la capacité du stade, dans la limite de 2000 places). En n’accédant pas à cette demande, que l’OM a aujourd’hui accepté de réduire de 2000 à 1500 places, le Paris SG va à l’encontre des règlements de la Ligue.
LA SECURITE N’EST PAS ASSUREE
Selon Pape Diouf, «le PSG a commis une deuxième erreur, plus grave encore, en vendant des places naturellement réservées au club visiteur à des supporters parisiens. Ils n’avaient pas le droit de le faire, et ne l’ont fait que pour des raisons strictement commerciales», a-t-il souligné.
Aussi, selon le président marseillais, «la sécurité des fans phocéens n’est pas assurée». D’abord parce que plusieurs centaines d’entre eux pourraient se rendre dans la Capitale sans billet. Ensuite parce que la vente de places dans la partie haute de la tribune visiteurs à des supporters parisiens provoque une proximité dangereuse.
A fortiori en raison du contentieux «historique» entre les deux publics, et du contexte actuel après les nouveaux incidents entre supporters parisiens le week-end dernier en marge de Nantes-PSG.
LES DEMANDES DE L’OM
De fait, l’OM entend toujours obtenir un nombre suffisant de places pour ses supporters, et avoir l’assurance de leur sécurité. Dans le cas contraire, le refus de disputer le match dimanche est toujours d’actualité. «Que vaut le sport devant de potentiels drames humains ? Nous ne sommes pas des guignols. Si nous l’avons dit c’est que nous le pensions. Si nous arrivons à cette extrémité, nous assumerons. Peut-être faut-il un événement fort de ce type pour en finir avec ces situations que nous vivons toujours sans beaucoup de joie, ni de sérénité», a-t-il insisté.
«Dire aujourd’hui c’est 1500 places ou rien ne serait pas sérieux de la part du responsable que je suis», a-t-il toutefois précisé. «Les solutions ne sont pas toujours matérielles. (…) Il s’agit, déjà, que les Parisiens reconnaissent leurs fautes et présentent des excuses. Un effort conséquent doit être fait pour que nous puissions reconsidérer la situation», a-t-il ajouté.
En tout état de cause, les joueurs de l’OM continuaient jeudi après-midi leur préparation. «De toute façon, même si nous ne jouons pas dimanche, il faut continuer de travailler en vue des rencontres de la semaine prochaine contre le Zenit et St Etienne», a répondu Pape Diouf.