Contrairement aux deux clubs les plus titrés du championnat de France (à savoir l’Olympique de Marseille et l’AS Saint-Étienne), Lyon n’est pas une ville de football, loin s’en faut. La froideur de ses habitants, la platitude de ses rues, l’absence de réelle culture footbalistique, tout ceci fait que l’ancienne capitale des Gaules ne sera jamais la nouvelle capitale du foot français.
Lyon la bourgeoise
Jamais une ville n’aura jamais aussi peu méritée de gagner autant de titres de champions de France. Là où la ferveur populaire déferle à Marseille, là où la passion ancestrale du travail bien fait maintient Saint-Etienne, et là où le souvenir des mineurs de fond coule dans les veines des supporters du RC Lens, Lyon dort. Lyon la bourgeoise, Lyon la snob, qui n’a jamais vraiment digérée d’avoir perdu son statut de capital de l’Hexagone au profit de l’ex-Lutèce, et qui par son arrogante attitude, se placerait au-dessus du reste de la plèbe française. Oui mais voilà, ce comportement hautain a coupé dans le vif les bases d’une réelle assise populaire, indispensable à tout soutien indéfectible envers un club de football.
Quatre titres pour rien
Pourtant, gagner quatre fois de suite le championnat aurait du suffire à créer un ersatz d’embryon de commencement de ferveur populaire. Même pas. On se demande vraiment ce que doivent réaliser comme exploit les joueurs pour provoquer une quelconque émulation. Pourtant ce n’est pas faute d’essayer. Des renversements de situation improbables, des raclées mémorables en Coupe d’Europe, rien n’y fait. Les tribunes de Gerland sont aussi animées qu’une séance au Sénat.
Un manque de charisme
Au milieu de ce désastre, Jean-Michel Aulas essaie d’apparaître comme un personnage incontournable du football français, qui cristalliserait l’attention, et exacerberait les passions, tel un Bernard Tapie de la grande époque. Malheureusement, le président lyonnais au pire énerve, au mieux laisse indifférent. Il ferait plutôt penser à un expert-comptable du MEDEF, plutôt qu’à un dirigeant enflammé du monde de ballon rond. A l’image sa ville, efficace mais froid, à des kilomètres de l’exubérance marseillaise ou de la fierté stéphanoise. Finalement, c’est aussi bien comme ça, vu que selon la règle immuable qui veut qu’après une période de domination de 5 ou 6 saison, un club explose en vol. Et dans 2-3 ans, on oubliera ces Lyonnais. Ou alors ils gagnent la Ligue des Champions cette année, et là j’ai l’air d’une buse.
source : lesverts.football.fr
