Suite au licenciement hivernal du Brésilien Vanderley Luxemburgo, beaucoup de noms ont circulé quand à son successeur futur. En effet, nul doute que Perez aura a coeur d´éviter le maintien de Ramon Lopez en poste, ayant déjà fait l´amère experience de la nomination d´un réputé entraîneur adjoint (remember Carlos Queiroz, de Manchester U). D´abord prétendu offert aux Français Deschamps et Le Guen (ce dernier semblant proche des Glasgow Rangers actuellement), ce poste a ensuite vu, suite au maintien jusque Juin de Ramon Lopez une succession de prétendus successeurs.
En effet, les rumeurs vont bon train: Tantôt apprend t´on l´interêt du club du roi pour Arsène Wenger, tantôt nous annonce t´on la signature quasi imminente de Fabio Capello, quand ce n´est pas Mourinho ou encore Irrueta et Deschamps encore que l´on annonce proche. La dernière rumeur en date nous vient du journal espagnol marca, annonçant la possible signature de l´entraîneur des reds rafael Benitez.
Ceci est une succession de grands noms, et nul doute que un de ceux là sera dès Juin à la tête du club Madridiste. La question est cependant désormais de savoir: qui? Chacun à ses qualités, ses défauts, mais tous sont indéniablement d´une qualité inestimable, c´est pourquoi je vous propose un petit récapulatif des 3 principaux candidats.
FABIO CAPELLO: Si on ne devait en retenir qu´un, il est quasi sûr que Cappello serait l´un de ceux qui se détacherait de ce groupe de managers talentueux. Avant tout, Le coach Turinois est un gagneur, un peu à la manière de Puel la défaite le dégoûte, une qualité qui aurait pu être également un défaut si elle n´était pas temperée par la sagesse que lui apporte son experience à ce genre de poste. Faire le bilan de la carrière de cette homme au poste de manager serait la plus belle des éloges pour n´importe quelle personne censée: partout où il passe, la victoire s´instable, et généralement durablement. Cela se constate à la Juve, mais cela c´est vu aussi il y a quelques temps déjà à Milan ou à la Roma, bien terne malgré son récent redressement depuis que le club romain a vu partir son génie. L´avantage de Capello est aussi de connaître la maison: en effet, La victoire est déjà venu s´installer en terre Madrilène grâce à Capello en 1996-1997, année glorieuse en championnat pour le real puisqu´il écrasera la concurrence de sa qualité et triomphera finalement pour accrocher un énième titre à son palmarès. un petit tour et puis s´en va pour Capello, qui ayant accompli son objectif est retourné dans ses terres transalpines. La est justement le point faible de Capello: l´envie. Qu´à t´il à prouver en partant?Pourquoi partirait il du meilleur club du Calcio pour aller vers une équipe où il a déjà tant prouvé?Au final, le poste de coach du real Madrid ne reviendra sans doute pas à Capello pour moi, non pas qu´il ne soit pas un entraîneur de talent, mais parce qu´il n´a pas d´interêt tant personnel que sportif à retourner en Liga...
DIDIER DESCHAMPS: L´ancien leader de la glorieuse géneration 98 Française est tout comme Capello un gagneur. Cette qualité se double cependant chez lui d´une autre vertu bien plus forte: la capacité d´être un meneur d´homme. Capitaine en tant que joueur, et ce quelque soit le club où il évoluait, de Nantes à Valence en passant par la Juve, Deschamps était le chef du vestiaire. Quoi de plus naturel que cette qualité perdure durant sa carrière d´entraîneur. De nature franche, Deschamps ne manquerait sans doute pas d´avoir un ou deux clashes avec les starlettes de l´effectif Madrilène, mais saurait également trouver le compromis idéal dans son effectif pour obtenir une équipe mouillant le maillot. Realiste, Deschamps n´aurait pas d´hésitations à écarter les joueurs les plus connus en cas de mauvaises performances, tel Lacombe avec Rothen et Dhorasoo au PSG. Adepte d´un vestiaire acquis à sa cause, il a néanmoins besoin de se sentir soutenu pour pouvoir être réellement performant. nul doute dès lors que le soutien d´un Zidane très influent à Madrid aiderait fortement l´intronisation de Didier Deschamps. De plus, constater qu´en trois saisons Deschamps a su épurer un effectif Monégasque pourri par des joueurs tels que Simone ou Gallardo pour le rendre harmonieux et l´amener ainsi proche du titre et de la C1 en recréeant un effectif digne des années Henry/Sagnol/Barthez et cie, amenant ainsi à leur apogée des joueurs comme Evra, le tandem Squillaci-Givet, Roma, Giuly ou encore en redressant des joueurs que l´on pensait perdu tels Ibarra ou Bernardi, réussissant même à attirer le mémorable Morientes sur le rocher. Perez ne manquera pas non plus de constater le global déclin de tous ces joueurs après leur départ de Monaco ou celui de Deschamps, ce qui le rendrait ainsi indispensable durant de longues saisons en cas de réussite madrilène. Un précedent historique le porte aussi à la crédibilité: le dernier entraîneur a avoir réussi sur le rocher avant Deschamps est un certain Arsene Wenger...
ARSENE WENGER: Sans aucun doute l´entraîneur Français le plus connu au monde. Qui d´autre que lui aurait pu redresser les Gunners à son arrivée au club au milieu des années 90 en provenance du Japon?Qui aussi aurait pu croire que ce frêle Frenchie réussirait son pari fou de la jeunesse?Qui croyait encore aux Kanu, Vieira, Henry après leur péripéties Italiennes plus que désastreuses?Qui a relancé des joueurs comme Adams ou Keown?Ni plus ni moins qu´Arsene Wenger. Actuellement, Wenger semble peu en réussite au sein du club Londonien, mais ceci n´est qu´une impression: Arsenal est tout simplement au creux d´un fossé générationnel, et doit tourner la page des Vieira, Bergkamp et cie pour se préparer au futur. C´est un retour à la case départ d´un cycle que l´on pourrait estimer à une dizaine d´année, et que constate t´on?Que la recette Wenger n´a pas changé. Kanu s´appelle désormais Adebayor, Vieira s´appelle Diaby ou Flamini, Henry s´appelle Walcott... Et d´ici deux ans, Les gunners écumeront à nouveau les stades Britanniques. Perez, soucieux d´obtenir des résultats immédiat après ce qui sera sans doute sa 4ème année blanche pourrait être réticent à tenter le pari Wenger, mais saura t´il résister à l´attrait que represente une longue période de succès comme le club n´a plus connu depuis la glorieuse époque des temps anciens, nirvana ultime du président Iberique? Peut être pas, car Wenger saurait tirer sans aucun doute beaucoup plus de profits que les derniers entraîneurs, plus enclin à la politique starificatrice de leur supérieur, des jeunes "pavones" du real. Ainsi verrait t´on sans doute bien plus en A les soldado, mejia et autre diogo, s´accompagnant peut être d´autres jeunes que le flair de Wenger aura su débusquer en France ou ailleurs. Autre avantage typique à Wenger: le paternalisme. Ce dernier est en effet de longue date considéré comme un père par ses joueurs, tels que le diront les thuram, Sagnol, Henry ou Vieira, que ce soit à Monaco ou à Arsenal, au sujet de leur cher coach, pourtant bien peu souriant en public. Cela pourrait peut être atténuer la tendance à la vanité de beaucoup de madrilènes actuellement?
Ces 3 entraîneurs correspondent à 3 styles différents. Les 3 principaux dans les stereotypes des coaches, ou l´on pourrait aisément ranger les autres. Chacun part ainsi avec une liste de qualité bien plus grande que celle des défauts, à vous maintenant de déterminer qui à les plus grandes chances...