Lacombe : "Comme des gosses"
AFP - [20/02/2006]
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Quelle hécatombe !
Letizi s´expliqueGuy Lacombe a des mots assez durs envers ses joueurs après leur défaite au Parc des Princes face au Mans (1-0), samedi. L´entraîneur estime notamment que certains "ne se donnent pas suffisamment", déplorant qu´au PSG, "les joueurs qui jouent en équipe, il faut les chercher". Interview !
GUY LACOMBE, vous avez parlé de manque de réussite samedi après votre défaite...
G.L. : On n´a pas de chance mais sûrement qu´on ne mérite pas cette chance-là. On n´a pas pris l´adversaire aussi au sérieux qu´on aurait dû le faire. Il n´y a pas eu suffisamment d´implication pour un match entre deux prétendants à l´Europe. Je suis déçu par rapport au match à Lille (0-0), qui était porteur d´espoir, où on avait réalisé de bonnes choses collectivement. Là, on n´a pas joué en bloc.
Vous parlez de manque d´implication, c´est vrai qu´on a eu l´impression que vos joueurs ont parfois manqué d´envie lors de ce match, c´est aussi votre analyse ?
G.L. : On ne peut pas parler de manque d´envie : il y a certains joueurs qui ne se donnent pas suffisamment, ça c´est sûr, mais la motivation était là. C´est un problème d´implication collective. Je suis déçu qu´il n´y ait pas eu de prise de conscience de la part des joueurs plus tôt. Ils sont un peu comme des gosses : il faut attendre de se brûler pour comprendre le danger. Là, ils se sont bien brûlés.
Vous en voulez à vos joueurs d´avoir craqué comme cela ?
G.L. : Le football est un jeu d´équipe qui se joue à onze. Il faut d´abord jouer en équipe et pour l´équipe. C´est la base de tout. Que les joueurs aient envie d´évoluer ensemble, de gagner ensemble, d´avoir une aventure ensemble. Après seulement la qualité des joueurs fera la différence. Ici, les joueurs qui jouent en équipe, il faut les chercher. Un joueur-phare, ce n´est pas fait pour illuminer mais pour éclairer l´équipe. Je veux des gens concernés. J´ai pris quelques décisions, je vais en prendre d´autres. Mais je ne lâcherai pas.
Cette défaite recèle-t-elle un mal plus profond ?
G.L. : C´est une rechute. Petite ou grosse rechute? Je ne sais pas encore.
Depuis votre arrivée, le Paris SG n´a pris que 9 points sur 24 possibles, les supporteurs ont scandé le nom de Laurent Fournier à la fin du match... Vous attendiez vous à une tâche aussi difficile ?
G.L. : Je savais que ce serait compliqué en arrivant à Paris car le contexte est particulier mais je pensais que ça marcherait plus vite. J´avais plus d´espoir, comme Laurent Fournier certainement. Si on a une prise de conscience à travers ce qui vient de se passer hier, je pense que l´on peut rebondir. J´espère de tout mon coeur que c´est un mal pour un bien.
Jérôme Rothen et Vikash Dhorasoo, que vous avez sortis samedi, sont-ils rentrés chez eux avant la fin du match ?
G.L. : J´ai parlé de ça devant tout le monde, ils étaient là mais tout restera entre nous, c´est de la cuisine interne. Ce sont des joueurs du PSG. Ils doivent d´abord jouer pour leur équipe avant de jouer pour eux et penser à une autre équipe (NDLR: de France et la perspective de la Coupe du monde) sinon ils auront tout faux. Je pense que ce sont deux êtres assez intelligents pour comprendre ça.