Une fin en queue de poisson
Le FC Metz n´a pas pu (su ?) mettre à profit cette 33ème journée de Ligue 1. Battu par Lens sur sa pelouse, le club à la Croix de Lorraine n´est pas pour autant condamné. La réception de Troyes s´annonce cruciale.
Grégory Proment n´en a pas manqué beaucoup. Le voir saisir le ballon pour le placer sur le point de penalty, à la dernière minute de la partie, n´avait rien de surprenant. Le capitaine messin ne s´est jamais défilé devant ce genre de responsabilités. Cette fois, ce n´est pas rentré. La faute à Itandje, surtout, qui en se déployant du bon côté, mit un point d´honneur à son excellente prestation. Cette partie se sera donc jouée sur des penalties, celui du Frau battant Marichez à l´approche de la demi-heure de jeu. Dans le fond, cela n´a rien d´étonnant, surtout au regard du premier acte, dont le faux rythme a lentement plongé Metz dans une dangereuse torpeur, même si la partie avait démarré sur de bonnes bases.
Après un premier quart d´heure équilibré, Lens prit le contrôle des opérations. Une première fois, Borbiconi était intervenu in-extremis sur Cousin; puis Carriere avait eu la bonne idée de manquer, pour une fois, son contrôle orienté en pleine surface (20°). La seconde incursion dans la zone de vérité du petit meneur fut la bonne. Stoppé par un tacle mal maitrisé de Proment, il permit aux "Sang et Or" d´obtenir le penalty que Frau transforma (0-1, 27°). La formation de Joël Muller fut dès lors contrainte, comme face à Monaco puis Rennes, de courir après le score. Son jeu manquant de liant, elle ne parvînt presque jamais à inquiéter le portier artésien. Si l´expulsion du latéral gauche visiteur Assou Ekotto, coupable d´un geste d´humeur sur Ouadah, lui offrit d´avantage d´espace, l´équipe mosellane ne réussit pas à en profiter. Ses principales opportunités vinrent de l´extérieur de la surface : par Ludovic Obraniak, qui s´essaya deux fois à des tentatives lointaines (83° et 88°); et Nasser Ouadah, dont Charles Itandje boxa le coup-franc (86°). Seuls Hervé Tum et Hemza Mihoubi surent se montrer dangereux dans la raquette. Un rendement bien insuffisant pour venir à bout de solides Lensois qui auraient pu doubler la mise via un missile de Diarra que le barre transversale repoussa (80°). Le tort des hommes de Gillot fut de mal gérer les quelques situations de supériorité numérique qui auraient pu leur éviter des sueurs froides.
Comme Rennes quinze jours plus tôt, ils repartent de Saint-Symphorien la victoire en poche. Certes, cela n´arrange pas les affaires de Metz. Et on peut se dire que les Mosellans sont passés à côté de quelque chose, le bas de classement observant un immobilisme qui a seulement échappé à Sochaux, dont le maintien semble acquis. Mais pour son 2 000ème match en Ligue 1, si le FC Metz ne pourra pas sortir de la zone rouge, sa différence de but l´handicapant, il a la possibilité de revenir à hauteur d´un concurrent direct qu´il croyait ne plus jamais revoir, quand celui-ci comptait au plus fort de l´hiver douze points d´avance...