Metz dans le sprint final
La lutte pour le maintien va faire rage durant les six dernières journées de cette saison. Les clubs en difficulté se rencontreront à plusieurs reprises. Grâce à sa victoire en Corse, Metz devrait pouvoir y participer.
L’affaire semblait presque entendue lorsqu’au mois de janvier, Troyes possédait neuf points d’avance sur la zone rouge. Le Club à la Croix de Lorraine, au soir de la 24ème journée, en comptait un total famélique de 14, soit 12 de moins que l’ESTAC. En deux mois, les hommes de Muller ont comblé une partie de leur retard à la faveur de la mauvaise série de ceux de Furland. Ajaccio et Strasbourg se sont également invités au rush final qui pourrait finalement être plus incertain que prévu. Voilà ce qui attend les cinq derniers de la classe.
Troyes
17ème avec 29 points.
Le rétroviseur s’encombre :
Le calendrier et les chiffres sont toujours en faveur de Troyes, à six journées de la fin. Ce qui laisse dubitatif, dans l’Aube, est la série de matches sans victoire que sont en train de réaliser les coéquipiers de Grégory Paisley. La dernière date en effet du 11 janvier (1-0 contre Lille), soit onze rencontres d’affilée sans réussir à prendre les trois points.
Malgré tout, l’ESTAC est en position de force à l’approche de ce sprint final. En plus de bénéficier de quelques précieux points d’avance, elle reçoit trois fois et a la possibilité de se ménager une fin d’exercice tranquille si elle négocie bien le tournant que représente son déplacement à Metz et sa réception d’Ajaccio. Reste à savoir si le onze troyen en a la capacité à l’heure actuelle, ce que ses derniers résultats mettent en doute.
Strasbourg
18ème avec 27 points.
L’espoir et la guigne :
Plus mauvaise équipe, avec Metz, sur la phase aller, le tenant de la Coupe de la Ligue a souvent joué de malchance cette saison. Il possède pourtant un potentiel certain comme en a témoigné son parcours plus qu’honorable en Coupe d’Europe. Avec quatre victoires depuis la trêve, les Alsaciens peuvent encore espérer se sortir de la zone rouge.
Malheureusement, leur calendrier ne semble pas être le plus simple. Jusqu’au verdict final, ils ne rencontreront qu’un seul de leur concurrent, qui n’en sera d’ailleurs peut-être plus un au moment de jouer la partie : Sochaux. La qualité du jeu produit reste toutefois un sérieux argument à mettre au crédit des hommes de Duguépéroux, qui après un début de saison catastrophique, n’ont de toutes façons plus grand chose à perdre.
Metz
19ème avec 26 points
Le miraculé :
Du côté de la Moselle, pouvoir encore songer au maintien à six journées de la fin est déjà un miracle. Qui aurait misé un euro sur le fait que la double réception de Lens et de Troyes aurait un intérêt, fin janvier ? Les hommes de Muller n’avaient pas pris le moindre point lors du premier mois de l’année, ils se sont bien repris par la suite en glanant quelques victoires à l’arrachée qui leur permettent aujourd’hui de considérer comme possible. La défense la plus perméable de l’élite a gagné en solidité depuis le déplacement à Auxerre, malgré deux rechutes à Bordeaux et Lyon, qui ne sont pas les clients les plus compréhensifs du championnat.
Le Club à la Croix de Lorraine peut également faire valoir un état d’esprit et une cohésion retrouvés, des éléments importants dans l’approche psychologique de matches à six points. Et un calendrier à priori favorable avec quatre rencontres à Saint-Symphorien. Bien sûr, compte tenu de son retard sur Troyes, tout peut très vite s’arrêter pour Metz, qui devrait en savoir plus dans deux semaines, à l’issue de son 2 000ème match au sein du plus haut niveau du football français, contre Troyes…
Ajaccio
20ème avec 24 points.
Et si l’énergie du désespoir… :
L’ACA avait pourtant démarré la saison par six matches sans défaite. Mais depuis, la formation corse glisse inexorablement vers le fond du classement. Sa défaite face à Metz le week-end dernier l’a réinstallé dans la peu flatteuse position de lanterne rouge. Avec cinq points de retard sur Troyes, il s’agit de l’équipe en plus mauvaise position dans la course au maintien. Son inefficacité offensive réduit trop souvent à néant les efforts consentis.
Comme Strasbourg, Ajaccio ne recroisera plus sur sa route de concurrents au maintien. Son déplacement à Sochaux ce samedi pourrait sceller son destin tandis qu’il assurerait quasiment son adversaire du maintien. L’espoir peut s’envoler s’évanouir encore plus vite que pour Metz. Il faut pour les hommes de Pasqualetti livrer six matches héroïques afin de poursuivre l’aventure en Ligue 1. Mais n’est-il pas vrai que l’énergie du désespoir transcende parfois l’être humain ?